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Nostalgique chronique. Romantique idéaliste. Alcoolique mélancolique. Bienvenue dans mon esprit, labyrinthique et tortueux.

25 mai 2007

L'Hindouisme

Hindouisme

Apparu parallèlemement à la naissance de la civilisation de l'Indus, vers l'an 2500 avant notre ère, l'hindouisme se distingue des autres religions par l'absence de fondateur ou de prophète, et ne dispose pas de véritable clergé. Etroitement liée à l'Inde, cette religion est née dans la région nord du pays et dans l'actuel Pakistan, le long du fleuve Indus, et s'est répandue ensuite dans le sous-continent indien.

Ses rites, ses dieux et son système de castes s'inspirent du brahmanisme, qui fut importé par les envahisseurs aryens venus du plateau iranien à partir du IIe millénaire avant J.-C. (vers 1500). Bien que distincts à l'origine, l'hindouisme et le brahmanisme désignent la même religion depuis les invasions musulmanes du XVIe et XVIIe siècle après J.-C. L'hindouisme repose sur plusieurs textes sacrés, les Veda et les Upanisad.

Les Veda et les Upanisad

Les Veda sont quatre livres religieux de la religion brahmanique (dite également "védique") qui contiendraient les vérités transmises par les dieux aux sages des premiers temps (les rishi). Ces recueils, rédigés au cours d'un période de 3000 ans (entre 1500 av et 1500 ap JC), expliquent la création de l'univers et le rituel devant être pratiqué pour communiquer avec les divinités. Le "védisme" comprend de nombreuses divinités liées à la nature et à la vie, tandis que la souveraineté religieuse, la justice et la magie sont attribuées à des dieux supérieurs (Varuna, Mitra, Indra, etc.). Le mot Veda, qui signifie "connaissance", suppose un savoir irréprochable des formules et pratiques rituelles plutôt que celui de l'aspect moral de telle ou telle démarche. "L'exact et l'inexact, le pur et l'impur y sont bien plus importants que le bien et le mal" (Encyclopédie Mémo, Larousse, Paris, 1990)

Les brahmanes (les prêtres) dominent le système d'organisation sociale des castes et sont considérés comme les intermédiaires entre les hommes et les dieux. Ceux-ci rédigeront leurs propres traités, les Brahmanas, textes qui seront ensuite repris par d'autres groupes dans de nouveaux recueils, les Upanisad, sans doute postérieurs à l'an 1000 avant J.-C. et qui feront considérablement évolué le védisme. La loi du karma (ou karman) y sera mise en avant, cette loi considérant que la vie de chaque individu dépend du comportement, bon ou mauvais, adopté dans ses vies précédentes. A ce karma s'ajoutera l'âtman (le "soi"), l'identité de l'être: après une expérience d'intériorisation, l'individu se trouve "libéré". En bref, le karma (qui est une sorte de bilan des vies antérieures) est lié au samsâra, la succession d'existences d'un même individu, une source de souffrance qui s'achève par l'arrêt du cycle des réincarnations, le mokça (la délivrance finale), grâce à une vie d'ascèse et de maîtrise de soi. Des récits épiques visant à conserver la tradition védique seront rédigés entre le Ve et le VIe siècle avant notre ère: le Mahâbhârata et le Râmâyana.

A partir du VIe siècle avant J.-C., de nouvelles religions très proches au niveau doctrinal, le bouddhisme et le jaïnisme (qui prône l'ascétisme pour atteindre la délivrance du cycle de la réincarnation), feront reculer le brahmanisme. L'hindouisme, cette variante du brahmanisme, prendra une nouvelle place au VIIe siècle de notre ère, mais se heurtera de plus en plus à l'arrivée de l'islam, une religion qui séduira de nombreux hindous par l'absence d'un système de castes et une plus grande souplesse dans le rituel.

Les principes hindouistes

La doctrine hindouiste repose avant tout sur la volonté de libérer l'homme de la souffrance liée au cycle des renaissances (la réincarnation). Le bouddhisme et le jaïnisme partagent cette même conception de la religion. L'hindouisme repose sur le dharma, la loi universelle, qui concerne autant l'ordre des êtres et des choses en général que l'ordre auquel tout individu est soumis en particulier. Ce dharma suppose l'accomplissement d'un certain nombre de rites en fonction de la caste d'origine et des étapes de la vie.

