10 novembre 2009
Star Wars: trilogie I
Episode V: L'Empire contre-attaque
Episode VI: Le Retour du Jedi
Synopsis:
"Il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine... La guerre civile fait rage entre l'Empire galactique et l'Alliance rebelle. Capturée par les troupes de choc de l'Empereur menées par le sombre et impitoyable Dark Vador, la princesse Leia Organa dissimule les plans de l'Etoile Noire, une station spatiale invulnérable, à son droïde R2-D2 avec pour mission de les remettre au Jedi Obi-Wan Kenobi. Accompagné de son fidèle compagnon, le droïde de protocole C-3PO, R2-D2 s'échoue sur la planète Tatooine et termine sa quête chez le jeune Luke Skywalker. Rêvant de devenir pilote mais confiné aux travaux de la ferme, ce dernier se lance à la recherche de ce mystérieux Obi-Wan Kenobi, devenu ermite au coeur des montagnes désertiques de Tatooine..."
1977, 1980 et 1983. Etats-Unis. Genre: Science-fiction, aventure, fantastique. Réalisé par George Lucas. Avec Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher, Alec Guinness, Anthony Daniels, Kenny Baker, David Prowse...
"Que la force soit avec toi" ou "Je suis ton père Luke"... des phrases devenues cultissimes dont tout le monde sait que l'origine est la première trilogie de Star Wars, comme le langage particulier de Yoda. Cette première saga est passée dans la postérité comme un chef d'oeuvre cinématographique pour l'époque. Je ne suis pas un fan de la première heure qui connait tous les dialogues par coeur mais je ne peux que m'incliner devant les effets spéciaux, impressionnants pour l'époque.
Les sabre-lasers, les poursuites entre navettes spatiales, les petits cris de R2-D2, les bruits mécaniques de la marche de Z6PO, la respiration de Dark Vador... ont bercé mon enfance. George Lucas a réussi à créer en images un univers cohérent avec des décors impressionnants, des créatures au physique et au langage particulier. Aujourd'hui, Star Wars est un véritable empire. Ses multiples produits dérivés, sa deuxième trilogie et ses très nombreux fans à travers le monde ont généré des profits énormes pour George Lucas, lui qui avait hypothéqué sa maison pour la réalisation du premier opus.
Le héros de la première trilogie est Luke Skywalker mais à mes yeux, le véritable personnage principal est Dark Vador. Mystérieux avec son masque et son système respiratoire, cruel puisqu'il n'hésite pas à exécuter ses propres hommes, extrêmement fort de manière physique et mentale; il est le personnage qui intrigue le plus. Le chevalier Jedi Anakin Skywalker, le père de Luke, s'est transformé en machine du mal le jour où il a pris son identité Sith, Dark Vador. Dans cette trilogie, on observe la réaction de Dark Vador face à son fils et on constate qu'il n'est pas totalement indifférent à cette rencontre, le menant même à sa rédemption finale.
19 octobre 2009
Yes Man
"Carl Allen est au point mort. No future... jusqu'au jour où il s'inscrit à un programme de développement personnel basé sur une idée toute simple : dire oui à tout ! Carl découvre avec éblouissement le pouvoir magique du "Yes", et voit sa vie professionnelle et amoureuse bouleversée du jour au lendemain : une promotion inattendue, une nouvelle petite amie... Mais il découvrira bientôt que le mieux peut être l'ennemi du bien, et que toutes les occasions ne sont pas bonnes à prendre..."
(allocine.fr)
2009. Etats-Unis. Genre: Comédie. Réalisé par Peyton Reed. Avec Jim Carrey, Zooey Deschanel, Bradley Cooper, John Michael Higgins, Rhys Darby, Donny Masterson...
