15 octobre 2009
Comme un pavé dans la mare...
La finale homérique de Wimbledon n'aura pas eu des effets positifs pendant bien longtemps. Comme un pavé dans la mare, elle aura provoqué des ondes positives qui ont fini par peu à peu disparaître totalement pour laisser un lac calme et vide de résultats. Depuis le 5 juillet 2009, Andy Roddick a connu une baisse de régime progressive. Elle a d'abord été morale avant d'être physique avec son récent abandon au premier tour du Masters 1000 de Shanghaï face à Stanislas Wawrinka.
L'été avait pourtant bien commencé...
Un mois après Wimbledon, Andy a fait sa rentrée au tournoi de Washington, un ATP 500. Son retour a été très observé car beaucoup pensaient qu'il allait être affecté psychologiquement par sa défaite en finale de Wimbledon. Dans l'immédiat, il a semblé faire taire ses détracteurs en se qualifiant pour la finale du tournoi perdue de justesse face à Juan Martin Del Potro 6/3 5/7 6/7. Une semaine plus tard, il semble même totalement revenu dans le bain avec des victoires sur des joueurs du Top 10 comme Fernando Verdasco (un match titanesque de trois heures remporté 7/6 4/6 7/6) et Novak Djokovic (6/4 7/6) lors du Masters 1000 de Montréal. Mais une nouvelle fois, c'est Juan Martin Del Potro qui mettra fin au parcours de Roddick en demi-finale: 6/4 2/6 5/7 alors que l'Américain s'est offert une balle de match sur le service de l'Argentin dans le troisième set. Ces deux défaites successives face à Del Potro révèlent que d'une part Andy était encore motivé comme jamais, capable de très bien jouer face aux meilleurs mais que d'autre part, ses deux défaites accrochées démontrent que, au niveau mental, il ne semblait pas tout à fait guéri du syndrome Wimbledon.
... avant de vite tourner au cauchemar.
Cela va très vite se confirmer avec deux défaites successives face à des jeunes compatriotes. A Cincinnati, c'est le prometteur Sam Querrey qui a mis fin au parcours d'Andy dès le deuxième tour (6/7 6/7). Une demi-surprise compte tenu de la qualité de jeu du jeune Américain depuis le début de l'été, qui a disputé trois finales en trois tournois au mois de juillet. Face à John Isner, au troisième tour de l'US Open, la désillusion a été plus cruelle en raison des ambitions de Roddick pour son tournoi favori. Le géant américain a produit un match de toute beauté alors qu'Andy semblait un peu en dedans, laissant le plus jeune l'emporter après un match marathon 6/7 3/6 6/3 7/5 6/7. Juste après cette défaite, il devenait clair qu'Andy avait un problème en cette fin de saison. Deux défaites successives face à des joueurs qui ne l'avaient jamais battu auparavant, à chaque fois dans un grand rendez-vous, avaient de quoi inquiéter. Malheureusement, cela s'est très vite confirmé...
Andy Roddick critique la longueur du calendrier ATP
La catastrophe s'est poursuivie lors du premier tournoi de Roddick depuis un mois à Pékin. Battu dès le premier tour (2/6 4/6) par le qualifié Lukas Kubot, 143e joueur mondial, Andy a semblé désemparé sur le terrain. Bien qu'il ait atteint la finale du double avec Mark Knowles, la situation semblait peu à peu s'empirer... Même si on peut excuser cette erreur de parcours par le manque de match. Dès son arrivée à Shanghaï, l'Américain a relancé la polémique sur la longueur du calendrier ATP: "C'est ridicule de penser que dans ce sport professionnel on n'a pas une vraie trêve pour se reposer, retrouver la santé et ensuite s'entraîner. Je ne pense pas que ce soit une coïncidence si Murray et Roger (Federer) sont actuellement un peu blessés et si Rafa (Nadal) a manqué quatre mois au milieu de la saison cette année. J'espère que cette étroitesse de vue n'affectera pas la longueur des carrières." Hasard ou coincidence, il est venu s'ajouter à la liste des blessés dès le lendemain lors de son match face à Wawrinka... Une blessure derrière le genou gauche qui n'a pas encore été diagnostiquée. Espérons qu'elle ne va pas altérer sa fin de saison, il n'avait vraiment pas besoin de cela...
12 août 2009
Andy "McEn"Roddick
Hors des courts, Andy Roddick est un joueur de tennis réputé pour son humour, sa sympathie et sa générosité. Mais lorsqu'il entre sur les courts, il peut devenir une bête sauvage capable de tout dévaster sur son passage... Son adversaire, mais aussi l'arbitre! Lorsqu'on lui manque de respect ou qu'une décision arbitrale est litigieuse, son fair-play disparaît et l'Américain sort de ses gonds, tel John McEnroe, dont les colères sont restées mémorables. Roddick est plus discret que son compatriote mais attention à ne pas se retrouver sur son chemin! Certains apprécieront, d'autres détesteront. Moi j'adore, car cela apporte un peu de folie dans ce monde du tennis aseptisé...