Les principes de l'hindouisme diffèrent du brahmanisme par la croyance en l'existence d'un principe universel (le âtman-brahman) et la foi en des divinités moins nombreuses, mais reprennent le système des castes:

  • Le âtman-brahman correspond au fait que la découverte de soi-même soit "une étincelle du brahman", une transcendance, le dépassement de soi (le brahman désignant l'énergie universelle)
  • Pour les Hindous, il existe une trinité des dieux: Brahmâ, dieu de la création, correspond à l'être suprême et domine les autres dieux; Vishnu incarne la conservation, la protection du monde. C'est un bienfaiteur qui intervient lorsque les hommes sont menacés, descendant sur Terre sous différentes formes, et notamment sous celle de Râma, un dieu de bonté qui lutte contre le démon Râvana, et sous celle de Krishna, identifié sous la forme d'une vache sacrée. Enfin, Shiva est le troisième personnage de la trinité: il incarne à la fois la transcendance et la destruction; détenteur de toutes les énergies vitales, notamment sexuelles, il détruit pour transformer. Son énergie peut être destructrice représentée sous des formes féminines, telles que Kali, déesse destructrice.
  • Le système des castes (ou varna), qui hiérarchise la société en plusieurs catégories aux droits inégaux: les brahmanes (les prêtres), puis les ksatriyas (guerriers), suivis des vaishya (paysans et artisans) puis les shûdra (serviteurs). Les harijans (les "intouchables"), exclus de la société, sont, eux, hors castes. Ce système des castes a été supprimé officiellement de la Constitution indiennes en 1955, mais se maintient encore aujourd'hui dans les comportements.

L'hindouisme comprend de multiples courants, qui privilégient le culte de certains dieux comme le vishnouisme (Vishnu), le sivaïsme (Shiva), ou qui vénèrent aussi d'autres divinités héritées de l'époque ancienne du brahmanisme, telles qu'Indra, Varuna, Karma, Hanuman... Des courant se réfèrent aussi à d'autres textes sacrés, les Trantra (le trantrisme, apparu au Ve siècle de notre ère et développé entre le Xe et le XVIIe siècle, qui prône la connaissance ésotérique des lois de la nature); enfin, de nombreuses sectes qui sont dérivées de l'hindouisme. La culture religieuse diffère en effet beaucoup selon les lieux et l'origine des fidèles, ce qui explique la variation d'importance accordée à tel dieu plutôt qu'à un autre, ainsi que la différence de rituel. Certains courants sont sectaires, d'autres tolérants.

L'hindouisme aujourd'hui

L'hindouisme dénombre actuellement quelque 800 millions de fidèles, ce qui en fait la 3e religion du monde par le nombre. Toutefois, c'est une religion très localisée, puisque concentrée en Inde (plus de 80% de la population).

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20 mai 2007

Le Christianisme (3/3)

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La chrétienté au XXe siècle

L'Eglise catholique

Les catholiques, qui se distinguent notamment des autres chrétiens par leur reconnaissance en la primauté d'un pape en matière morale et dogmatique, représentent la plus importante communauté chrétienne avec plus d'un milliard de fidèles répartis sur les cinq continents, et surtout en Europe, son foyer d'origine, et en Amérique latine où les missions chrétiennes latines commencèrent dès le XVIe siècle.

Devant affronter une sérieuse diminution du nombre de ses pratiquants au cours du XXe siècle, l'Eglise catholique a entrepris avec le concile Vatican II (1962-1965) une nouvelle approche de la morale traditionnelle catholique tenant compte de l'évolution de la société. L'Eglise catholique est actuellement la seule religion qui soit dirigée à la fois par un chef spirituel (l'évêque de Rome, héritier du "trône" de saint Pierre Apôtre) et par un chef d'Etat (la cité du Vatican, ou "Saint-Siège"), deux fonctions assumées par le pape (en grec pappas, "révérend père"). Cette double fonction devait amener le pape d'origine polonais Jean-Paul II, élu en 1978, à avoir un rôle très important dans la chute du communisme en Europe de l'Est. Les nombreux voyages de ce pape ont acquis depuis plus de vingt ans une véritable dimension géopolitique, son message portant avant tout sur la défense des Droits de l'homme et ceux de l'Eglise, et dérangeant les dictatures (communistes) en lançant aux fidèles isolés son célèbre "n'ayez pas peur!" qui aura tant de succès en Pologne. (écrit avant la mort de Jean-Paul II en 2005)

Le pape est entouré de cardinaux, dont certains font partie de son gouvernement, la Curie. L'ensemble des cardinaux, appelé le "Sacré Collège", constitue d'après le droit canon le "Sénat du pontife romain", et est chargé d'élire le pape. L'autorité de l'Eglise catholique (du grec katholikos, qui signifie "universel") s'est vue confrontée au cours du XXe siècle à la primauté de la laïcité dans les Etats où elle dominait jusqu'alors la vie des citoyens, mais aussi la diffusion de courants de pensée différents, tant internes (la "théologie de la Libération" prenant des positions proches du marxisme en Amérique latine, ou le mouvement traditionaliste refusant les décisions de Vatican II et qui s'est éloigné de Rome dans les années 80...) qu'externes, tels que l'athéisme, surtout en Europe, le protestantisme et l'islam en augmentation dans des régions traditionnellement catholiques (en particulier l'Afrique). C'est en Amérique latine que le catholicisme est aujourd'hui le plus actif, puisqu'il compte souvent plus de 90% de fidèles parmi la population des Etats latino-américains.