Yes Man est l'adaptation d'un livre écrit par le journaliste britannique, Danny Wallace, résultat d'une drôle d'expérience qu'il fit durant six ans, après avoir été plaquée par sa petite amie: répondre "oui" à toutes les questions qui lui étaient posées. Ici, le concept est exagéré bien sûr afin de créer des situations comiques, mais je dois bien dire que ce film a créé en moi un écho à un moment où j'en avais bien besoin. Coïncidence ou non, il s'agit du même genre de situation dans laquelle s'est retrouvé le journaliste Danny Wallace. Situation qui appelait une reconstruction identitaire. J'ai appris à m'ouvrir en disant oui et en acceptant d'être moins soucieux et/ou méfiant. Je pense que je ne me suis jamais senti aussi vivant! Le oui a eu sur moi un pouvoir dont je ne pouvais pas imaginer la portée il y a plusieurs mois.
Je pense que c'est en très grande partie pour cela que j'ai apprécié ce film. C'est Jim Carrey qui en parle le mieux: "Parfois, dire non revient à dire oui à quelque chose de mieux. Mais, parfois, cela revient à un simple rejet, qui vous éloigne des autres. À vous de choisir ce qui vous convient le mieux, mais dites-vous bien qu'on regrette rarement les choses auxquelles on a dit oui. Alors qu'on regrette le plus souvent celles qu'on aura laissées passer." Cependant, il ne faut attendre de Yes Man qu'il soit un film philosophique, cela reste avant tout une comédie. Les fans de Jim Carrey apprécieront, les autres sans doute moins. Mais il n'est jamais trop tard pour devenir fan! Yes Man est une très bonne façon de commencer...
03 octobre 2009
Les Goonies
"Astoria est une modeste et paisible cité portuaire de la Côte Ouest. Trop paisible au gré de ses jeunes habitants... "Il ne se passe jamais rien ici", soupira un jour l'un d'eux, mélancolique. Mickey Walsh, treize ans, venait de prononcer une de ces phrases fatidiques qui annoncent parfois les aventures les plus étranges, les plus folles et les plus amusantes."
(allociné.fr)
1985. Etats-Unis. Genre: Aventure, Comédie. Réalisé par Richard Donner. Avec Sean Astin, Josh Brolin, Corey Feldman, Jeff Cohen, Jonathan Ke Quan, Martha Plimpton, Kerri Green, John Matuszak, Robert Davi, Anne Ramsey...
Les Goonies est un des films mettant en scène des enfants les plus célèbres au monde. Adapté d'un script de Steven Spielberg, le film est même devenu une référence culturelle certaine. Dans la récente série The OC (Newport Beach), Seth Cohen (alias Adam Brody) y fait constamment référence, parlant même de ce film comme un chef d'oeuvre.
Il faut dire que ce film a tout pour plaire aux enfants: une histoire de carte au trésor, un groupe de copains charismatiques et soudés, un premier béguin amoureux et... surtout, le personnage de Choco qui a toujours la réplique qu'il faut quand il faut pour faire rire. Véritable plaisanterie sur pattes, il reste un des éléments les plus marquants du film.
Il a été question d'une suite, longtemps attendue par les fans du premier. Richard Donner a dit qu'il avait été intéressé par un scénario et que Spielberg était derrière lui, mais en 2004 plusieurs acteurs du premier volet ont fait savoir que la société de production Warner Bros n'était pas intéressée. On peut cependant se dire qu'une suite n'est pas vraiment utile, le premier opus étant déjà mythique.
15 septembre 2009
Tueurs Nés
"Mickey et Mallory Knox forment un couple détonnant : jeunes et éperdument amoureux l'un de l'autre, ils sont également les assassins les plus sauvages de la société américaine. Tenant la police en échec, ils deviennent grâce aux médias des figures populaires dont ne cessent de parler la radio, la presse et surtout, la télévision. Leur heure de gloire va permettre d'écrire une nouvelle page sanglante de l'Amérique…"
(commeaucinema.com)
1994. Etats-Unis. Genre: Drame, Policier. Réalisé par Oliver Stone. Avec Woody Harrelson, Juliette Lewis, Tommy Lee Jones, Robert Downey Jr, Tom Sizemore...