US Open 2001
Première saison complète chez les professionnels pour Andy. Alors qu'il n'a que 19 ans, il a réussi l'exploit de se qualifier pour les quarts de finale de son tournoi favori: l'US Open. Face à Lleyton Hewitt, futur vainqueur du tournoi, la bataille est rude et il faut un cinquième set pour départager les deux hommes. A 5/4 pour Hewitt, Andy sert pour rester dans le match. Lors du premier point, l'arbitre "overrule" une balle qui semblait bonne pour Andy. Le jeune Américain sort de ses gonds et se met, aux bords des larmes, à crier sur l'arbitre. La fin est cruelle puisqu'il perdra ce jeu et le match... Son émotion est très forte lors de l'interview.
Australian Open 2008
Dans une rencontre très tendue face à Philipp Kohlschreiber au troisième tour de l'Australian Open 2008, Andy pète les plombs face à l'arbitre. Réplique culte sur réplique culte! Ma préférée: "Stay at school kids, or you'll end up as umpire!".
Australian Open 2009
Australian Open 2009, demi-finale face à Roger Federer. Andy demande à l'arbitre de répéter un appel qu'il n'a pas bien compris. En revenant à sa chaise, il lui explique comment s'exprimer clairement en l'imitant. Hilarant!!!
Roland Garros 2009
Alors qu'Andy est mal embarqué dans son 1/8e de finale face à Gaël Monfils, il s'en prend à l'arbitre en lui expliquant le problème du manque de luminosité. Alors que Roddick s'explique, on voit Monfils qui passe à côté de l'Américain en souriant de manière narquoise. Malheureusement pour lui, cela n'a pas échappé à l'attention de l'Américain... qui le lui fait remarquer. C'est marrant mais tout de suite, Monfils sourit beaucoup moins!
26 juillet 2009
Citation (93)
~"We're human. We're not Cyborgs. You know, at that point, like everything else, there's two options: you lay down or you keep going. The second option sounded better to me."~
Andy Roddick, s'exprimant sur la perte du second set en finale de Wimbledon.
21 juillet 2009
Persévérance ne rime pas avec Histoire
La finale de Wimbledon 2009 a connu un scénario incroyable et inattendu, pour ne pas dire irréaliste. La rencontre a opposé deux joueurs aux destins croisés mais dont les attentes étaient différentes. D'un côté, Roger Federer, alias Mr Histoire, qui voyait au terme de cette rencontre la possibilité de devenir le meilleur joueur de tous les temps; il était le grandissime favori de la finale. De l'autre, Andy Roddick, alias Mr Persévérance, qui, malgré les défaites successives face à Federer, notamment en finale de Grand Chelem, n'a jamais baissé les bras et a toujours continué à travailler pour rester au top de la hiérarchie; il était l'outsider, celui que l'on ne voyait pas capable de prendre plus d'une manche au King Federer. Deux destins différents mais un seul objectif: la victoire...
Roddick renaît sur le gazon londonien
Au début de leur collaboration, Larry Stefanki et Andy Roddick s'était fixé deux objectifs: Wimbledon et l'US Open. Les résultats sont pourtant arrivés un peu plus vite que prévu puisqu'Andy s'était déjà qualifié pour les demi-finales de l'Open d'Australie, notamment en battant Novak Djokovic. Après une bonne saison sur dur où Andy a notamment remporté le tournoi de Madrid et a à nouveau battu Djokovic à Indian Wells, Roddick a réalisé une bonne saison de terre battue mais qui aurait pu être encore meilleure s'il n'avait pas raté son rendez-vous avec Gaël Monfils en 1/8e de finale à Roland Garros. Sur gazon, il était clair que Roddick était particulièrement désireux d'être performant. Après deux belles victoires face à Hewitt et Karlovic au Queen's, sa préparation a malheureusement été écourtée en raison d'une blessure à la cheville. Mais dès le début de Wimbledon, Andy s'est montré à la hauteur de l'évènement dès les premiers matchs. Malgré quelques réglages à effectuer, Roddick a su élever son niveau de jeu quand il le fallait face à, respectivement, Jérémy Chardy (6/3 7/6 4/6 6/3), Igor Kunitsyn (6/4 6/2 3/6 6/2), Jurgen Melzer (7/6 7/6 4/6 6/3) et Tomas Berdych (7/6 6/4 6/3) pour se hisser en quart de finale.
Andy se hisse en finale avec le coeur!
Face à son vieux rival Lleyton Hewitt, tombeur de Juan Martin Del Potro au second tour, Andy s'attend à un match particulièrement difficile: "Cela va être un combat. Lleyton ne va rien lâcher. Il n'a pas vraiment de points faibles. Il est assez solide des deux côtés. Il volleye très bien. Ca va etre un match difficile." Il ne va pas être déçu. Les deux anciens numéro un mondiaux vont offrir un spectacle de toute beauté au cours d'un match particulièrement accroché. Si Roddick semble un peu au dessus en prenant à chaque fois la tête en remportant les premier et troisième set, Hewitt revient à chaque fois à la charge en égalisant à une puis à deux manches partout. Les mauvais souvenirs de son quart de finale perdu face à Richard Gasquet ici en 2007 commencent à peu à peu revenir dans l'esprit de l'Américain, qui sauve une balle de break décisive au début du cinquième set. Plus fort mentalement et physiquement, Andy réalise le break au moment opportun et s'envole vers la victoire. Au terme d'un match très long remporté en cinq manches (6/3 6/7 7/6 4/6 6/4), Roddick peut se montrer particulièrement satisfait puisqu'il a atteint un très beau niveau de jeu pendant toute la rencontre.