L'Eglise orthodoxe

L'Eglise russe, qui est la plus importante du courant orthodoxe, a connu des heures bien sombres au XXe siècle. A la chute du tsarisme, en 1917, le Saint-Synode est dissout et un patriarcat réapparaît. Toutefois, à partir de 1922, c'est une véritable campagne d'extermination qui est lancée contre le clergé orthodoxe: les religieux sont tués par milliers, les lieux de culte détruits. Et en dépit de la réapparition d'un patriarcat en 1943 (en pleine guerre patriotique, ce qui n'est pas un hasard!), l'Eglise devait être profondément soumise au Parti communiste soviétique jusqu'à la disparition de celui-ci en 1991. Depuis la dislocation de l'URSS, la religion orthodoxe joue à nouveau un rôle très important en Russie, à la fois comme instrument d'unité nationale et comme protecteur face aux autres religions. Elle s'oppose aussi bien à l'islam qu'au catholicisme, dont elle critique le prosélytisme sur "ses" terres. C'est pourquoi, en dépit de ses tentatives, le pape Jean-Paul II n'a jamais pu aller en Russie rendre visite aux 2 millions de fidèles catholiques s'y trouvant.

Il existe d'autres patriarcats orthodoxes, à Constantinople, Antioche, Jérusalem, Alexandrie et Bucarest, et plusieurs Eglises dites "autocéphales" (c'est à dire nationales), comme celles de Grèce, de Bulgarie, de Serbie, de Géorgie, de Chypre et enfin du mont Sinaï. Il existe également une Eglise autocéphale d'Amérique du Nord, liée à celle de Moscou, et d'autres Eglises autonomes (non patriarcales) orthodoxes à travers le monde.

(Manque la 3ème partie sur l'Eglise protestante, je n'ai pas trouvé d'équivalent...)

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13 mai 2007

Le Christianisme (2/3)

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Les premières scissions

Même si l'Eglise chrétienne est en plein essor au IVe siècle, elle connaît rapidement des scissions: des différences d'interprétations doctrinales, théologiques, qui seront résolues avec la tenue de conciles (assemblée d'évêques), tels que celui de Nicée, en 325, un concile qui s'oppose à l'arianisme (une doctrine marginale qui nie la nature divine du Christ), et formule le Credo (qui contient les éléments fondamentaux de la foi chrétienne) et le concile de Constantinople, en 381, qui définit le dogme de la Trinité (un seul Dieu en trois personnes: le Père, le Fils et le Saint-Esprit). Au concile d'Ephèse, en 431, c'est le nestorianisme (en Jésus coexisteraient deux personnes distinctes, l'homme et Dieu) qui est condamné, tandis que le concile de Chalcédoine en 541 dit au contraire que Jésus a deux natures (humaine et divine) mêlées en une seule et même personne.

Le schisme de 1054

Plus grave est la rupture qui survient au XIe siècle entre l'Eglise de Rome et celle de Constantinople. En 1014, les théologiens latins ajoutent à la formule du Credo le mot Filioque, qui signifie que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. Or, l'Eglise de Rome tente de récupérer la primauté sur toutes les Eglises, considérant que c'est dans la ville de l'apôtre Pierre (premier évêque de Rome) que doit résider l'unique autorité de l'Eglise, se référant aux paroles du Christ: "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise." (Matthieu, 16, 18)

La rivalité avec l'Eglise d'Orient se manifeste de plus en plus lorsqu'en 1054, le cardinal Humbert (romain) excommunie le patriarche de Constantinople aux motifs que celui-ci a retiré le Filioque du Credo (l'Eglise d'Orient fait émaner le Saint-Esprit uniquement du Père et non aussi du Fils) et que son Eglise s'est écartée du dogme d'origine en autorisant le mariage des clercs et en pratiquant le culte des icônes. Michel Cérulaire, le patriarche, rétorque en lançant à son tour un anathème (excommunication) contre l'Eglise de Rome. A partir de cette date, l'Eglise byzantine, ou "Eglise orthodoxe" ("orthodoxe" signifie "la juste doctrine"), va prendre un chemin différent.

La Réforme

A la suite de l'apparition de la philosophie humaniste et d'une certaine remise en question de l'Eglise catholique, un moine allemand nommé Martin Luther (1483-1546) entre en conflit avec Rome en s'opposant à la pratique des indulgences, qui consiste à racheter son salut par des dons à l'Eglise. Luther propose une nouvelle façon de vivre sa foi chrétienne en se passant des intermédiaires ecclésiastiques et de certains sacrements, tels que la confession. Bien que Luther soit excommunié pour avoir rejeté l'autorité du pape, sa doctrine se répand et prend le nom de protestantisme en 1529, lorsque les princes allemands, séduits par le luthéranisme, protestent contre l'interdiction de s'y convertir. D'autres courants également appelés "protestants" apparaissent comme celui de Jean Calvin (1509-1564), dit "calvinisme", qui parle notamment du salut de l'homme par la prédestination divine, puis celui d'Henri VIII d'Angleterre qui, rompant avec Rome afin de pouvoir divorcer, fonde l'anglicanisme en 1534.