Tueurs Nés est un film complètement décalé, qui n'a rien à voir avec ce que peut offrir d'habitude Oliver Stone. Sur un scénario de Quentin Tarantino (qui, en désaccord avec la version du script revisité par Stone, a refusé la paternité du scénario final), le réalisateur nous entraîne dans une course poursuite effrenée entre deux tueurs de sang froid et la police. Tuant tout ce qu'ils croisent sur leur route ou presque, ils tournent la police en ridicule et sont parfois même assez sympathiques, voir comiques.
Le film tente en filigrane de montrer comment les médias décrivent les actes criminels de manière sensationnelle mais également le fait que de nombreux tueurs en série ont été élevés au rang de stars par les journalistes. Cependant, le film a été surtout critiqué à sa sortie pour sa violence visuelle et verbale, bien que le réalisateur affirme que celle-ci est consciemment exagérée. Il a été fait de nombreux parallèles entre l'Affaire Rey-Maupin et Tueurs nés : Oliver Stone les aurait inspiré puisqu'une affiche de son film aurait été retrouvée dans la maison où logeait le couple. Les policiers en charge de l'enquête ont affirmé que cette affiche ne se trouvait pas dans l'enceinte de la maison lorsqu'ils l'ont fouillée. Elle aurait été rajoutée a posteriori.
Tout au long du film, Oliver Stone mêle images de films classiques avec flash-backs, images bandes dessinées et visions stroboscopiques. Les personnages sont déjantés mais charismatiques et intelligents dans leur folie... Le film est un voyage dans un monde étrange et inimaginable où la violence est reine. Au premier abord, le film ne laisse pas intact. Avec le recul, on comprend que c'est une critique de la violence généralisée surmédiatisée, de la brutalisation de la société et du goût du sang, tellement ignoble mais que l'on aime voir couler, par (mauvaise) habitude...
02 septembre 2009
Y a-t-il un flic pour sauver la reine?
"Le lieutenant Frank Drebin est le "Monsieur Catastrophe" de la police de Los Angeles: il est l'auteur de tant de bourdes et de scandales que ses supérieurs hiérarchiques s'apprêtent à le licencier. C'est ce moment que choisit la reine d'Angleterre pour arriver à Los Angeles. Debrin, ayant appris qu'un malfaiteur, Ludwig, est en train d'ourdir un diabolique complot contre celle-ci, persuade son supérieur de lui donner une dernière chance pour se réhabiliter: sauver la reine..."
(allocine.fr)
1989. Etats-Unis. Genre: Comédie. Réalisé par David Zucker. Avec Leslie Nielsen, George Kennedy, Priscilla Presley, O.J. Simpson, Ricardo Montalban...
Y a-t-il un flic pour sauver la reine? est un film culte parmi les films cultes et plus précisément, un des rares films comiques qui me fait autant rire. Rediffusé tous les ans (ou quasi) durant les années 1990, on a fini par connaître par coeur toutes les frasques et répliques de l'impayable Frank Drebin, alias Leslie Nielsen. Toujours en décalage et en train d'enchaîner les boulettes, il réussit pourtant toujours à mener à bien ses missions. Il faut noter que ce film fait partie d'une saga comprenant aussi les films Y a-t-il un flic pour sauver le président? et Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood?. Cependant Y a-t-il un flic pour sauver la reine? est de très loin le meilleur opus.
Drebin : Et vous ? Vous êtes venus ici pour avoir une histoire à sensation hein ? Des photos de moi que vous vendrez a vous canards merdeux !
Ed : Frank !
Franck : Oui je suis Superman hein ! L’homme de l’année bien sûr ! Mais est-ce que vous vous rendez compte qu’un héros peut-être…déchiré !!
Ed : Frank ! Le mec qu’ils attendent c’est pas toi ! Tu as voyagé avec une vedette du Top 10.
Homme de main : Drebin ?
Drebin : Oui, c’est moi, je suis là !
Homme de main : J’ai un message pour vous de la part de Monsieur Ludwig [il commence à tirer sur Drebin] le voila en main propre, sale flicard !
Drebin : Désolé, j’ai pas entendu, soyez gentil, ne tirez pas en parlant !
