19 mars 2009
La sociologie du couple
"Jamais les ruptures conjugales n'ont été aussi nombreuses, et jamais le couple n'a été autant célébré sur l'autel des valeurs contemporaines. Contradiction ? Nullement. C'est justement parce que l'on attend beaucoup du couple qu'il est devenu si difficile à construire. Aujourd'hui, on ne se satisfait plus d'un demi-bonheur. Ce qui hier encore allait de soi est désormais systématiquement mis en question.
Ce livre fait le point sur les différents aspects de la vie en couple. Il nous permet de connaître les mystères du fonctionnement conjugal à l'heure où, depuis une génération au moins, celui-ci évolue très rapidement. Amour, choix du conjoint, étapes du cycle conjugal, gestion de l'insatisfaction et des attentes réciproques, rôles féminins et masculins : les nouvelles règles de la vie à deux."
Je viens de lire ce livre car je me suis récemment rendu compte que le couple pouvait être un véritable sujet d'étude. Réunissant une foule de données sociologiques et d'études réalisées sur le sujet, Jean-Claude Kaufmann, l'auteur, a réussi à répondre à certaines de mes questions. Voici quelques morceaux choisis.
-Amour et individu:
"Comment devenir le plus authentique soi tout en vivant à deux, intensément à deux? [...] Le sentiment amoureux est lié à la construction de l'identité personnelle. [...] L'élan passionnel fixe l'identité sur un objet, la stabilisant ainsi, et la personne aimée renforce en retour le travail personnel de construction de soi. [...] Plus encore: l'autre peut vous révéler tel que vous n'auriez pas même imaginé être."
-La formation du couple:
"L'idéalisation du couple est à l'origine de sa fragilité, le rendant plus complexe à construire. [...] Les jeunes dans leur majorité entrent désormais progressivement en couple, à petits pas. [...] La légéreté conjugale a en fait deux fonctions: freiner l'intégration pour permettre que soient progressivement définies par chacun les positions les mieux adaptées, et évaluer la faisabilité de l'accord, donc pouvoir aisément se retirer. [...] L'important est d'être libre, de respirer à pleins poumons, de prolonger et prolonger encore la jeunesse. L'angoisse est de s'enfermer trop vite dans l'existence installée, de limiter l'horizon, de rater d'autres bonheurs possibles. [...] Chacun hésite donc à trop s'engager, et prend garde à ne pas se laisser saisir tout entier quand une histoire commence."
-Le cycle conjugal:
"Il s'agit non seulement de décider si nous sommes faits pour telle union mais si cette union nous fait tels que nous souhaitons être. [...] Le temps de la jeunesse est aussi l'occasion de décisions majeures dans la reformulation identitaire. [...] Lorsque l'élan des débuts s'affaiblit, les deux partenaires commencent à marquer des seuils à ne pas dépasser, à construire et à défendre des espaces personnels, à s'échapper dans des pensées intimes, des projets propres: l'individu refait surface. [...] Il suffit pour cela de sortir de la définition répétitive de soi par le passé incorporé et de laisser ouverte la possibilité d'une identification nouvelle, d'un avenir différent."
-Vivre à deux:
"Dès la première rencontre, le problème est de définir une règle de troc: l'un et l'autre sont plus particulièrement en attente de certains biens et services. [...] Les partenaires ne peuvent guère avoir conscience que la reformulation identitaire mutuelle transforme en capital ce qui n'était en eux qu'une ressource potentielle. [...] La différence devient problématique lorsqu'elle se traduit en opposition d'intérêts personnels entre partenaires, en divergences sur le projet conjugal ou en agacement ressenti dans les grincements du quotidien. [...] La déception peut néanmoins être combattue par des efforts pour revivifier la relation. [...] Le couple peut se briser à cause de petites scènes de ménage mal contrôlées."
14 février 2009
Juste un regard
"Et si votre vie n'était qu'un vaste mensonge ? Si l'homme que vous avez épousé il y a dix ans n'était pas celui que vous croyez ? Si tout votre univers s'effondrait brutalement. Pour Grace Lawson, il a suffi d'un seul regard sur une photo vieille de vingt ans pour comprendre que son existence est une terrible imposture. Cette photo représente cinq jeunes garçons et filles parmi lesquels elle reconnaît son mari, Jack. Lorsqu'elle le montre à ce dernier, il nie être ce garçon. La nuit suivante, il s'empare de la photo et, sans un mot d'explication, disparaît pour ne plus revenir. Grace demande l'aide de la police, en vain, et se trouve confrontée au versant obscur de la vie de l'homme qu'elle croyait connaître... Mais le cauchemar ne fait que commencer..."
