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Nostalgique chronique. Romantique idéaliste. Alcoolique mélancolique. Bienvenue dans mon esprit, labyrinthique et tortueux.

27 mars 2009

Lille 3 en grève, épisode 3

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Pour la troisième fois en quatre ans, l'université Lille 3 est une nouvelle fois bloquée. J'ai déjà parlé de ces blocages successifs à plusieurs reprises et voici un lien où retrouver ces messages: Lille 3 en grève, épisode 2. Cette année, la motivation principale de la grève est la même que celle de l'année dernière: la mise en place de la loi libertés et responsabilités des universités (LRU). Alors que l'année dernière, la grève n'avait pas vraiment été suivie par les enseignants chercheurs, cette année ce sont eux qui ont mené la fronde. C'est étonnant car c'est comme s'ils avaient pris conscience (un peu trop tardivement) des enjeux de la mobilisation du dernier blocage. Ceci s'explique par un décret d'application de la loi qui les concerne directement: l'entrée du monde économique au sein des universités implique en effet qu'il y ait le besoin d'un certain rendement des formations proposées. Les enseignants seraient donc notés non plus seulement par leurs pairs mais aussi par les représentants du monde économique. Ce qui sous-entend que les formations "voies de garage" pourraient purement et simplement disparaître en cas d'une non-pertinence de leur existence. Pour les enseignants chercheurs, il s'agit d'une remise en cause de leur statut qui les fait particulièrement jaser.

C'est pourquoi ils se sont mobilisés dès la rentrée scolaire 2008 en demandant l'appui des étudiants. Manipulation? Oui en quelque sorte car on comprend bien que ce sont pour défendre leurs intérêts individuels que les enseignants chercheurs ont besoin des étudiants. Où étaient-ils l'année dernière? Pourquoi se rendre compte au dernier moment de l'importance du mouvement anti-LRU de 2007? Des questions qui resteront sans réponse et qui font réfléchir sur l'unité du mouvement actuel. Le blocage de l'université a commencé le jeudi 19 mars, ce qui est bien plus tard qu'au sein des autres universités lilloises. Cette année, les bloqueurs ont préféré attendre qu'il y ait un véritable mouvement et que le blocage découle de ce mouvement et non plus l'inverse comme cela a pu être le cas par le passé. Une certaine maturité qui donne plus de crédibilité à la mobilisation actuelle.

De mon côté, je suis cette année en faveur du blocage parce-que j'y vois un bon moyen d'exprimer toute la rancoeur que j'ai engrangé contre le système. J'ai constaté à quel point la colère était encore présente malgré les multiples blocages qu'il y a eu ces dernières années. Car rien ne semble évoluer dans le bon sens... J'en ai marre de me lever le matin et d'entendre parler de crise économique, de chômage et de pauvreté. J'en ai marre d'écouter les flots de belles paroles manipulatrices des homme politiques et leurs promesses qui ne sont jamais tenues. J'en ai marre d'être triste en regardant des personnes qui sont exclues, dans le besoin ou sans abri. J'en ai marre de faire partie d'une jeunesse perdue, déprimée et anxieuse pour l'avenir. J'en ai marre d'avoir honte d'être humain, quand on voit l'horreur dont il est encore capable... J'en ai marre du pouvoir de l'argent et j'aimerais que tout cela change! Parce-qu'ici un cri de REVOLTE sommeille en chacun de nous!

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08 novembre 2007

Lille 3 en grève, épisode 2

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Incroyable mais vrai! Un an et demi après le blocage de l'université pour manifester contre la loi portant sur l'égalité des chances (dont la réforme principale était la mise en place du Contrat Première Embauche et dont j'ai parlé ici: Le débat autour du Contrat Première Embauche (CPE), Lille3 en grève!, Lille3 bloquée (2), Lille3 (dé)bloquée (suite et fin)), c'est reparti pour un tour... Le mardi 6 novembre 2007, le blocage a été voté en assemblée générale (AG) à 870 voix contre 797. Un nouveau vote administratif avec présentation de la carte d'étudiant est prévu le lundi 12 novembre. Cette fois-ci, c'est la loi dite Pécresse (nom de la Ministre en charge des universités et de l'enseignement supérieur) portant sur l'autonomie des universités qui pose problème.