En dépit d'une Contre-Réforme, dont la fondation de la Compagnie de Jésus en 1540 forme un efficace instrument de reconquête catholique en Rhénanie, Pologne ou encore aux Pays-Bas, et au cours de laquelle le Concile de Trente de 1545 à 1563 confirme l'autorité pontificale et les bases dogmatiques du catholicisme, le protestantisme gagne du terrain. Il se répand non seulement en Allemagne et en France, mais aussi en Scandinavie, en Autriche, en Hongrie... Progressivement il sera accepté dans des pays catholiques comme l'Allemagne lors de la paix d'Augsbourg de 1555, ou en France avec l'édit de Nantes de 1598 (parfois après de sanglantes guerres religieuses, dont la tristement célèbre Saint-Barthélémy, en août 1572, où les huguenots français sont massacrés). Toutefois cette tolérance ne sera pas toujours maintenue: en France, la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV en 1698 entraîne l'exil de 300 000 huguenots dans les pays voisins comme la Suisse, l'Allemagne, la Hollande, l'Angleterre ou encore vers l'Amérique.

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06 mai 2007

Le Christianisme (1/3)

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Le christianisme, qui est la première religion monothéiste par le nombre de ses fidèles, a aujourd'hui deux millénaires d'existence. Il n'est cependant pas uniforme, puisque trois principaux courants se sont distingués au fil des siècles: le catholicisme, l'orthodoxie et le protestantisme.

Les chrétiens se réfèrent avant tout au Nouveau Testament, qui comprend 27 livres répartis en plusieurs parties:

  • les quatre Evangiles (évangile vient du grec euaggelion, c'est à dire "bonne nouvelle"), sur la vie et l'enseignement de Jésus, qui ont été rédigées entre l'an 70 et l'an 95 environ par les disciples Matthieu, Marc, Jean et Luc;

  • les Actes des Apôtres, rédigés entre l'an 80 et l'an 90 par l'évangéliste Luc (un Grec, compagnon de voyage et de captivité de Paul de Tarse), sur la naissance des premières communautés;

  • les (13) Epitres de Paul, celles de Jacques, Pierre, Jude et Jean, c'est-à-dire les Lettres adressées aux différentes communautés (entre l'an 50 et l'an 90);

  • puis l'Apocalypse de Jean (ancien disciple du Christ), rédigée à la fin du Ier siècle, et qui parle des combats contre le Mal à la fin des temps jusqu'au retour du Christ.

La naissance du christianisme

Le mot "christianisme" vient du mot "Christ" qui, en grec (kristos) signifie "oint", "celui qui a reçu l'onction divine", c'est-à-dire le Messie. Le Messie est, pour les chrétiens, un Juif prénommé Jésus, descendant de la lignée de David, qui naquit il y a environ 2000 ans (l'ère chrétienne démarre à sa naissance, mais il serait né quelques années avant l'an 0, probablement en -4) à Bethléem en Judée (actuelle Cisjordanie), bien qu'il fut originaire de Nazareth en Galilée. La Palestine vit depuis l'an -63 avant notre ère sous protectorat romain, et en l'an 6, la Judée devient province romaine, incluant Jérusalem.

Vers l'âge de 30 ans, Jésus commence ses prédications autour du lac de Tibériade, après s'être fait baptiser par son cousin, Jean Le Baptiste. Parcourant la Judée et la Galilée, Jésus se présente comme le fils de Dieu annoncé par les prophètes, venu sur Terre pour sauver les hommes du péché originel. Il accomplit des miracles et implore les Juifs de se convertir car le royaume de Dieu est arrivé. Prêchant avant tout l'amour du prochain, il s'adresse à tous, et en particulier aux plus faibles. Mais si certains le reconnaissent comme le Messie annoncé par les prophètes, la plupart des Juifs attendent un Messie différent, qui les délivrerait de l'occupant. Ils se réfèrent notamment au prophète Isaïe qui annonce un Messie rendant au peuple hébreu sa puissance et son unité.  Ce messianisme comprend des espoirs d'ordre politique auquel Jésus est étranger. Il précise ainsi, "Mon royaume n'est pas de ce monde".