C'est maintenant l'idole de la nation britannique, Andy Murray, qui se dresse entre Roddick et la finale de Wimbledon. Un clash très attendu qui sent la poudre. Lorsqu'un journaliste demande à Roddick ce que cela lui fait d'être l'outsider dans ce match, il répond: "C'est très bien comme cela." Battre Andy Murray chez lui, alors qu'il est soutenu par un public déchaîné, semble être mission impossible pour bon nombre d'observateurs. C'est vraiment très mal connaître Andy Roddick: "Lorsqu'ils crieront Allez Andy, je n'aurais qu'à imaginer qu'ils s'adressent à moi!" Lors de cette rencontre au sommet, Roddick va nous offrir un sensationnel jeu d'attaque avec 59 points marqués sur 78 montées au filet! Prenant très vite les devants en remportant la première manche, l'Américain va par la suite subir un retour en forme de l'Ecossais lors de la seconde manche. Le moment clef du match se trouve dans le premier jeu de la troisième manche, où Roddick a dû sauver trois balles de break d'affilée. Dès lors, il a repris sa marche en avant pour gagner les deux sets suivants. Score final: 6/4 4/6 7/6 7/6 en 3h50 de jeu. Vraiment impressionnant compte tenu du contexte, Andy Roddick s'est montré très ému à la fin du match: "C'est un rêve! L'année dernière, après avoir joué ici (et perdu au second tour ndlr), j'ai connu des semaines très difficiles. Je me demandais si je devais continuer à jouer au tennis. Brook a réussi à trouver les mots qu'il faut pour que je poursuive. Elle m'a offert un surcroît de motivation."
Une fin cruelle
Au moment où les joueurs ont fait leur entrée sur le terrain pour la grande finale de Wimbledon 2009, quasiment tout le monde donnait Roger Federer archi-favori et le voyait prendre son rendez-vous avec l'Histoire en remportant son 15e titre du Grand Chelem. Aucun chiffre n'était en faveur d'Andy Roddick: il est mené 19-2 dans ses confrontations face au Suisse, dont trois défaites à Wimbledon et deux fois en finale (2004-2005). Oui mais ces gens-là n'ont pas dû voir Roddick jouer face à Murray. Ces gens-là n'ont pas dû constater les immenses progrès que l'Américain a fait ces dernières années en revers et à la vollée. Ces gens-là ont donc dû être extrêmement surpris de voir Federer mené à la baguette par un Roddick flamboyant pendant deux sets. Jusque 6 points à 2 dans le tie-break, Andy suprend en survolant la rencontre. Et là, la peur de gagner rattrape l'Américain qui se met à moins attaquer et à réaliser de grosses fautes. Il perd la seconde manche puis la troisième. Lors du quatrième set, Roddick se reprend et breake Federer avant de remporter le set. Le match va donc se jouer dans un cinquième set décisif! A partir de 5/4 pour Federer, Andy se montre extrêmement solide au service pour survivre dans cette rencontre. A 8/8, il s'offre deux balles de break synonymes de balles de match. Federer les sauve avec deux grosses premières balles. Ce petit jeu dure jusqu'à 15/14 pour Federer. Andy Roddick, moins frais physiquement que le Suisse après toutes ces rencontres accrochées, finit par capituler...
Ce cinquième set est le plus long joué lors d'une finale de Grand Chelem. Si c'est Federer qui l'a emporté, Roddick est très loin d'avoir démérité, car rappelons qu'un match d'anthologie se construit à deux. Même si les deux joueurs méritaient de gagner, le sport peut parfois se montrer bien cruel... L'émotion a été trop lourde pour Andy qui a failli fondre en larmes au moment de son interview: "Désolé Pete... J'ai tout essayé. a-t-il déclaré en s'adressant à Pete Sampras, invité pour l'évènement. J'espère qu'un jour mon nom figuera sur le liste des vainqueurs de ce tournoi." Qui osera dire qu'il ne le mérite pas? Après avoir offert plus qu'une simple résistance au joueur suisse et après tous les efforts consentis depuis des années afin de travailler encore et toujours pour rester au top et jouer des finales de Grand Chelem, il le mérite amplement! Si cette fois, c'est Federer qui avait rendez-vous avec son destin, on ose espérer qu'un jour, le destin n'oubliera pas Andy. Même si la défaite sera particulièrement dure à accepter, on sait que Roddick a une force de caractère telle qu'il va lever la tête et repartir au combat, tel un obstiné, pour remporter à nouveau un titre du Grand Chelem. Une persévérance qui fait de lui un très grand champion... Tu peux être très fier de toi Andy! Merci de nous faire autant vibrer.
26 juin 2009
Andy Roddick branché à Twitter!
http://twitter.com/andyroddick
Andy Roddick ne sera sans doute jamais le meilleur joueur de l'Histoire. Il n'aura sans doute jamais un palmarès à la Federer ou à la Sampras. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il fait partie des personnalités les plus charismatiques du circuit actuel par son humour, son courage et sa générosité. Plus que son jeu tout puissance qui fait de lui un des meilleurs joueurs actuels, c'est sa personnalité atypique qui le démarque des autres joueurs. Il est aussi un des rares qui apprécient d'être très proche de ses fans, en correspondant quasiment directement avec eux. Cela fait plusieurs années qu'il écrit des messages "blog" sur son site Internet officiel. L'année dernière, il a créé sa fiche sur Facebook, la mettant à jour régulièrement mais il a vite laissé tomber. Cette année, c'est sur Twitter qu'il vient de s'inscrire et où il tient au courant ses fans de ses déplacements ou fait partager ses passions. Une proximité qui nous fait oublier qu'il s'agit d'une célébrité!