Harlan Coben est un des auteurs de thriller les plus réputés depuis quelques années (il a été rendu célèbre par son roman Ne le dis à personne, qui a été adapté au cinéma). Je n'ai commencé que très récemment à m'intéresser à son oeuvre après que quelqu'un m'en ait parlé et je dois dire que je ne suis absolument pas déçu. Car il n'est pas surnommé le "Maître de vos nuits blanches" pour rien. Harlan Coben sait subtilement mêler intrigue policière et psychologie poussée de ses personnages. On ne s'intègre pas uniquement à une histoire lorsque on lit les premiers lignes de son roman, on ouvre une porte vers un nouveau monde et il est très difficile de fermer le livre une fois ce dernier commencé. Juste un regard en est un frappant exemple. En mêlant les points de vue des différents protagonistes du roman, Coben arrive à donner à son texte une grande profondeur et à multiplier les sources d'inspiration scénaristique. Cela donne un texte passionnant et impressionnant.
26 janvier 2009
L'Etranger
"Condamné à mort, Meursault. Sur une plage algérienne, il a tué un Arabe. À cause du soleil, dira-t-il, parce qu'il faisait chaud. On n'en tirera rien d'autre. Rien ne le fera plus réagir : ni l'annonce de sa condamnation, ni la mort de sa mère, ni les paroles du prêtre avant la fin. Comme si, sur cette plage, il avait soudain eu la révélation de l'universelle équivalence du tout et du rien. La conscience de n'être sur la terre qu'en sursis, d'une mort qui, quoi qu'il arrive, arrivera, sans espoir de salut. Et comment être autre chose qu'indifférent à tout après ça ?
Étranger sur la terre, étranger à lui-même, Meursault le bien nommé pose les questions qui deviendront un leitmotiv dans l'oeuvre de Camus. De La Peste à La Chute, mais aussi dans ses pièces et dans ses essais, celui qui allait devenir Prix Nobel de littérature en 1957 ne cessera de s'interroger sur le sens de l'existence. Sa mort violente en 1960 contribua quelque peu à rendre mythique ce maître à penser de toute une génération."
(Karla Manuele)
Je ne suis pas un très grand littéraire et je n'ai pas lu tous les classiques existants. Cependant, j'aimerais revenir de manière très humble sur ce livre (c'est à dire sans faire d'étude car je ne pense pas avoir les connaissances suffisantes en littérature pour le faire) qui avait marqué ma lecture lorsque j'étais en classe de seconde. Le livre n'est pas très long et rédigé de manière simple, sans fioriture, en allant droit à la description des décors et des sentiments. Dès les premières pages, on est intrigué par ce personnage qui arrive à rester stoïque et désinvolte face à la vie et ses différentes déclinaisons (la mort, le travail, l'amitié, la prison, le désir...). Soit c'est un personnage qui arrive à vivre les choses avec une distance exceptionnelle. Soit c'est un personnage d'une clairvoyance et d'un pessimisme inaltérables, même face à l'amour ou à la tristesse (comme le décrit Karla Manuele dans son analyse). Un écrit de génie.
08 mai 2008
Jack Kerouac, "Sur la route"
"Un gars de l'Ouest, de la race solitaire, tel était Dean. Ma tante avait beau me mettre en garde contre les histoires que j'aurais avec lui, j'allais entendre l'appel d'une vie neuve, voir un horizon neuf, me fier à tout ça en pleine jeunesse; et si je devais avoir quelques ennuis, si même Dean devait ne plus vouloir de moi pour copain et me laisser tomber, comme il le ferait plus tard, crevant de faim sur un trottoir ou sur un lit d'hôpital, qu'est-ce que cela pouvait me foutre?... Quelque part sur le chemin je savais qu'il y aurait des filles, des visions, tout, quoi; quelque part sur le chemin on me tendrait la perle rare."