Jésus, bien qu'issu du milieu des pharisiens, va provoquer l'hostilité de ces derniers car ils estiment que Jésus interprète mal la Loi juive. Se rendant à Jérusalem célébrer la Pâque juive, il est tout d'abord acclamé, mais après un dernier repas avec ses disciples (les douze apôtres), au cours duquel il célèbre la Cène(qui institue le sacrement catholique de l'Eucharistie, où se déroule la communion), il est dénoncé par un de ses disciples, Judas, et comparait devant le tribunal juif, le Sanhédrin (les Romains souhaitant intervenir le moins possible dans les affaires intérieures juives, c'est le Sanhédrin, la plus haute autorité rabbinique de l'époque, qui exerce son pouvoir en la matière). Le Sanhédrin condamne alors Jésus à la peine capitale pour blasphème, ce dernier ayant prétendu être le Fils de Dieu. Envoyé devant Ponce Pilate, le gouverneur romain de la Judée, ce dernier confirme la sentence du Sanhédrin pour, cette fois, le motif politique de s'être proclamé "Roi des Juifs"; Jésus est ensuite flagellé, couronné d'épines puis crucifié la veille de la Pâque juive de l'an 30 ou 33. C'est ce que les Chrétiens appellent la Passion.

Mais trois jours plus tard, il serait ressucité, et demeurera quarante jours auprès de ses disciples avant de monter au Ciel lors de l'Ascension. Cette résurrection est depuis le symbôle de la vie éternelle qui attend tout bon chrétien lorsque le Christ reviendra pour le Jugement dernier, tel que saint Jean le raconte dans l'Apocalypse.

Christianisme

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16 avril 2007

L'Islam (2/2)

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L'islam aujourd'hui

L'islam compte actuellement 1,2 milliards de fidèles à travers le monde, dont 83% de sunnites, 16% de chiites et 1% de branches diverses. Bien que l'islam soit originaire d'Arabie, les musulmans sont aujourd'hui majoritairement situés en Asie orientale, en Indonésie surtout (196 millions de fidèles, soit 95% de la population), et trois pays du sous-continent indien, le Pakistan (125 millions), l'Inde (133 millions) et le Bangladesh (104 millions) qui réunissent à eux seuls 30% des musulmans de la planète.

L'islam n'est pas un ensemble homogène car ses aires culturelles sont distinctes les unes des autres: en adoptant les coutumes locales des pays conquis, en s'adaptant à des sphères régionales très variées, comme peuvent être différents les pays asiatiques des pays d'Afrique subsaharienne, cette religion a réussi un défi à la mesure de son caractère universaliste. Certains pays appliquent la charia, d'autres pas; certains considèrent l'islam comme une pratique religieuse (Arabie Saoudite), d'autres plutôt comme héritage culturel (Bosnie).

L'islam, ces dernières décennies, a connu une croissance exceptionnelle: celle-ci est due à la forte poussée démographique dans les pays du Sud, mais aussi au mal-être de peuples en manque de repères, à la recherche d'un instrument identitaire fort. Au début des années 90, la disparition de l'Union soviétique (qui soutenait plusieurs millions de musulmans, dont ceux de ses propres fédérations d'Asie centrale) et le nouvel ordre mondial dominé par les Américains, porteur d'une démocratisation à l'échelle mondiale, ont engendré un sentiment de crainte qui a incité une partie des musulmans à adopter un islam radical. L'islam apparaît de plus en plus comme une religion divisée: le développement d'un courant fondamentaliste est aujourd'hui un facteur important dans l'apparition de nouvelles tensions, tant au milieu même des croyants qu'avec les autres confessions.

L'islamisme

L'islamisme, ou fondamentalisme musulman, est un courant politique faisant de la religion le centre de sa ligne de conduite et qui refuse toute évolution de la religion musulmane (accusée d'être alors sous l'influence de l'Occident) courant réapparu à la suite des nombreux échecs des nationalistes arabes rencontrés depuis l'époque de la colonisation (et notamment après la révolution islamique en Iran à partir de 1979). On trouve dans ce retour à l'islam une certaine nostalgie de la grandeur passé, qui n'avait fait que décroître à partir de la fin du XVIIIe siècle tandis que, parallèllement, l'Occident s'industrialisait et s'affirmait de plus en plus dans les pays traditionnellement musulmans; par exemple l'Algérie, conquise par la France à partir de 1830. On pourrait aussi ajouter comme facteur de radicalisation de l'islam le vide politique rencontré dans les pays totalitaires que sont la plupart des pays arabes, et où la mosquée tient lieu de forum politique.

Lorsque Oussama Ben Laden organise en 1997 une réunion à Islamabad pour créer le "Front islamique contre les Juifs et les Croisés", il utilise les frustrations des peuples de religion musulmane afin de relancer l'ardeur des pays du Dar al Harb ("maison de la guerre"), c'est à dire les zones menées par des "infidèles" ou leurs amis (comme la Tchétchénie dominée par Moscou) mais où l'islam peut agir afin d'étendre son pouvoir. L'expansion de l'islam est alors facilitée par de nombreux réseaux d'écoles coraniques (les madrasas), de mosquées, d'associations (soutenus par des Etats qui se sentent menacés, comme c'était le cas du régime irakien de Saddam Hussein, de l'actuel régime iranien ou de l'Arabie Saoudite, bien éloignée de la démocratie), ce qui entraîne ce sentiment de solidarité assez important pour souder une communauté, surtout d'envergure internationale.