Cette réforme, prévue dans le programme électoral de Nicolas Sarkozy, prévoit d'alléger le contrôle de l'Etat sur les universités en renforçant la prépondérance du rôle du président de l'université et avec un conseil d'administration restreint. C'est en grande partie ce dernier terme qui fait râler car non seulement le nombre d'étudiants présents au conseil va diminuer mais des acteurs économiques choisis par le président et approuvés par le conseil pourront y participer. Les craintes viennent du fait qu'ainsi, certaines universités pourraient voir des branches non performantes économiquement se fermer, particulièrement en sciences humaines. Une certaine "privatisation" partielle qui fait jaser. C'est une des facettes du problème et c'est en tout cas ce que j'en ai compris en AG, noyé dans un flot de belles paroles. Cette loi a été votée cet été, le 10 août exactement à un moment où les étudiants ne pouvaient pas réagir. A savoir que le projet de loi avait été étudié par différents syndicats réunis en table ronde et qu'il n'avait pas à la base, posé de problèmes. Seulement, le fait que le gouvernement s'empresse de faire voter la loi a provoqué la colère au sein du monde étudiant. "Le projet de loi n'était pas entièrement satisfaisant." "Des discussions devaient encore avoir lieu." Entend-on ici ou là.

Mais cela fait réfléchir car si une nouvelle fois on refuse une réforme, le problème de l'université, assimilée à une voie de garage, existe pourtant bel et bien. Citation d'un article trouvé sur le site www.boivigny.com, relatif à l'autonomie des universités: " ... C'est que le thème de l'autonomie en évoque d'autres, aux oreilles des usagers et employés de l'université: concurrence, sélection, augmentation des frais d'inscription, inégalités, et régionalisation de l'enseignement…
Il est vrai que si chaque université gagne en liberté, certaines seront certainement tentées de mettre en place des politiques de sélection ou d'augmentation de leurs ressources, via les frais de scolarité. En outre, les universités les plus innovantes pourraient prendre une longueur d'avance sur les autres et ainsi mieux valoriser leurs diplômes sur le marché du travail. Bref, si les universités pouvaient toutes faire comme Dauphine ou Sciences Po, certaines réussiraient à briller sur la scène internationale, tandis que d'autres se contenteraient de rayonner à l'échelon local.
Pourtant, à ne pas vouloir que les universités jouent le jeu de la concurrence, celles-ci vont perdre leur place, collectivement. Tout simplement parce qu'elles ne sont pas les seules à proposer des formations au sein de l'enseignement supérieur, et que les nouveaux bacheliers prennent acte de leur impuissance à évoluer.

« Je pense qu'à un moment ou à un autre, nous parviendrons à réformer le fonctionnement des universités. Le système actuel est bloqué, il n'y a pas d'alternative », estime Richard Lioger, qui observe que les nouvelles puissances émergeantes – Inde, Chine et Corée – sont entrées dans la compétition de manière très agressive. Selon lui, si l'idée d'autonomie des universités – il préfère parler de « responsabilisation » des universités – ne passe pas auprès des syndicats, c'est avant tout parce que le sujet n'a pas été suffisamment débattu. Richard Lioger estime par ailleurs que les universités sont déjà un peu régionalisées, et que le système est déjà inégalitaire : « des universités sont déjà mieux cotées que d'autres, on ne fait que masquer la réalité. Il faut leur donner la possibilité de faire des choix affirmés et de trouver leur spécificité ».

Cette liberté trouvée, rien n'interdirait alors à une petite université régionale de s'affirmer comme la première de son domaine. Tandis qu'aujourd'hui, la prééminence va d'emblée aux universités historiques et souvent parisiennes. L'absence d'autonomie, et partant de capacité de réaction locale, fige les inégalités entre établissements, elle ne les réduit pas. En outre, elle déresponsabilise les parties prenantes à la vie de l'établissement.