Sur la route (On the road en version original) est le roman le plus connu de l'écrivain américain Jack Kerouac. Sorti en 1957, il a révolutionné le monde de l'écriture de la fin des années 50 en étant une source d'inspiration pour la "beat generation" qui signifie en attente de révélation. C'est une sorte de récit autobiographique où Kerouac (Sal Paradise) raconte sa vie sur la route en compagnie de ses compagnons "beat": Neal Cassidy (Dean Moriarty), Allen Ginsberg (Carlo Marx) et William Burroughs (Old Bull Lee).
Je ne suis pas un grand lecteur mais je dois bien dire que ce livre est sacrément exceptionnel. Jack Kerouac s'étend dans de longues descriptions du paysage américain d'Est en Ouest puis d'Ouest en Est, exprimant de manière très réaliste les différents décors des Etats-Unis. A côté de ceci il y a le récit des aventures vécues aux côtés de Dean Moriarty, un personnage déjanté à la philosophie de vie très particulière. Et puis bien sûr, sur la route il y a les filles, les potes et les grands moments de réflexion. C'est une ode au voyage qui donne envie de prendre ses clics et ses clacs et se tailler loin, très très loin...
10 février 2008
Pierre Tevanian, La République du mépris
"Féminisme, laïcité, devoir de mémoire, liberté d'expression, droit au blasphème et à la critique des religions... De ces principes incontestables, la classe politique française, le microcosme intellectuel et les grands médias font aujourd'hui un usage particulièrement retors. Au travers de "débats" mal posés - l'"insécurité", les "tournantes en banlieue", le "problème du voile islamique", la "repentance coloniale", l'"impossibilité de critiquer l'islam" -, ils construisent un même ennemi, ou un même bouc émissaire: le jeune issu de l'immigration postcoloniale et de culture musulmane. Car c'est bien lui qui finalement se retrouve toujours accusé de menacer la sécurité des biens et des personnes, la condition des femmes, la laïcité de l'école, le fierté nationale et "notre tradition libertaire". Pierre Tevanian montre en somme, citations à l'appui, que le féminisme, la laïcité, la mémoire et la liberté d'expression sont devenus, dans un nombre croissant de discours politiques et médiatiques, les métaphores d'un racisme qui ne dit pas son nom. Il montre qu'au sein même de la République se construit peu à peu une véritable culture du mépris."
Pierre Tevanian est professeur de philosophie et coanimateur du collectif les mots sont importants (www.lmsi.net). Tout au long du livre il arrive à démontrer que des mesures prises au nom de la République ne sont pas appliquées de la même façon à tous ces citoyens: "deux poids, deux mesures" est la formule qui pourrait le mieux résumer cet ouvrage. Il précise cependant que c'est une république qui est mise en cause et non pas la république. Les principes sur lesquels elle a été fondée sont bons et le problème vient de la politique appliquée par les gouvernants depuis une trentaine d'années, en raison d'une crise devenue récurrente. En recherchant un moyen d'y mettre fin, les différents gouvernements, qu'ils soient de gauche ou de droite, finissent par s'écarter de l'esprit initial de la République telle qu'elle a été conçue. Pierre Tevanian, grâce à sa plume convaincante, fait beaucoup réfléchir sur le sujet et prendre conscience du commun de telles mesures. Une nouvelle fois, excellent ouvrage.
29 septembre 2007
Eric Maurin, "Le ghetto français"
"Le problème de la ségrégation urbaine en France ne se limite pas à quelques centaines de quartiers dévastés par l'échec et la pauvreté. Ceux-ci ne sont que la conséquence la plus visible de tensions séparatistes qui traversent toute la société, à commencer par ses élites. À ce jeu, ce ne sont pas seulement des ouvriers qui fuient des chômeurs immigrés, mais aussi les salariés les plus aisés qui fuient les classes moyennes supérieures, les classes moyennes supérieures qui évitent les professions intermédiaires, les professions intermédiaires qui refusent de se mélanger avec les employés, etc. Le phénomène est d'autant plus préoccupant qu'en enfermant le présent, les fractures territoriales verrouillent aussi l'avenir des individus et les assignent à des destins sociaux écrits d'avance. Tel est l'enseignement de cette enquête au cœur du " ghetto français ", qui révèle une société marquée par la défiance et la recherche de l'entre-soi, et découvre en chacun de nous un complice plus ou moins actif de la ségrégation urbaine."