Connecté avec sa femme Brooklyn Decker ainsi que d'autres joueurs de tennis tels que Jim Courier, Andy Murray ou Sam Querrey, Andy nous fait partager avec beaucoup d'humour une partie de son intimité. Quelques morceaux choisis: "Le mec qui est à côté de moi dans l'avion ne peut pas s'empêcher de se racler la gorge toutes les dix secondes." Ou: "La seule chose en anglais qui passe à la télé (alors qu'il était à Madrid) sont des vieux épisodes du Prince du Bel-Air qui datent de 1992. Toujours amusant cependant!" Andy parle aussi beaucoup de musique, nous faisant partager sa passion pour Dave Matthews Band ou Kings of Leon... ou la mort récente de Michael Jackson. Lorsqu'on lit son Twitter, Andy Roddick n'est plus seulement le joueur de tennis archi-célèbre, mais il devient une sorte d'ami dans une relation virtuelle assez étrange. C'est un peu voyeuriste mais c'est quand même lui qui décide ce qu'il met en ligne sur son Twitter. Et pour un fan, c'est incroyable et passionnant!
04 juin 2009
Cauchemar dans la nuit de Roland Garros
Andy Roddick a connu une campagne de terre battue assez étrange. S'il a quasiment obtenu les performances que l'on attendait de lui (un match accroché contre une grosse tête de série à Roland Garros aurait clairement été le bienvenu), on ne peut pas s'empêcher d'avoir un goût amer après sa lourde défaite face à Gaël Monfils en huitième de finale de Roland Garros. Et pourtant, l'Américain n'a pas été ridicule toute au long de cette saison de terre battue, contrairement à ce que bon nombre d'experts attendaient. Explications...
Une rentrée extrêmement tardive
Alors que Rafael Nadal, Roger Federer et consorts disputaient au moins trois tournois sur terre, Andy avait un programme particulièrement allégé cette saison puisqu'il n'a pris part qu'au tournoi de Madrid, disputé à la mi-mai. Le mois d'avril a été réservé à l'entraînment et à son mariage (et voyage de noces) avec Brooklyn Decker, sa fiancée depuis plus d'un an. Une rentrée qui s'est avérée très difficile puisqu'il lui a fallu plus de deux heures pour se débarasser de l'Allemand Tommy Haas au premier tour tout en sauvant deux balles de match! Mené 6/1 et 6 points à 5 puis 7 points à 6 dans le tie-break, Roddick est passé tout proche de la correctionnelle. Il a sauvé chacune des balles de match avec une force de caractère impressionnante et une prise de risque maximale avant de se diriger vers la victoire! Ouf... Après avoir bénéficié du forfait de Nikolay Davydenko, Andy s'est retrouvé propulsé en quart de finale face à Roger Federer. Un match qui faisait figure de test grandeur nature des capacités de l'Américain sur la surface ocre. Cela a été un très gros match, Roddick menant la vie dure au futur vainqueur du tournoi.
Après une première manche serrée où Federer a réussi un break au bon moment pour s'octroyer la première manche 7/5, Andy a lâché ses coups dans la seconde. Tout d'abord en remportant un jeu où il était mal embarqué à 4/4, en devant sauver deux balles de break qui s'apparentaient à deux balles de match tant le Suisse était solide au service. Puis au tie-break, alors qu'il était mené 3-0, il a réussi à marquer 5 points d'affilée dont un, sublime, où, après de longs échanges passés à défendre, il a lâché un coup droit gagnant monstrueux à 174 km/h! Après le gain de cette manche 7/6, Roddick a semblé émoussé au troisième set où il a laissé Roger l'emporter 6/1. Il est seul joueur à avoir pris une manche au génie suisse durant le tournoi. Pas mal pour un joueur dont c'était seulement le deuxième match disputé sur terre cette saison! Cela laissait présager une belle performance à Roland Garros.
Andy Roddick fuse en huitième de finale!
Comme chaque année, Andy a des ambitions limitées lorsqu'il arrive à Roland Garros. Il ne s'attend pas à gagner ou même à disputer la finale. L'Américain est humble: "Je sais qu'à Roland Garros, il y a un plafond pour moi par rapport aux autres tournois, en ce qui concerne mon jeu, l'organisation de mon jeu, les limites que je m'impose, notamment pour mon style de jeu. Mais j'aimerais bien atteindre la deuxième semaine. C'est un objectif réalisable, je pense." Il faut rappeler que la meilleure performance de Roddick à Roland Garros reste un troisième tour lors de sa première apparition dans ce tournoi, en 2001. Il n'a jamais réussi depuis à atteindre de nouveau ce stade... accumulant déception sur déception. Cette année, motivé comme jamais et malgré une préparation sur terre écourtée, Andy a fait le travail au cours de ses trois premiers tours. Romain Jouan (6/2 6/4 6/2), Ivo Minar (6/2 6/2 7/6) et Marc Gicquel (6/1 6/4 6/4) en ont fait les frais. Andy a précisé qu'il appréciait particulièrement les conditions lorsqu'il faisait ensoleillé, chaud et sec car la terre battue était particulièrement légère et les balles giclaient ainsi facilement, favorisant ses effets au service.