Toutefois, les fondamentalistes ne sont pas systématiquement liés au terrorisme, qui n'est que la forme extrême de la volonté de domination de certains d'entre eux, et ce d'autant plus que ces derniers sont manipulés par certains Etats ou groupes mafieux tirant profit de stratégies de déstabilisation. Le contexte post-11 septembre a considérablement accentué l'amalgame, sans doute entretenu par les Américains pour justifier leur politique extérieure à l'égard des pays orientaux. Il demeure toutefois certain qu'un islam militant est réapparu ces dernières années, lequel mérite désormais d'être considéré à sa juste valeur par les pays occidentaux. Les proportions prises en 2003 par l'affaire du voile islamique dans un pays laïc comme la France en est un des symbôles.

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11 avril 2007

L'Islam (1/2)

Islam

Troisième des grandes religions mondiales monothéistes selon l'époque de son apparition, au VIIe siècle, l'islam est, comme le christianisme, une religion à vocation universelle, mais ne dispose, elle, ni d'un véritable clergé hiérarchisé ni de sacrements. Son nom, islam, signifie en arabe "soumission", ce qui traduit l'attitude de piété et d'abandon de chaque fidèle envers les préceptes du Coran, le Livre sacré des musulmans.

La naissance de l'islam

Mahomet est né dans la pauvreté, vers 570 ap JC. Son père cependant, disparu peu avant sa naissance, appartenait au clan de Banu Hachim, de la puissante tribu des Quraychites, gardienne du sanctuaire de la Mecque (où se dresse la Ka'aba, qui abrite une pierre noire sacrée qui daterait du temps d'Abraham). Cette origine lui permet d'effectuer de nombreux voyages auprès de son oncle caravanier, et d'épouser la veuve d'un riche marchand de la Mecque, nommée Khadija.

C'est vers l'an 610 ap JC, alors que Mahomet est âgé d'environ 40 ans que l'archange Gabriel lui apparaît, lui faisant la première de ses "Révélations" divines. L'ensemble de celles-ci est retranscrit dans le Coran (Qur'an en arabe, qui signifie "récitation"), qui devient un recueil sacré des paroles de Dieu (Allah) à Mahomet. Il se réfugie avec environ 200 fidèles dans une ville commerciale qui deviendra Médine (Madinat an-Nabi: "la ville du Prophète"). Cet exil, survenu en l'an 622, est appelé l'Hégire, et représente une rupture avec la société traditionnelle. Dans le calendrier musulman, l'an 622 correspond dès lors à l'an 1.

Mahomet organise la nouvelle religion autour d'une communauté musulmans (de l'arabe mouslim: "celui qui a reçu l'islam", qui "s'est soumis à la volonté divine") qui s'élargit: il se présente comme le chef de l'"Oumma" (Ummat al Nabi: la "communauté du prophète"), instaure des institutions et une loi, la charia (chari'a), qui ont pour source le Coran et la sunna (le "comportement traditionnel").

Mahomet n'est pas seulement un chef religieux ou même politique, il devient un chef militaire et prône la "guerre sainte" (le djihad): il réprime l'opposition de la communauté arabe de Yathrib convertie au judaïsme et combat les dignitaires de la Mecque. La victoire musulmane de Badr, en 624, sur les troupes de la Mecque reste célèbre en devenant la date du début du jeûne du ramandan (le neuvième mois lunaire de l'année islamique). En 603, Mahomet entre dans La Mecque, conquise, interdit le culte des idoles et donne un nouveau rôle au sanctuaire de la Ka'aba.

Peu avant sa mort, survenue à Médine en 632, Mahomet effectue un pélerinage à la Mecque: cette démarche devient décisive pour les fidèles musulmans, car elle est un exemple à suivre (la tradition du hadj, le pélerinage que tout bon musulman doit faire une fois dans sa vie, si toutefois il en a les moyens) et donne un caractère véritablement sacré à la ville. Le hadj est un des cinq piliers de l'islam, qui comprennent également la chahada (la profession de foi), la salat (les cinq prières quotidiennes, une prière communautaire ayant lieu le vendredi à la mosquée), le siyam (le jeûne au cours du neuvième mois de l'année islamique, appelé ramadan), et le zakat (l'aumône).

La succession du prophète

Après la mort d'Ali, cousin et gendre de Mahomet, la question de la succession va diviser les musulmans en deux principaux courants religieux: le sunnisme et le chiisme.

Les sunnites, qui se réfèrent à la tradition (la sunna), estiment que les chefs musulmans doivent être désignés et se réfèrent aux actes et paroles du Prohète permettant d'interpréter le Coran et qui seront consignés dans les Hadith. Ils se réunissent autour de Mu'awiyya, qui a fondé à Damas en 611 le régime monarchique (héréditaire) des Omeyyades.