Voilà ce qui présente assez bien le fond de ma pensée. Il y a problème actuellement et pour le résoudre, il faut tenter d'apporter des solutions. Alors c'est bien beau de toujours dire non mais il faudrait peut-être proposer quelque chose en retour. Le blocage anti-CPE n'a pas en fait concrètement servi à grand chose puisqu'aucune solution n'a été apportée au problème de l'emploi des jeunes... Alors, ou le mouvement prend de l'ampleur et propose des solutions concrètes, ou il ne sert à rien qu'à s'enfoncer dans un immobilisme malvenu. A suivre de très près...

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09 décembre 2006

Le développement durable

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On en entend souvent parler, mais qu'est ce c'est concrètement le développement durable? Enjeu politique depuis les années 1960, les choses se sont accélérées pendant les années 1980, au moment où les nations les plus riches se sont rendues compte que la situation était sans issue si on persévérait dans cette voie. Je vais vous exposer le résultat de mes recherches sur le sujet, en résumant notamment l'article de Benoît Ferrandon, paru en 2003 dans les Cahiers Français.

I/ Historique

  • 1. L'éco-développement: prise de conscience et divisions

Si la notion de développement durable est relativement récente, les réflexions sur les effets néfastes de l'activité économique sur l'environnement prennent leurs racines après la Seconde Guerre Mondiale. C'est après le "boom" de la consommation des années 1960 que les premières craintes ont commencé à apparaître. C'est notamment le rapport "Halte à la croissance" publié en 1972 qui a fait prendre conscience de manière internationale les risques d'épuisement des ressources naturelles qui pourraient être provoqués par la poursuite de la croissance économique et démographique du monde. A la conférence des Nations Unies de Stockholm la même année, Ignacy Sachs popularise la notion d'éco-développement. Cette dernière induisait la maîtrise de l'usage des ressources naturelles, le développement de technologies non polluantes et en adaptant le mode de consommation selon le besoin et non pas la demande. C'est ce dernier point qui a tué à la proposition dans l'oeuf. En effet, il était trop opposé à la logique marchande et libérale, surtout quand elle est ultra-libérale, comme durant les années 1980 avec Ronald Reagan aux Etats-Unis et Margaret Thatcher en Grande-Bretagne.

  • 2. Un développement durable plus consensuel

Les choses changent en 1987 avec la parution du rapport Bruntdland (nom de l'ancien Premier Ministre norvégien, qui a beaucoup travaillé pour le développement durable) qui crée la notion de développement durable et sa définition: "un développement qui répond aux besoins des générations présentes sans comprommettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins".  Dès 1992, il est inscrit comme objectif de la communauté international au Sommet de la Terre de Rio. Mais pourquoi a-t-il été plus facilement accepté que l'éco-développement? Le fait est qu'il est plus flexible que ce dernier, et donc plus sujet à interprétation. C'est ce flou qui lui a assuré son succès et qui fourni la base nécessaire à un consensus mondial.

II/ Caractéristiques et enjeux

  • 1. Les trois piliers

D_veloppement_Durable1Le développement durable vise à promouvoir un mode de développement qui concilie croissance économique, progrès social et préservation de l'environnement. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le développement durable n'a donc pas qu'une portée environnementale. En effet, on a besoin de la croissance économique pour avoir un progrès social certain, le tout en respectant l'environnement. Autour de ces trois piliers, le développement durable engendre un certain nombre de caractéristiques, par exemple: géographique avec une conception au niveau mondial comme au niveau local (c'est pourquoi des Agendas 21, des programmes d'action en faveur du développement durable pour le XXIème siècle ont été aussi mis en place au niveau local, pour des "villes durables"), temporelle avec notamment le concept de précaution: il faut prendre en compte le risque pour l'environnement d'une découverte ou de son application, de solidarité de manière intergénérationnelle avec le concept de précaution mais aussi internationale avec l'aide du Nord au Sud... 