Drebin : Nordberg, c’est moi, Frank. Qui t’a mis dans cet état là ?
Nordberg : I... Love You
Drebin : ... Moi, je t’aime aussi Nordberg... Où tu étais ?
Nordberg : Un ba-… un bateau !
Drebin : Très bien, Nordberg, un bateau. Dès que tu iras mieux, parole, on ira tous les deux faire de la voile, on fera une croisière cet été si tu veux.
Nordberg : Non, de la drogue !
Drebin : Infirmière, mais qu’est ce que vous faites ? Dépêchez vous, voyons, une piqûre, il souffre le martyre, un peu de drogue, vite !
Nordberg : Noooon, de l’héroïne, de l’héroïne, Frank !
Drebin : Nordberg, là tu pousses trop loin… Je vais t’en trouver mais il faut me donner deux ou trois jours…
23 juillet 2009
La Haine
"Au lendemain d'émeutes dans la cité des Muguets à Chanteloup-les-Vignes (78) faisant suite à la bavure d'un inspecteur du commissariat qui avait sévèrement blessé un jeune habitant, Abdel Ichaha, lors d'une garde à vue deux jours plus tôt. Trois jeunes amis Vinz, Saïd et Hubert, qui traînent leur ennui et leurs frustrations, vont vivre la journée la plus importante de leur vie, car aujourd'hui, ils ne sont plus trois mais quatre: Vinz a trouvé le revolver qu'un policier a perdu lors des émeutes."
(allocine.fr)
1995. France. Genre: Drame. Réalisé par Matthieu Kassovitz. Avec Vincent Cassel, Hubert Koundé, Saïd Taghmaoui, Benoît Magimel, Edouard Montoute, Vincent Lindon, Karin Viard, Matthieu Kassovitz...
La Haine est un film qui a provoqué une controverse en France en raison de son portrait de la brutalité policière. C'est Matthieu Kassovitz qui en parle le mieux: "J’ai fait ce film avec la conviction que la violence policière de l’époque devait être dénoncée et montrée du doigt, mais aussi disséquée pour comprendre quels en sont les rouages. Ce film a fait le tour du monde car il représente un problème international. J’en suis fier et je remercie tous ceux qui y ont participé."
Bien servi par un trio d'acteurs extrêmement talentueux (avec un Vincent Cassel complètement fou!), La Haine nous fait passer une journée dans une cité. Tourné en noir en blanc et avec de longues scènes qui nous font totalement entrer dans le film, la Haine, après son visionnage, ne nous laisse pas intact. On apprend à connaître les personnages. On apprend à les apprécier. On apprend à avoir la haine lorsque la fin du film retentit, telle un dérapage émotionnel mal contrôlé. La Haine est une petite perle cinématographique toujours d'actualité que l'on peut regarder comme un documentaire, tant il semble réaliste.
Voici une citation de Hubert, incarné par Hubert Koundé, celle qui est caractéristique du film: "C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ici tout va bien... Jusqu’ici tout va bien... Jusqu’ici tout va bien. » Mais l’important, c’est pas la chute. C’est l’atterrissage."
Ca frappe.
09 juin 2009
L'Etudiante
"Valentine prépare avec acharnement son agrégation, l'aboutissement de 5 années d'études difficiles. Elle ne dispose donc pas de loisirs et doit beaucoup travailler. Elle va cependant tomber amoureuse d'Edouard, un jeune musicien..."
(allociné.fr)
1988. France. Genre: Comédie, Romance. Réalisé par Claude Pinoteau. Avec Sophie Marceau, Vincent Lindon, Elisabeth Vitali, Jean-Claude Leguay, Elena Pompei, Roberto Attias, Birgitte Chamarande...
durée: 1h43
Ce n'est pas que je sois devenu un grand fan des films à l'eau de rose, mais L'Etudiante est un film qui m'a particulièrement marqué lors de mon premier visionnage. Romance, déchirement et comédie sont au menu de ce film réalisé par Claude Pinoteau. Il est d'ailleurs très régulièrement assimilé à La Boum 3 car il s'agit d'une nouvelle collaboration entre le réalisateur de cette "duologie" culte du début des années 1980 et la belle Sophie Marceau. Ici Vic est devenue Valentine, étudiante en lettre classiques qui prépare son passage à l'AGREG. Cependant, comme dans La Boum 1 et 2, elle incarne ici un personnage qui a le même âge qu'elle dans la vie réelle. C'est comme si Sophie Marceau grandissait au fil de ses films en collaboration avec Claude Pinoteau.