Les chiites, du mot chi'a, le parti (d'Ali), considèrent que seuls les descendants d'Ali (et donc du Prophète) peuvent lui succéder. Désignés comme chefs spirituels (les imams), les successeurs d'Ali bénéficieraient d'une sorte d'infaillibilité leur permettant d'interpréter le Coran et de guider la communauté des croyants. Le nombre d'imams légitimes, c'est-à-dire descendants d'Ali reconnus, sera à l'origine de la division du chiisme en plusieurs branches (les duodécimais en reconnaissent 12, les ismaéliens 7, les zaydites 5).

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05 avril 2007

Le Taoïsme

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Cette religion populaire est caractérisée par le culte de plusieurs divinités et par la vénération des ancêtres. Le taoïsme tire son nom de tao ("la voie" en chinois), qui est le principe suprême d'ordre et d'unité de l'univers considéré dans son ensemble.

Ce tao correspond aux forces se trouvant dans la nature et agissant sur le cosmos. Le cosmos est en effet rythmé par l'action de deux forces, variable selon les saisons, les impressions, les émotions...: le yin (représenté par le versant ombragé de la montagne, mais aussi par la Lune, l'humidité, le froid, le pôle féminin, et surtout la passivité) et le yang (soit le versant ensoleillé, la chaleur, la force de vie, le masculin et surtout, le mouvement). L'interprétation de toute chose se trouve alors dans l'alternance du yin et du yang, ce qui est le principe d'ordre et de réalisation énoncé par le tao. L'individu doit se soumettre à cet ordre des choses. Le yin est composé de kwei, sorte d'esprits mauvais tandis que le yang est formé d'esprits bienfaisants, les shen; les dieux sont composés uniquement de shen tandis que les hommes sont un mélange des deux sortes d'esprits, qui se divisent à la mort, les kwei allant vers les ténèbres et les shen rejoignant le ciel. C'est Fu Hi (2852 av J.C.) qui serait le père de cette cosmologie du yin et du yang.

Le tao comprend aussi les pratiques religieuses permettant aux hommes, et plus particulièrement à l'empereur, de communiquer avec les divinités célestes. Les cérémonies et vénérations des dieux se déroulent dans les temples taoïstes, et il existe plusieurs fêtes comme celles du printemps, des lanternes, de la Lune...

Lao-Tseu

Se sont ajoutés aux croyances initiales les principes de Lao Tseu, qui prescrit des pratiques physiques, médicinales et des rituels magiques. Lao Tseu aurait vécu entre 604 et 517 avant notre ère, dans la région du fleuve Jaune, le Huang-ho. Vénéré pour sa sagesse, il serait l'auteur d'un certain nombre de préceptes philosophiques, sur lesquels repose la doctrine taoïste, rédigés dans le Daodejing ou "livre de la voie et de la sagesse". Il prescrit la soumission à la nature, l'abandon de toute volonté contre le cycle des phénomènes du tao: "Je suivais le vent vers l'est et vers l'ouest, comme une feuille d'arbre ou de la paille sèche et, réellement, je ne sais pas si c'est le vent qui me poussait ou moi le vent." (Extrait du Lie-tseu, ouvrage taoïste du IVe siècle)

Lorsque le taoïsme devint religion d'Etat en Chine au IIe siècle de notre ère, grâce à Tchang Tao-Ling, qui fonda notamment de nombreux monastères, Lao-Tseu fut présenté comme un chef spirituel.

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27 mars 2007

Le Bouddhisme (3/3)

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Le bouddhisme actuel

Le bouddhisme comprend actuellement environ 330 millions de fidèles. S'il reste présent aujourd'hui sur l'île du Sri Lanka, ainsi qu'en Asie du Sud-Est (dans la péninsule indo-chinoise), il est reconnu comme religion d'Etat en Thaïlande ou au Bhoutan, par exemple. En revanche, il a pratiquement disparu de l'Union indienne, dont il est originaire. Malgré les persécutions dont il fit l'objet de la part des régimes communistes athées de Chine, du Vietnam, du Cambodge, il tend aujourd'hui à réapparaître et se maintient au Tibet en dépit des tentatives de Pékin: en 1950, la Chine annexait officiellement le Tibet, avant de l'envahir militairement en 1959, conduisant le 14e Dalaï-lama à trouver refuge au nord de l'Inde. Depuis cette date, les autorités chinoises ont entrepris de siniser le Tibet, et de faire disparaître le fondement de son identité, la religion. Les moines sont donc, aujourd'hui encore, victimes de nombreuses persécutions, alors qu'ils représentaient avant l'occupation chinoise le quart de la population. Le monastère de Potala, résidence des Dalaï-lamas à Lhassa, la capitale du Tibet depuis le XVIIe siècle, a été transformé en musée.