  • 2. Des modes de production et de consommation insoutenables

Aux sources du développement durable se trouve le constat de l'impact de l'activité économique sur l'environnement, dont les preuves se sont multipliées ces dernières décennies. Le changement global à l'oeuvre se décline autour de trois phénomènes. Le réchauffement climatique, tout d'abord, avec la concentration croissante de gaz à effets de serre (GES) qui se traduit par une élévation de la température moyenne à l'échelle de la planète et par une montée du niveau des océans. La réduction de la biodiversité avec la moitié des espèces végétales et animales de la Terre qui pourraient disparaître au cours du XXIè siècle: si cette crise d'exctinctions n'est pas inédite, c'est la première fois que l'Homme en est responsable. Le troisième phénomène est l'exploitation abusive des ressources non-renouvelables et des milieux naturels fragiles. 

III/ Les limites à l'engagement

  • 1. Le protocole de Kyoto (1997)

Le protocole de Kyoto est la première application des décisions prises à Rio en 1992, sur la question du changement climatique. Il instaure un objectif chiffré: une baisse de l'émission de gaz à effets de serre de 38 pays industrialisés de 5% par rapport à leur niveau de 1990 et d'ici à 2012. Le protocole introduit aussi un système d'échange de permis d'émission de GES qui sont transférables d'un pays à l'autre. Les Etats-Unis avaient signé le protocole en pensant pouvoir racheter des permis et ainsi limiter la diminution des GES de son industrie et donc les coûts que cela aurait pu apporter. Mais dès 1998, la flexibilité du système d'échange de permis est sérieusement remise en cause avec la limitation à 2.5% de quotas échangeables par pays. Les USA se retirent en Mars 2001. Il faut aussi souligner la réticence des Pays En Voie de Développement (PED) car ils ont peur que des règles trop strictes viennent bloquer leur croissance. En effet, les pays industrialisés ont énormément pollué pour être comment ils sont: comment peuvent faire les PED pour les rattraper s'ils n'ont pas le droit de polluer autant?

  • 2. Le sommet de Johannesburg (2002)

La réunion de Johannesburg montre que la situation semble sans issue, notamment à cause des divergences de vues et d'intérêt croissantes. Aucun engagement n'est pris si ce n'est de réduire de moitié d'ici à 2015 la part des être humains ne pouvant avoir accès à l'eau potable. Les raisons de manque de communication sont claires: Les Etats-Unis bloquent toutes les mesures trop coûteuses, l'Europe ne fait aucune concession sur Kyoto et les pays du Sud réclament plus de concessions avant de s'engager. Bref, on comprend très vite que le système ne peut pas fonctionner tel qu'il est. De plus, il semblerait que certains pays ont de belles paroles, mais dès qu'il s'agit de passer aux actes, ils préfèrent protéger leur propres intérêts. Est-ce que c'est justifié que la 1ère nation du monde, qui est censée montrer l'exemple, ne fasse pas attention à la planète?

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16 avril 2006

Lille 3 (dé)bloquée (suite et fin)

lille3.grandAprès 7 semaines complètes de blocage, l'université Lille3 va rouvrir ses portes après les vacances de Pâques! Une décision qui n'a pas été prise à la légère, mais au terme d'une Assemblée Générale (AG) pour le moins houleuse...

Après l'immense victoire qu'a connu le monde étudiant avec le retrait du CPE, les grêvistes ont un peu perdu le sens des réalités en élargissant un peu trop leurs revendications (démission du gouvernement, les sans-papiers, etc) dont le maître-mot était le retrait du CPE, quoiqu'on en dise. Il était donc légitime qu'un vote soit réalisé afin de déterminer les moyens de lutte et surtout de savoir si le blocage était encore nécessaire. Il a été difficile à obtenir ce vote! Une rumeur a circulé de l'organisation d'un vote par l'administration de l'université le jeudi 13 Avril, mais arrivé ce jour, quelle a été la surprise de voir qu'aucune AG n'avait été organisée! Les étudiants non-bloqueurs ont alors occupé l'amphithéâtre et réclamé un vote le jour même, que les grêvistes, en petit nombre ont fini par accepter mais pour la journée du vendredi. Le vent a clairement tourné, ce sera juste un répit d'une journée afin de rassembler leurs dernières forces...