Roddick à Monfils: "Tu n'as pas besoin d'être aussi arrogant!"
Quand Andy Roddick et Gaël Monfils entrent sur le court Suzanne Lenglen pour leur huitième de finale, il est déjà 19h45 et le soleil est quasiment en train de se coucher. La terre battue est froide et lourde et avantagera donc moins Roddick que prévu. Le public s'est déplacé en masse pour assister au dernier match de la journée, désertant totalement le court Philippe Chatrier. Sur le papier, le match sentait la poudre. Il va plus ressembler à un gros pétard mouillé. Le premier set est assez serré. Dans une stratégie attentiste, Roddick laisse Monfils faire le jeu. Et cela paie évidemment pour le Français, qui remporte la première manche 6/4. Incapable de mettre en place sa stratégie, l'Américain n'arrive pas à empêcher Monfils d'aligner les coups gagnants avec une facilité déconcertante alors que lui enchaîne les fautes directes. Très vite mené 5/2 dans la seconde manche, et au comble de la frustration, il pète les plombs au changement de côté, demandant l'arrêt du match en raison de l'obscurité.
Il s'en prend de manière virulente à l'arbitre qui refuse d'arrêter le match. Comme on peut le voir sur la photo de gauche, Gaël Monfils a un petit sourire narquois vers son clan au moment où il passe à côté de Roddick. Il lance même à Roger Rasheed, son entraîneur: "Je vais le défoncer". Malheureusement pour lui, cela n'a pas échappé à l'Américain qui, au moment de rejoindre le terrain, lui lance en criant: "YOU DON'T HAVE TO BE THAT COCKY!" Passablement énervé, Andy balance tous ses coups et, malheureusement, le match. Très vite mené 2/0 0-40 dans le troisième set, Roddick a un sursaut d'orgueil, sauvant les trois balles de break et en débreakant dans la foulée! Mais à 2/2, Andy réalise un nouveau jeu catastrophique offrant le break à Monfils avec quatre fautes directes. Visiblement gêné de manière sporadique par le manque de luminosité, il laisse tomber le match. Le score de ce match décevant: 6/4 6/2 6/3 pour Monfils, qui aura pleinement mérité sa victoire malgré son attitude provocante.
Quel dommage! Ce match a été cauchemardesque pour Andy Roddick qui n'a pas su mettre sa stratégie offensive en place. Calmé, il s'explique en conférence de presse: Je suis frustré, c'est clair. Frustré par les conditions météo et par le manque d'exécution de mes coups. Les conditions météo, on s'en fiche. Le fait qu'il n'y ait pas de luminosité, on s’en fout aussi." Cependant, il a tenu à mettre en avant les qualités de Gaël Monfils: C'était difficile pour moi aujourd’hui. Je pense que c'est le meilleur athlète que nous ayons vu. Il a une couverture de terrain remarquable. Pendant de nombreux points, j'avais un coup d'approche, je ne pouvais parfois pas volleyer parce qu'il était meilleur, tout simplement.". Il a fini en soulignant le fait qu'il est assez satisfait de son tournoi: De toute façon, je ne vais pas penser très longtemps à ce match. Je vais me concentrer sur la saison sur gazon qui va s'ouvrir. Je suis très content d'avoir atteint la deuxième semaine ici. Je ne vais pas me torturer les méninges suite à ce match."
Maintenant place au gazon!
02 juin 2009
Des fois, les photos parlent d'elles-mêmes... Brooklyn Decker (2)
10 avril 2009
Andy Roddick a misé double à Indian Wells
Andy Roddick a poursuivi sur sa lancée du début d'année lors des Masters 1000 d'Indian Wells et Miami en réalisant de nouvelles bonnes performances, preuves de sa constance. Cependant, il a une nouvelle fois fait preuve de ses difficultés face aux tous meilleurs du circuit avec une nouvelle défaite face au n°1 Rafael Nadal en demi d'Indian Wells et surtout face au n°2 Roger Federer en quart de finale de Miami. Au cours des deux matchs, Andy a réellement eu ses chances et on peut déplorer qu'il n'ait pas réussi à concrétiser des occasions aux moments-clefs... Mais le résultat le plus surprenant est sans doute la victoire en double à Indian Wells avec son pote de toujours Mardy Fish!
La marche Nadal est encore trop haute.
Après deux tours de mise en jambes face à Daniel Koeller (6/1 7/6) et Nicolas Kiefer (6/4 7/6), les choses sérieuses ont commencé en 1/8e finale face à David Ferrer pour Andy. L'Espagnol est un joueur qui a toujours dérangé Roddick, le battant quatre fois sur six. Cette fois-ci, l'Américain ne s'en est pas laissé compter et est entré la tête haute dans la bagarre, offrant un match somptueux aux spectateurs. Après un combat de plus de 2h30, il a finalement eu le dernier mot en l'emportant 7/6 3/6 6/3. Avant de rencontrer Novak Djokovic en quarts, Andy a été interviewé sur la relation qu'il entretient avec le Serbe, mettant en terme aux rumeurs de haine: "Nous en avons discuté. Sommes-nous les meilleurs amis du monde? Probablement pas. Mais nous nous respectons mutuellement et c'est ce qui compte."