Eric Maurin, X-ENSAE et docteur en économie, est chercheur au Groupe de recherche en économie et statistique (Grecsta, CNRS). Il est l'auteur de nombreux articles sur l'emploi et les politiques sociales ainsi que de l'Égalité des possibles. Dans cet ouvrage, Eric Maurin revient sur les origines de la ségrégation, qui ne concerne pas seulement les quartiers défavorisés ou les ZEP. Il explique les facteurs de cette segrégation, les raisons de l'échec des différentes politiques sociales et donne ses propres solutions. Livre de petite taille (90 pages à peu près), "Le ghetto français" est facile à comprendre. L'auteur a su expliquer son point de vue avec des mots simples là où des auteurs ne peuvent pas s'empêcher d'écrire avec un style pompeux. Excellent ouvrage.
29 avril 2007
"L'Islam mondialisé" d'Olivier Roy
Quatrième de couverture:
"L'islam renvoie, à nos yeux d'Occidentaux, une image de solidité, d'identité et de dynamisme, et les islamistes eux-même se félicitent de la réislamisation des sociétés musulmanes. C'est pourtant cette perspective optimiste qu'Olivier Roy met fondamentalement en question. Qu'il s'agisse de formes radicales ou modérées de réislamisation, toujours l'Occident est au coeur du processus. La propagande sur Internet comme l'action politique et terroriste participent de modèles d'action et de militance typiquement occidentaux. Les éléments propres aux nouvelles religiosités occidentales sont omniprésents, souvent à l'insu des acteurs islamistes: épanouissement des individus, mondialisation, bricolage des doctrines et des comportements sur fond d'inculture, attitudes sectaires. Loin d'exprimer le "choc des cultures", les tensions liées aujourd'hui à l'islam sont le syndrome de son occidentalisation mal vécue."
La problématique principale de cet ouvrage est la question de l'évolution de l'islam dans le monde actuel. Existe-il toujours un islam national à l'heure de la mondialisation? A travers cette question, Olivier Roy tente de revenir sur certains problèmes posés par une perception occidentale étriquée, comme par exemple l'utilisation du terme "musulman" pour parler de culture arabe ou encore la systématisation de l'impression d'implication d'islamistes lors d'évènements violents. Il centre sa réflexion sur comment l'islam s'est en quelque sorte "occidentalisé", c'est à dire comment s'est déroulé son processus d'acculturation lors de son passage à l'Ouest. Pour lui, il n'y a pas qu'une simple opposition, il faut aller plus loin, chercher une évolution.
Olivier Roy cherche à démontrer que l'islam s'est formé tel qu'il est aujourd'hui en raison de son contact avec l'Occident. C'est en ce sens qu'il parle de "réislamisation" des sociétés occidentales, expliquant que les activistes soient la plupart du temps originaires d'Occident. D'une certaine manière, son ouvrage permet de jauger la nature des récents évènements mettant en jeu l'islam. J'ai trouvé la lecture de ce livre particulièrement intéressante et elle m'a apporté un éclairage particulier sur l'évolution de l'islam. Le sujet peut paraître difficile à comprendre mais Olivier Roy arrive à s'exprimer de manière simple. Très bon livre!
29 janvier 2007
Chair de Poule
Il y a de ça une dizaine d'année, la mode chez les enfants était de lire les Chair de Poule, sorte d'histoires entièrement faites pour frissonner. Ces livres, qui ressemblent à des contes effrayants, sont destinés aux enfants à partir de 9 ans. L'auteur, R.L. Stine, propose toute une série d'histoires plus variées les unes que les autres, portant sur des sujets traditionnels comme les pantins, les fantômes ou Halloween en général. Il est aussi allé plus loin en écrivant notamment sur les extra-terrestres ou des insectes géants.
Je viens de relire les huit livres que j'ai en ma possession et même si maintenant cela ne me fait absolument plus peur (quoique... lool), je comprends le phénomène de mode qu'il y a eu il y a dix ans. R.L. Stine écrit d'une assez belle manière, semblant être assez réaliste. En tout cas, suffisamment de manière à effrayer facilement des enfants du dizaine d'années. Le fait que le héros soit âgé de onze, douze ans (et qu'il ait souvent un petit frère ou une petite soeur de six ou sept ans) aide à l'identification aux personnages.
Le maître-mot de ces romans est bien entendu la peur mais il y a aussi une pointe de science-fiction. Comme je l'ai dit précédemment, un face-à-face avec des extra-terrestres n'est pas vraiment surprenant. Je pense que la série "Chair de Poule" puise sa force dans la variété des histoires proposées. Même si cela reste des histoires pour enfant, R.L Stine a fait preuve d'une impressionnante imagination.
