>>>>Keyshun's blog<<<<

Nostalgique chronique. Romantique idéaliste. Alcoolique mélancolique. Bienvenue dans mon esprit, labyrinthique et tortueux.

13 mai 2007

Des fois, les photos parlent d'elles-même... Vinessa Shaw

Vinessa_Shaw

Posté par Keyshun à 18:25 - Femmes célèbres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Citations (70)

senna13

"On a given day, a given circumstances, you think you have a limit. And you then go for this limit and you touch this limit, and you think "Okay, this is the limit". And so you touch this limit, something happens and you can go a little bit further. With your mind power, your determination, your instinct, and the experience as well, you can fly very high."

Ayrton Senna Da Silva

Posté par Keyshun à 18:04 - Ayrton Senna - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Christianisme (2/3)

christianisme3

Les premières scissions

Même si l'Eglise chrétienne est en plein essor au IVe siècle, elle connaît rapidement des scissions: des différences d'interprétations doctrinales, théologiques, qui seront résolues avec la tenue de conciles (assemblée d'évêques), tels que celui de Nicée, en 325, un concile qui s'oppose à l'arianisme (une doctrine marginale qui nie la nature divine du Christ), et formule le Credo (qui contient les éléments fondamentaux de la foi chrétienne) et le concile de Constantinople, en 381, qui définit le dogme de la Trinité (un seul Dieu en trois personnes: le Père, le Fils et le Saint-Esprit). Au concile d'Ephèse, en 431, c'est le nestorianisme (en Jésus coexisteraient deux personnes distinctes, l'homme et Dieu) qui est condamné, tandis que le concile de Chalcédoine en 541 dit au contraire que Jésus a deux natures (humaine et divine) mêlées en une seule et même personne.

Le schisme de 1054

Plus grave est la rupture qui survient au XIe siècle entre l'Eglise de Rome et celle de Constantinople. En 1014, les théologiens latins ajoutent à la formule du Credo le mot Filioque, qui signifie que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. Or, l'Eglise de Rome tente de récupérer la primauté sur toutes les Eglises, considérant que c'est dans la ville de l'apôtre Pierre (premier évêque de Rome) que doit résider l'unique autorité de l'Eglise, se référant aux paroles du Christ: "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise." (Matthieu, 16, 18)

La rivalité avec l'Eglise d'Orient se manifeste de plus en plus lorsqu'en 1054, le cardinal Humbert (romain) excommunie le patriarche de Constantinople aux motifs que celui-ci a retiré le Filioque du Credo (l'Eglise d'Orient fait émaner le Saint-Esprit uniquement du Père et non aussi du Fils) et que son Eglise s'est écartée du dogme d'origine en autorisant le mariage des clercs et en pratiquant le culte des icônes. Michel Cérulaire, le patriarche, rétorque en lançant à son tour un anathème (excommunication) contre l'Eglise de Rome. A partir de cette date, l'Eglise byzantine, ou "Eglise orthodoxe" ("orthodoxe" signifie "la juste doctrine"), va prendre un chemin différent.

La Réforme

A la suite de l'apparition de la philosophie humaniste et d'une certaine remise en question de l'Eglise catholique, un moine allemand nommé Martin Luther (1483-1546) entre en conflit avec Rome en s'opposant à la pratique des indulgences, qui consiste à racheter son salut par des dons à l'Eglise. Luther propose une nouvelle façon de vivre sa foi chrétienne en se passant des intermédiaires ecclésiastiques et de certains sacrements, tels que la confession. Bien que Luther soit excommunié pour avoir rejeté l'autorité du pape, sa doctrine se répand et prend le nom de protestantisme en 1529, lorsque les princes allemands, séduits par le luthéranisme, protestent contre l'interdiction de s'y convertir. D'autres courants également appelés "protestants" apparaissent comme celui de Jean Calvin (1509-1564), dit "calvinisme", qui parle notamment du salut de l'homme par la prédestination divine, puis celui d'Henri VIII d'Angleterre qui, rompant avec Rome afin de pouvoir divorcer, fonde l'anglicanisme en 1534.

En dépit d'une Contre-Réforme, dont la fondation de la Compagnie de Jésus en 1540 forme un efficace instrument de reconquête catholique en Rhénanie, Pologne ou encore aux Pays-Bas, et au cours de laquelle le Concile de Trente de 1545 à 1563 confirme l'autorité pontificale et les bases dogmatiques du catholicisme, le protestantisme gagne du terrain. Il se répand non seulement en Allemagne et en France, mais aussi en Scandinavie, en Autriche, en Hongrie... Progressivement il sera accepté dans des pays catholiques comme l'Allemagne lors de la paix d'Augsbourg de 1555, ou en France avec l'édit de Nantes de 1598 (parfois après de sanglantes guerres religieuses, dont la tristement célèbre Saint-Barthélémy, en août 1572, où les huguenots français sont massacrés). Toutefois cette tolérance ne sera pas toujours maintenue: en France, la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV en 1698 entraîne l'exil de 300 000 huguenots dans les pays voisins comme la Suisse, l'Allemagne, la Hollande, l'Angleterre ou encore vers l'Amérique.

christianisme2

Posté par Keyshun à 17:38 - Religion - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1