L'AG de vendredi matin n'allait pas manquer d'évènements en tout genre. Dans un amphithéâtre bondé, les derniers débats ont tourné en joutes verbales entre bloqueurs et non-bloqueurs avec des arguments qui se tenaient ou pas du tout, mais je ne veux pas relancer la polémique... Si jusqu'à ce jour j'avais une petite sympathie pour les bloqueurs, je l'ai perdu en les voyant faire des saluts hitlériens lorsqu'un débloqueur réclamait un vote immédiat et sans débat (je rappelle que l'AG a duré près de 4h et que donc nous avions largement eu ce putain de débat) et aussi en les voyant chanter l'Internationale en choeur (alors qu'il me semblait que la mobilisation étudiante n'avait rien à voir avec l'extrême gauche ...?). Bref, il y a un état de tension extrême qui a été atteint et il aurait suffi d'une étincelle pour que tout cela déborde...

Je tiens aussi à parler du président de l'université qui n'a pas cessé de nous mentir pendant la "mobilisation" en nous déclarant que les examens ne seraient pas décalés, qu'on ne risquerait rien pour notre année universitaire alors que c'était en fait tout le contraire puisqu'il existe une loi qu'a fait respecter la rectrice de l'académie en déclarant que les diplômes ne seraient valides qu'en ayant accompli au moins 8 semaines de cours. J'ai vraiment eu la désagréable sensation d'avoir été manipulé par un homme qui n'a pas su rester impartial et sur qui je reporte l'entière responsabilité de la situation... En tant que président de l'université, il AURAIT dû faire prévaloir l'intérêt de ses étudiants sur ceux d'une cause qui aurait paru bien futile aux yeux des étudiants s'il nous avait dit la vérité. Je me retiens de l'insulter là mais à l'AG ce n'était pas le cas... Je pensais vraiment qu'on pouvait lui faire confiance, j'aurais dû me méfier!

A partir de maintenant je saurais que toute action a ses conséquences et qu'il ne faut jamais faire trop confiance. Putain de politique...

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14 mars 2006

Lille 3 bloquée (2)

dsc01203Des nouvelles de Lille3 qui est toujours occupée par des étudiants grévistes. Cela fait maintenant deux semaines et demi que le blocage dure et le mouvement prend phénoménalement de l'ampleur. De 600 personnes présentes aux Assemblées Générales (AG), on est passé aujourd'hui à 2800! Et je dois dire que j'ai été surpris de l'issue du vote (qui a duré près de 3h le temps que tous les étudiants puissent voter...) qui a donné à 1800 voix (à peu près) contre 800 (toujours à peu près) la poursuite du blocage!

cpeLa sensation de se sentir moins seul renforce les rangs des mobilisés puisque des étudiants se rendent compte de l'importance de l'évènement. Bloqués pour bloqués, pourquoi ne pas agir? Aujourd'hui c'est près de 50 facs qui sont bloquées en France sans parler des lycées! (dont l'IEP de Lille). La colère monte mais De Villepin ne recule toujours pas comme il l'a démontré durant son allocution télévisée de dimanche soir où il a bien insisté sur le fait que "la loi a été votée, et elle sera appliquée".

cpe1 Et le problème est justement là: non seulement il a osé faire passer une réforme importante sans discussions (le fameux article 49.3 qu'il a déjà utilisé pour faire passer sa loi sur l'apprentissage à 14ans) mais de plus, il ne prend même pas en considération les messages de colère qui s'élèvent contre lui. La guerre anti-CPE devient la guerre anti-De Villepin! Surtout que comme les étudiants voient les médias transmettrent l'information et le mouvement d'étendre, ils ne relâcheront pas la pression de sitôt.

cpe2Pour ma part, je suis bien conscient des enjeux de cette grève généralisée et je comprends tout à fait ceux qui craignent pour leur avenir en mettant en parenthèse un semestre (je partage même leur avis). Mais je me dis qu'on a pas fait tout ça pour rien et c'est en voyant l'extension vraiment impressionnante du mouvement que je me dis qui si on arrive au bout, cela restera gravé dans l'histoire... Cependant, j'espère vraiment que les conséquences ne seront pas catastrophiques et que le beau collectif reste soudé. Et surtout, que chacun arrive à avoir son année! Ce serait le plus beau pied de nez au gouvernement: une mobilisation responsable, le grève tout en travaillant efficacement...