Le grand point fort de ce film c'est l'ambiance qui est tout à fait remarquable. Entre la bibliothèque et les amphithéâtres de la Sorbonne et Avignon en passant par le centre George Pompidou et Dijon, L'Etudiante nous fait voyager à travers la France de la fin des années 1980. On peut regretter un certain nombre de moments "gnan-gnan" typiques de ce genre de film mais sur le fond, L'Etudiante m'a fait rêver. C'es le pouvoir de l'amour qui s'exprime tout au long du film, au travers d'une relation fortuite qui devient une très belle histoire d'amour. L'émotion est particulièrement intense. Il est bien servi par un duo d'acteur particulièrement charmant, entre une Sophie Marceau angélique incarnant une Valentine au caractère bien trempé et un Vincent Lindon excellent dans son rôle d'un Edouard maladroit et rêveur.
17 mai 2009
Dikkenek
"JC et Stef sont des amis d'enfance. Inséparables. JC est LE dikkenek belge, un donneur de leçon à cinq balles, un moralisateur, un tombeur de minettes, bref une grande gueule intégrale, coiffé comme un peigne.
Stef est tout le contraire. Il cherche le Grand Amour, mais vu qu'il ne bouge pas de son lit, il va avoir du mal à trouver.
JC lui explique donc la méthode : faire un sans-faute du point A jusqu'au point G."
(allocine.fr)
2006. Belgique, France. Genre: Comédie. Réalisé par Olivier Van Hoofstadt. Avec Jean-Luc Couchard, Mélanie Laurent, François Damiens, Marion Cotillard, Dominique Pinon, Florence Foresti, Jérémie Rénier, Marie Kremer...
Dikkenek est un film très spécial, pour ne pas dire étrange. Alors qu'il dispose d'un casting exceptionnel, le scénario est un peu décousu. Mais la grande qualité de Dikkenek c'est que s'enchaînent à un rythme effréné réplique culte sur réplique culte, ce qui permet de faire oublier les quelques lacunes du scénario. Porté par un François Damiens (le génialissime François L'embrouille) admirable dans son rôle de l'affreux Claudy Focan, "general marketing manager superviser" des abattoirs d'Anderlecht, le film passe de situation cocasse en situation cocasse sans prendre le temps de souffler. Et sans prendre de gants non plus.
Explosive, déjantée voir décalée sont les meilleurs adjectifs pour décrire l'ambiance qui règne dans cette comédie à nulle autre pareille. Violent et absurde dans ses situations et ses dialogues, le réalisateur de Dikkenek a joué à fond et avec succès la carte de l'originalité. Bien que les critiques aient été particulièrement mitigées au moment de la sortie du film, ce dernier a très bien marché lors de sa sortie en DVD et les meilleurs moments du film tournent en boucle sur Internet. Pour la qualité du casting (vraiment impressionnante pour un film à petit budget et décalé comme celui-ci) et pour le culte des répliques, ce film est à voir au moins une fois.
Mes deux moments préférés:
(Cliquer sur les vidéos pour les agrandir)
18 avril 2009
Je suis une légende
"Robert Neville était un savant de haut niveau et de réputation mondiale, mais il en aurait fallu plus pour stopper les ravages de cet incurable et terrifiant virus d'origine humaine. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd'hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre... Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d'autres survivants. Nul n'a encore répondu.
2007. Etats-Unis. Réalisé par Francis Lawrence. Genre: Science-fiction. Avec Will Smith, Alice Braga, Charlie Tahan, Salli Richardson...