Bref, même si tout ceci est un petit retour nostalgique sur des livres que j'ai pu lire étant plus jeune, je conseille vivement aux plus jeunes de s'y intéresser. C'est un peu passé de mode, c'est vrai, depuis le succès d'Harry Potter mais cela en vaut la peine. Je pense que je reviendrais sur la série télé du même nom, elle aussi mythique!
04 mai 2006
"Ayrton Senna : Croisements d'une vie" de Lionel Froissart
Postface : " Le 1er Mai 2004 marque le dixième anniversaire de la mort du pilote brésilien Ayrton Senna Da Silva, que sa carrière brillante, son charme et sa mort tragique ont élevé au rang de mythe. Délaissant le cadre de la biographie classique, Lionel Froissart a donné la parole, dans ces pages, aux équipiers, managers, hommes d'affaires, chefs d'écurie, intimes, amis ou rivaux, qui évoquent les circonstances dans lesquelles ils ont côtoyé Ayrton Senna. De Lucio Pascual Gascon, son premier mécanicien, à Frank Williams, son dernier employeur, en passant par l'ancien champion Emerson Fittipaldi, l'un de ses mentors, Nelson Piquet, son pire ennemi, 
Jean-Marie Balestre et Max Mosley, présidents de la Fédération Internationale de l'Automobile, l'idole Juan Manuel Fangio, ses adversaires Alain Prost et Michael Schumacher, tous témoignent ici du charisme et du professionnalisme du Brésilien, champion du monde en 1988, 1990 et 1991. De ces regards croisés émerge une image singulière du pilote et de l'homme, d'une compexité fascinante. Mais surtout, en retraçant l'existence de ceux qui interviennent ici, Lionel Froissart relate aussi un chapitre passionnant de l'histoire de la course automobile et nous invite à plonger dans les arcanes de la Formule 1. "
Puisque le sombre anniversaire de sa mort était il y a quelques jours, je rappelle l'existence d'un très bon livre sur le champion brésilien. Ecrit par Lionel Froissart, un journaliste français qui était un proche de Senna, le livre trouve tout son intérêt dans son concept original : c'est à travers les regards de ceux qui l'ont véritablement connu que nous apprenons à connaître le pilote et l'homme, de sa naissance à sa mort. Bref, une véritable "Bible" pour quiconque se dit fan de Ayrton Senna!
20 février 2006
"Sex Dolls" by Reggie Nadelson
"Artie Cohen, un ancien policier de New York, s'occupe désormais de travaux d'enquête et de sécurité. Une affaire de chèque encaissé, alors que son détenteur est enregistré comme mort depuis des années, le mène en Europe. Il décide alors donc de passer le jour de l'An à Londres avec Lily, sa compagne journaliste. Tout se passe bien jusqu'au moment où Lily est témoin d'un meurtre sur la grande roue du Millenium. Le lendemain, précédant Artie, elle décide de quitter Londres pour Paris.
Quand il la rejoint, elle est en soins intensifs à l'hôpital après avoir été passée à tabac et violée. Commence alors une enquête parallèle pour Artie qui cherche à savoir qui a attaqué Lily, laquelle oscille entre la vie et la mort."
Ce qui m'a surtout marqué dans ce livre c'est la toile de fond, qui concerne la prostitution. Choqué par la description que l'auteur (il n'y a pas de féminin...) en fait et surtout par la démonstration qu'elle en fait, je me suis rendu compte que les femmes pouvaient être considérées comme du bétail. Dans son livre, Reggie Nadelson dénonce les réseaux de prostitution qui se sont constitués à la fin de la guerre de Yougoslavie mais aussi à la chute de l'URSS. Des filles désoeuvrées n'ont plus trouvé comme moyen de s'en sortir que de vendre leur corps, parfois pour de modiques sommes. Très jeunes, 14-15 ans, voir 12-13ans (!), les filles sont emmenés dans des pays occidentaux, où leur "maquereau" leur vole leur passeport. Sans papiers et sans argent, elles n'ont plus qu'à se plier à la volonté d'hommes lubriques et peu scrupuleux...
'Parfois honte d'être un homme...





