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24 février 2006

Lille 3 en grève!

En arrivant à 9h à la fac ce matin, j'ai eu la surprise de voir tous les étudiants dans la cour. La fac était bloquée et les entrées barricadées! Impossible d'y entrer... Le mouvement de contestation anti-CPE s'est mis en route, avec l'aval du directeur de la faculté. Mais jamais je n'aurais pu imaginer qu'ils iraient aussi loin, en bloquant l'entrée de la fac à tout le monde (même ceux qui désiraient vraiment y aller...).

Je précise que le "Ils" regroupe plusieurs syndicats étudiants (sans savoir lesquels précisément) d'influence gauchisante. C'est en voyant des gens qui tenaient absolument à aller en cours que je me suis rendu compte que si le fond est bon, la forme ne l'est pas forcément. Pourquoi hypothéquer notre avenir étudiant pour notre avenir salarié? Ce n'est pas paradoxal? Enfin, nous sommes qu'au début du mouvement et il risque certainement de mourir dans l'oeuf, à moins qu'il n'y ait un réel engouement...

De Villepin a fait passer le CPE avec l'article 49.3 de la constitution (qui annule toute discussion parlementaire) et ne semble pas être prêt à lâcher prise devant la rue! En espérant que cette "grève" ne devienne pas une prise en otage de l'avenir de plusieurs milliers d'étudiants (dont le mien)...

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23 janvier 2006

Le débat autour du Contrat Première Embauche (CPE)

de_villepinDominique de Villepin s'est une nouvelle fois attaqué au grave problème de l'emploi lundi dernier en lançant un nouveau contrat d'embauche, le CPE, après avoir lancé le Contrat Nouvelle Embauche (CNE) au mois d'Aout. Ce nouveau d'embauche est destiné aux entreprises de plus de 20 salariés, qu'elles pourront proposer aux moins de 26 ans. Ce contrat à durée indéterminée prévoit une "période de consolidation" de deux ans durant laquelle le jeune pourra être remercié sans justificatif!

De plus, le CPE affiche quatre spécificités : 1) les stages, les contrats à durée déterminée (CDD) et les périodes en alternance effectués dans la même entreprise seront décomptés de la période de consolidation. 2) Un salarié licencié au bout de quatre mois (après la signature du contrat ou après les deux ans de "consolidation"?) aura droit à une allocation de 460 € pendant deux mois. 3) le droit individuel à la formation sera ouvert au bout d'un mois au lieu d'un an. 4) pour faciliter l'accès au logement, le dispositif Locapass ( qui permet d'étaler le paiement de la caution) sera proposé systématiquement la signature d'un CPE.

Certains disent que ce nouveau contrat est une voie directe vers la précarité (en raison des deux ans de fameuse "consolidation"), d'autres disent que c'est ce qui pouvait arriver de mieux aux jeunes. Le problème est qu'à moins d'avoir des dons de voyance, il nous ait absolument impossible de juger la portée du CPE... Parce-qu'il ne semble pas avoir de réelle solution à la crise de l'emploi, comme l'échec des 35h l'a une nouvelle fois démontré alors que le projet de base était remarquable

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13 janvier 2006

L'hémorragie cérébrale d'Ariel Sharon: qui pour lui succéder?

ariel_sharonDe l’avis de nombreux experts médicaux y compris parmi l’équipe qui se trouve au chevet du Premier ministre israélien victime d’une hémorragie cérébrale et admis en soins intensifs depuis dix jours maintenant, les chances d’Ariel Sharon de reprendre ses activités gouvernementales sont nulles.