Block-buster de la fin d'année 2007, Je suis une légende (bien que le titre ne soit pas vraiment porteur) est un petit chef d'oeuvre. Dans le décor monstrueux d'un New York dépeuplé, détruit (le Pont de Brooklyn en est le symbole) et envahi par la nature (la scène de la chasse du début est magique), le film nous propose un scénario catastrophe particulièrement réaliste, car il touche aux progrès de la génétique et leurs effets sur l'être humain.
Quelque peu différent de l'ouvrage référence de Richard Matheson paru en 1954, le contenu du film version 2007 a été actualisé. Ainsi, ce n'est plus une pandémie qui est à l'origine de la catastrophe mais la découverte d'un traitement miraculeux contre le cancer. L'action ne se déroule plus à Los Angeles mais à New York, car l'effet de destruction y était encore plus impressionnant. Et la date ne se situe plus entre 1975 et 1978 mais entre 2009 et 2012 pour satisfaire le soucis d'actualisation des faits.
Sous différents aspects, ce film est très spécial pour moi. Tout d'abord grâce au Bob Marley revival, de nombreuses chansons du reggae rasta étant présentes sur la bande originale, ce qui offre au film une atmosphère toute particulière. En plus de l'atmosphère musicale, je dirais que l'atmosphère visuelle est elle aussi un des gros points forts du film. Entre illusion chaotique et paradis désertique, voir Will Smith (d'ailleurs excellent dans son rôle solitaire) se promener dans un vide silencieux est tout simplement hallucinant! Enfin, Je suis une légende est un film à part à mes yeux car il reste l'emblême inoubliable du début d'une relation.
23 mars 2009
Slumdog Millionaire
"Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de Qui veut gagner des millions? Il n'est plus qu'à une question de la victoire lorsque la police l'arrête sur un soupçon de tricherie.
Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d'où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu'il a perdue.
Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d'une émission de télévision? La réponse ne fait pas partie du jeu mais elle est passionnante."
2009. Grande-Bretagne, Etats-Unis. Genre: Comédie dramatique Réalisé par Danny Boyle. Avec Dev Patel, Mia Drake, Freida Pinto, Anil Kapoor, Irfan Khan, Madhur Mittal...
Slumdog Millionaire est le "très" gros succès cinématographique de ce début d'année. Vainqueur de huit Oscars (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario adapté, meilleure photographie, meilleur montage, meilleur son, meilleure musique et meilleure chanson) lors de la dernière cérémonie, il a été dans le même temps acclamé de fort belle manière par le public. Bien qu'il soit sorti depuis déjà deux mois, le nombre d'entrées ne flanche quasiment pas.
Mais est-ce que c'est vraiment une surprise? Au vu de la qualité du scénario et de la réalisation génialissime de Danny Boyle, je serais tenté de dire non. Il avait déjà tous les ingrédients pour être un bon film mais son originalité scénaristique (mêlant à la perfection humour et drames) et la qualité de sa bande originale (largement saluée aux Oscars) en font un véritable chef d'oeuvre. La fougue et la jeunesse du casting (Dev Patel en tête) ainsi que le voyage dans une Inde colorée ne font que rajouter de l'intérêt pour ce film unique.
Cependant, ma grande déception a été d'apprendre que ce film n'était pas indien. Je ne savais quasiment rien de lui avant d'aller le voir, si ce n'est qu'il avait remporté un franc succès lors de la cérémonie des Oscars. Les critiques sont d'ailleurs virulentes en Inde: "si Slumdog Millionaire a pu être salué comme « le premier chef-d'œuvre de la mondialisation » par le critique de cinéma du Wall Street Journal Joe Morgenstern, le film a reçu un accueil plutôt mitigé en Inde : salles à moitié vides, remarques peu amènes qui y voient une « Inde imaginée par les Blancs »". (wikipedia)
Il s'agit du seul point relativement noir de ce chef d'oeuvre à voir absolument!

