Et pourtant, il n'y a pas eu de match entre les deux joueurs. Complètement hors du coup, Djokovic a semblé très vite marquer le pas face à un Roddick très concentré. Le Serbe a décrit ce match comme étant "le pire de sa carrière". Au vu de sa concentration et de son niveau de jeu, on ne peut pas le contredire. Andy prend ainsi la tête dans ses confrontations face à Novak, menant 3-2. En demi-finale, face à Rafael Nadal, Roddick a pu mesurer l'écart qui le sépare encore du top de la hiérarchie. Sur une surface (dure mais assez lente) favorisant le jeu de l'Espagnol, Andy n'a jamais été très loin. Un seul jeu de service raté et c'est la première manche qui s'envole, 6/4. Au cours du second set, par deux fois Nadal breake Andy et semble filer vers la victoire et par deux fois l'Américain refait tout de suite son retour, dont une fois au moment où l'Espagnol servait pour le match. Finalement, il rend les armes dans le tie-break alors qu'il avait réalisé le mini-break en premier... Un coup d'accélérateur de la part de Rafa et le match est bouclé 6/4 7/6. Bilan en conférence de presse: "Le rencontrer sur une surface relativement lente n'est jamais une partie de plaisir. Quand le court est un peu plus rapide, vous êtes récompensés lorsque vous frappez une balle à travers le court. Je suis tout de même content de ma semaine. J'ai battu Ferrer et Djokovic sur un court assez lent et je ne suis pas sûr que j'en aurais été capable l'année dernière. Je continue à m'améliorer."
La paire Roddick/Fish s'impose en double!
Andy Roddick participe rarement aux tournois de double. Cette fois, c'est Mardy Fish qui a réussi à le convaincre de s'aligner avec lui. Ils avaient déjà remporté ensemble le tournoi de Houston en 2002. Deux autres titres complétaient le palmarès de Roddick en double: Delray Beach en 2001 et Indianapolis en 2006. Fish venait lui de remporter le tournoi de Memphis quelques semaines auparavant. Les compères ont facilement tracé leur route jusqu'à la finale en s'imposant à chaque fois en deux manches: que ce soit face à la paire Simon/Chardy (6/3 6/4), Llodra/Stepanek (6/4 7/6), Del Potro/Nalbandian (6/1 6/1) ou Gasquet/Wawrinka (6/4 7/6). En finale, face à la paire Mirnyi/Ram cela a été bien plus compliqué... Visiblement fatigué après sa demi-finale de simple disputée quelques heures auparavant, Andy s'est largement laissé guider par Fish. Très vite mené 6/3 1/0, les Américains réagissent en remportant le deuxième set 6/1. Dans le super tie-break, ils sauvent trois balles de match avant de s'imposer 14-12! Pour résumer la physionomie du match, Roddick ironisera en conférence de presse: "Je pouvais bien porter Mardy sur mon dos pendant cinq secondes à la fin du match, car lui m'a soutenu pendant trois sets!"
Miami: le mur Federer encore et toujours. Et pourtant...
Après un premier tour exécuté face à Junqueira (6/1 6/1) puis un second tour plus disputé face à Tursunov (7/6 6/2), Andy avait rendez-vous avec Gaël Monfils en 1/8e de finale. A la façon d'un David Ferrer, Monfils est un joueur très délicat à manoeuvrer et avant le début de l'année 2009, il menait trois à une dans ses confrontations face à Roddick. Après une victoire remarquable en demi-finale du tournoi de Doha au mois de janvier, Andy a refait un peu de son retard. A Miami, on ne pouvait pas savoir à quoi s'attendre, bien que Monfils n'ait pas semblé être dans une forme exceptionnelle au début de la tournée américaine. Surtout que c'est lui qui a vite pris les rênes du match, en servant pour le set à 6/5. Comme face à Nadal à Indian Wells, Roddick ne lâche pas le morceau, débreake et remporte la première manche au tie-break! Marqué, Monfils s'écroule dans la seconde manche, remportée logiquement par Andy, qui boucle ainsi le match (7/6 6/4). Un an exactement après sa victoire face à Federer au même stade de la compétition, ce sera donc de grandes retrouvailles pour Roddick.
Le match était pourtant bien mal engagé... Double breaké dans la première manche, Andy a laissé filer le set (6/3) face à un Federer flamboyant. Jusqu'au milieu de la seconde manche, moment où Roddick sauve brillamment trois balles de break d'affilée (il était mené 0-40). C'est un moment-clef car l'Américain se met alors à lâcher ses coups et remporte le set (6/4). Il continue sur sa lancée au début du troisième set en s'offrant deux balles de break sur le service du Suisse. C'est la situation inverse de la seconde manche car, après les avoir sauvées, Federer s'est dirigé vers la victoire sur sa première balle de match. Après le match, Roddick regrettera le côté chanceux de la victoire du Suisse: "Il a eu un certain nombre de bandes du filet en sa faveur aux moments importants du match: une pour sauver une des deux balles de break et une autre qui lui a offert cette balle de match. Mais ça a été une belle bataille" Et pourtant, Andy n'a pas été si loin de remporter une bien belle victoire. Mais une nouvelle fois, face aux tous meilleurs (et particulièrement face à Federer), Andy a tendance à ne pas jouer pleinement. Il aura cela à améliorer dans les prochains mois, s'il tient à ajouter un nouveau titre du Grand Chelem à son palmarès...