Israël était rentré depuis cinq ans dans une période de relative stabilité politique avec l'imposant Sharon à sa tête. Or alors qu'arrivent les élections le 28 Mars, il va falloir à l'évidence préparer l'après-Sharon... Les trois grands partis politiques qui vont se battre pour la victoire aux prochaines élections sont : La Kadima, parti récemment créé par Sharon avec un carré de ses fidèles dissidents du Likoud, qui semblait en bonne voie dans les sondages (mais maintenant??), et les habituels Likoud et parti travailliste.

On parle de successeurs tel que Nethanyahu, ancien premier ministre de 1996 à 1999 et qui était fortement engagé contre le retrait des colons juifs de la bande de Gaza, l'apport de Sharon en matière de paix. Il y a aussi Olmert, numéro deux du parti Kadima, qui est un des principaux architectes du retrait de la Bande de Gaza et Shimon Peres, ancien leader du parti travailliste (il fait aujourd'hui partie de la Kadima), et qui a accolé son nom à la signature des accords de paix israélo-palestiniens de 1993.

Après la mort de Yasser Arafat l'année dernière et l'hémorragie cérébrale de Sharon, une page se tourne assurément au Moyen Orient...

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04 novembre 2005

Les banlieues brûlent, le gouvernement s'embrase...

incendies_banlieuesLes récents évènements des banlieues, plus qu'une simple crise les concernant, se sont étendus au gouvernement attisant la rivalité entre Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et n°2 du gouvernement, et Dominique de Villepin, Premier Ministre.

Tout a commencé par la mort inexpliquée de deux jeunes dans un transformateur de Clichy sous Bois le 27 Octobre dernier. Depuis, les affrontements entre policiers et jeunes se multiplient chaque nuit avec incendies de voitures, destructions de biens publiques et dernièrement, tirs de balles réelles.

Un jeune à Aulnay sous Bois a déclaré : "Ce n'est qu'un début, on continuera jusqu'à ce que Sarkozy démissionne". Car Nicolas Sarkozy est resté fidèle à sa politique intérieure définie en un mot: "fermeté". Cependant au vu des résultats et à l'escalade de la violence, cette politique est-elle la bonne?

Mais De Villepin, qui ne semble pas d'accord avec cette politique, n'apporte aucune autre solution, insistant sur le fait de marier "fermeté et justice". Sarkozy a répliqué: "c'est exactement les mots que j'emploie depuis des mois!"

C'est alors que les choses se gâtent à l'Assemblée: les députés de droite, dans leur grande majorité,même s'ils n'appartiennent pas à la mouvance sarkosyste, approuvent la "fermeté" du ministre de l'Intérieur. Lorsque De Villepin entre à l'Assemblée le 2 Novembre, il reçoit un accueil plutôt froid alors que quelques minutes plus tard, Sarkozy entre sous des applaudissements nourris.

Dans le cadre des présidentielles 2007, Sarkozy a-t-il gagné ici un point décisif?

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04 octobre 2005

Eolienne

h_olienne L'énergie du futur??? En tous cas, c'est une de mes convictions. Je pense qu'on pourrait réussir à remplacer l'énergie nucléaire au combien polluante par celle-ci non polluante bien sûr mais naturelle!

Et je pense que l'Homme doit savoir s'adapter à la nature et l'utiliser telle qu'elle est et ne doit pas être toujours en train de tenter de lui imposer ce que lui invente. Enfin tout ça ce ne sont que mes convictions personnelles et je ne tente absolument pas d'imposer ma vision des choses à qui que ce soit...

Cependant je pense que c'est un très grand débat de ce début de XXI ème siècle: peut-on continuer à vivre en se foutant éperduemment des conséquences de nos actes et ce que cela produit sur la nature?? Surtout que pour finir, c'est nous qui risquons de disparaitre pour ne pas avoir fait plus attention...

Les éoliennes, je dis oui mais en prenant concience des enjeux économiques que cela créerait... Et oui, pour tout changer il faudrait pas mal d'argent, rien n'est gratuit! Mais peut-être que pour une fois, le chemin est le bon! Wait and See...

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