14 mars 2009
Roddick a quelque chose en lui de Tennessee...
A peine deux semaines après sa bonne performance australienne, Andy Roddick a repris le chemin des courts dès le 9 février pour un mois qui s'annonçait particulièrement chargé entre les tournois de San José (tenant du titre), Memphis, Dubaï (tenant du titre) et le premier tour de la Coupe Davis face à la Suisse. Une période qui lui avait particulièrement bien réussi l'année dernière lorsqu'il avait battu Nadal et Djokovic avant de s'imposer au tournoi prestige de Dubaï. Cette année, elle aura été un peu moins spectaculaire.
Andy s'impose dans la patrie du King!
Après avoir perdu son titre de San José en demi-finale face à Radek Stepanek (6/3 6/7 4/6), Roddick a remis le couvert dès la semaine suivante à Memphis, deuxième tournoi à 500 points de l'année après Rotterdam. Face à ses compatriotes, il a fait un véritable festival en sortant Robby Ginepri (6/2 6/3) et Sam Querrey (6/4 3/6 6/3). Auparavant, c'était le tenant du titre Steve Darcis qui est tombé sous les coups de boutoir du cannonier américain (7/6 6/2). Son vieux rival Lleyton Hewitt lui a offert plus qu'une simple résistance en demi-finale mais c'est Andy qui est sorti vainqueur de ce duel entre anciens n°1 mondiaux après être passé à quelques points de la défaite (2/6 7/6 6/4). Il s'est ainsi offert la possibilité de prendre sa revanche face à Radek Stepanek en finale. Au cours d'un match accroché, Roddick a réussi à faire la différence à la fin de chaque set pour s'imposer 7/5 7/5. Il s'agit du deuxième titre de l'Américain à Memphis après celui de 2002 remporté face à James Blake. Il avait par la suite échoué deux fois en finale: en 2003 face à Taylor Dent et en 2007 face à Tommy Haas.
Roddick déclare forfait à Dubaï pour des raisons morales
L'année dernière, Andy avait fait très fort en remportant le tournoi prestige de Dubaï et avait donc un gros coup à jouer cette année, avec surtout beaucoup de points à défendre. Mais une affaire inhabituelle a secoué le monde du tennis une semaine avant le début du tournoi masculin. La semaine précédente, la joueuse israélienne Shahar Peer n'était pas parvenue à obtenir un visa pour le tournoi féminin de Dubaï, auquel elle était inscrite. Les dirigeants du pays ont affirmé avoir agi de la sorte afin d'éviter des débordements de violence, les Émirats Arabes Unis étant majoritairement pro-palestiniens. Bien qu'il avait gros à perdre, l'Américain a décidé de boycotter le tournoi: "Je n'étais vraiment pas d'accord avec ce qui s'est passé là-bas, a-t-il affirmé. Je ne pense pas que mélanger la politique et le sport soit la meilleure des choses." Un peu de courage politique qui ne fait pas de mal en ces temps de constante désillusion au niveau mondial. Il faut noter que Federer et Nadal avaient aussi déclaré forfaits mais pour cause de blessure. Andy a été le seul à parler de boycott.
Les Etats-Unis se qualifient pour les quarts de finale de la Coupe Davis
La rencontre du premier tour face à la Suisse s'annonçait très piégeuse en raison de la présence de Roger Federer au sein de leur effectif. Blessé au dos, le n°2 mondial a été obligé de déclarer forfait. Face à l'équipe américaine au grand complet (Roddick, Blake et les frères Bryan), les chances de la Suisse semblaient dès lors bien minces, bien que l'on pouvait toujours attendre un exploit surprise de Stanislas Wawrinka. Il a d'ailleurs apporté le premier point à la Suisse en battant James Blake lors du premier simple. Mais le feu d'artifice suisse n'a pas duré longtemps car Andy et les frères Bryan ont vite remis les pendules à l'heure. Roddick s'est imposé face au modeste Chiudinelli en trois manches, tandis que les Bryan ont remporté le double face à la paire Wawrinka/Allegro en quatre manches. C'est A-Rod qui a plié l'affaire en s'imposant face à Wawrinka à nouveau en trois manches, remportant ainsi son 31ème succès en Coupe Davis, ce qui fait de lui le deuxième joueur le plus capé des Etats-Unis derrière John Mcenroe et ses 42 victoires. En quart de finale, les Américains affronteront au mois de juillet les Croates en Croatie, possiblement sur terre battue d'après les rumeurs. La rencontre s'annonce tendue car les Etats-Unis n'ont jamais battu la Croatie en deux confrontations!
12 février 2009
Andy Roddick fait attention à son physique!
Après avoir passé plusieurs mois à être blessé la saison dernière, Andy Roddick a réalisé un intense travail de préparation physique durant l'hiver. Sous la houlette de son nouvel entraîneur, Larry Stefanki, il a décidé de se donner les moyens de ses ambitions. A 26 ans, il sait qu'il ne lui reste que quelques années devant lui et surtout que ça ne sera que grâce à une motivation exemplaire qu'il arrivera à réaliser un nouveau coup d'éclat. A l'heure où nous étions en train de manger du foie gras, du saumon fumé et autre dinde aux marrons, Andy était en train de réaliser un important travail foncier, tout en suivant un régime draconien. Résultat: l'Américain s'est vu allégé de sept kilos pour atteindre un poids qu'il n'avait plus atteint depuis 2003. Stefanki et Roddick avaient prévu ensemble de travailler le physique avant d'adapter le jeu du cannonier américain vers l'attaque. Les premiers résultats confirment qu'ils sont sur la bonne voie.
Une finale dès le premier tournoi
Andy Roddick avait cette année décidé de commencer sa saison lors du tournoi de Doha, à partir du 5 janvier. Cela ne lui était plus arrivé depuis 2004 de commencer aussi tôt, année où il avait perdu au second tour. Rafael Nadal, Roger Federer et Andy Murray étaient au rendez-vous cette année. Roddick a ainsi vu la possibilité de se frotter directement aux meilleurs tout en déclarant: "Chaque année, l'Open d'Australie réserve son lot de surprises. Ce sont les joueurs les mieux préparés physiquement qui font de bons résultats là-bas." Le tournoi a été un succès pour l'Américain puisqu'elle atteint la finale, perdue face à Andy Murray en deux manches 6/4 6/2. Murray étant injouable à cette époque de l'année, on retiendra surtout la victoire référence de l'Américain face à Gaël Monfils, qui venait de faire tomber Nadal en quarts, après un combat de trois sets: 7/6 3/6 6/3. Auteur d'un jeu d'attaquant inspiré, Andy pouvait ainsi envisager l'Open d'Australie sous les meilleurs auspices!
Roddick fait "exploser" Djokovic pour atteindre les demi-finales!
L'Open d'Australie 2009 a été marquée par une vague de chaleur sans précédent en Australie, la température atteignant régulièrement et facilement 35° en pleine après-midi. Cela a été une excellente opportunité pour l'Américain de constater si son travail de cet hiver serait payant ou non. Il l'a clairement été! Je n'avais jamais vu un Roddick aussi vif et rapide lors de ses déplacements. Le bonus est d'autant plus important que l'Américain n'a rien perdu de sa puissance légendaire, que ce soit au service, en coup droit ou en revers. De plus, il a montré de bonnes aptitudes pour le jeu à la vollée et on peut ainsi penser que l'association avec Stefanki est en train de porter ses fruits. Après avoir battu Rehnquist, Malisse, Santoro et Robredo, Andy Roddick s'est qualifié pour son cinquième quart de finale australien.
Oui mais avant de rencontrer Djokovic, le tenant du titre, il fallait faire attention à une statistique intéressante: toutes les années impaires depuis 2003, Roddick a toujours atteint les demi-finales (2003, 2005 et 2007)! Le match a été programmé sur le court central en milieu d'après-midi. En sachant que la vague de chaleur était toujours aussi intense, les conditions de jeu s'annonçaient particulièrement difficile. Le spectacle a été au rendez-vous pendant deux sets. Un peu en recul, Roddick laissait Djokovic faire le jeu en début de match avant de mettre un coup d'accélérateur au milieu du deuxième set et de prendre d'assaut le filet. Continuant sur sa lancée, il a fini par faire plier le Serbe, victime d'un coup de chaud, qui a choisi d'abandonner alors qu'il était mené 6/7 6/4 6/2 2/1. Dommage car il a ainsi fait passer la victoire d'Andy au second plan. Mais comme chacun sait, ce n'est pas la première fois que Djokovic abandonne! Il est même particulièrement coutumier du fait. Toujours est-il que cette victoire est la revanche du quart de l'US Open 2008 pour Andy Roddick, qui a semblé très ému à la fin de la rencontre même s'il a été déçu ne pas pouvoir mener sa victoire à son terme. Une nouvelle victoire référence qui démontre ses progrès au niveau de la condition physique car là où le Serbe semblait épuisé à chaque changement de côté, Roddick était impressionnement fringant.
Oui mais en demi-finale, c'était Roger Federer qui se présentait face à l'Américain. Une autre paire de manches! Même s'il a été très présent physiquement, Roddick n'a jamais été en capacité d'inquiéter le Maître, tout en contrôle pendant les trois manches 6/2 7/5 7/5. Pire, Andy a semblé vouloir tout simplement survivre au fil de la rencontre. Pour battre Federer ce jour-là, qui jouait de manière quasi parfaite (70% de première balles, 50 coups gagnants pour 15 fautes directes), il fallait ne commettre aucune erreur. Là où Andy a rendu une copie qui aurait suffi à battre n'importe quel autre joueur du Top 20 (30 coups gagnants pour 13 fautes directes), il a commis des petites erreurs aux moments clé qui auraient pu faire la différence. Mais pas contre le Federer de ce jour-là, qui semblait avoir retrouvé un niveau de jeu à la hauteur de son talent...

