Le bouddhisme tibétain perdure essentiellement aujourd'hui non seulement grâce à la diaspora tibétaine, mais aussi en raison de l'intérêt suscité auprès des Occidentaux en manque de spiritualité: cette forme de religion, sans dieu particulier et s'apparentant plus à une philosophie, paraît plus accessible que d'autres religions aux dogmes en apparence plus exigeants. L'homme y trouve une place particulière, à la place de Dieu dans les autres grandes religions. De plus, elle prône la tolérance et n'a jamais eu recours aux armes pour se diffuser, contrairement aux autres grandes religions, (le Dalaï-lama, nommé Tenzin Gyatso, devait se voir attribuer le prix Nobel de la paix en 1989) et fait figure "d'humaniste" en guidant l'existence humaine pour lui éviter la souffrance.

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19 mars 2007

Le Bouddhisme (2/3)

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Les Révélations

La doctrine bouddhique consiste à affronter la douleur, inhérente à la vie humaine. Elle comprend plusieures révélations, dont les "quatre vérités" liées à la souffrance:

  • "Tout est douleur: la naissance, la vieillesse, la mort, l'union avec ce que l'on n'aime pas, la séparation d'avec ce que l'on aime, la non-obtention de ce que l'on désire";

  • "A l'origine de la douleur universelle est la soif", c'est-à-dire soif de plaisir, de vivre et même soif de mourir (le désespoir);

  • il existe "un chemin menant à la suppression de la douleur", par l'abolition du désir qui mène au nirvâna (qui est l'état de conscience libéré du désir et de tout attachement, donc la suppression de la douleur);

  • le nirvâna (qui signifie "extinction du souffle") peut être atteint grâce à la pratique de huit vertus, qui oriente la moralité, la concentration, la sagesse, le développement de l'esprit dans la "voie du milieu", appelée aussi la "Bonne loi" ou "Loi moyenne", faite de modération. Cela consiste en une règle de vie sage permettant d'échapper progressivement à l'enchaînement des existences, et à sortir du samsâra, la chaîne des renaissances perpétuelles, des vies successives.

Le karma qui correspond à l'ensemble des actes d'un individu conduisant à sa renaissance, est ici un maillon du samsâra; le nirvâna est donc atteint lorsque l'on sort du cycle des naissances et des morts.

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12 mars 2007

Le Bouddhisme (1/3)

Bouddhisme

Le bouddhisme est la 4e des grandes religions à être apparue dans le monde, au VIe siècle avant J.-C. Souvent assimilé à une philosophie, c'est pourtant une véritable religion puisqu'elle comprend des rites et un clergé. De plus, certaines formes du bouddhisme vénèrent des divinités.

Le Bouddha

Le bouddhisme est apparu avec un personnage historique devenu légendaire, le Bouddha (qui signifie "l'illuminé", "l'éveillé"). Né en 560 avant notre ère, le futur Bouddha s'appelait Siddhârta Gautama. Issu d'une famille princière du Nord-Est de l'Inde, la légende raconte qu'il serait le fruit de l'union entre un éléphant blanc et sa mère, Maya. Dans la réalité, son père est le chef de la tribu des Sâkya et l'élève dans la richesse de son palais, avant de lui faire épouser une princesse, qui lui donnera ensuite un fils.

Mais vers l'âge de 30 ans, Siddhârta s'évade plusieurs fois dans la ville proche du palais, Kapilavastu et, à trois reprises, va faire des rencontres qui seront déterminantes: un vieillard, puis un cadavre et enfin un moine mendiant qui lui font découvrir les souffrances de la condition humaine. Le prince, bouleversé, va alors quitter le luxe et le confort de sa vie de palais pour partir à la recherche de la spiritualité. Parcourant le Nord de l'Inde, il visite des castes hindoues, les brahmanes, puis les yogis, puis il mène pendant six années une vie d'ermite. C'est en arrivant à Bodh-Gaya, épuisé par les privations qu'il s'inflige, que Siddhârta reçoit l'aumône d'une femme et décide de renoncer aux mortifications. C'est ce qui sera appelé par la suite "la loi moyenne", qui contraint à renoncer non seulement aux plaisirs mais aussi aux trop grands sacrifices.

C'est dans la forêt de Bodh-Gaya que Siddhârta reçoit l'Illumination (la Bodhi en sanskrit) et devient Bouddha: après être longuement resté (pendant sept semaines, selon la légende) sous un figuier, assis dans la position du lotus, résistant aux tentations de Mâra (démon de la mort), et parcourant ses vies antérieures, il devient "Eveillé", comprenant enfin le processus de la souffrance humaine et donc la vérité de l'existence. Dès lors, il va diffuser les révélations qu'il a reçues, dont les "quatre vérités", c'est à dire la loi (le dharma), fondement du bouddhisme. Son prêche débute par le Sermon de Bénarès, ville où il fonde sa communauté, la Sangha. Vers 480 av J.-C., âgé de 80 ans, Siddhârta meurt à Kusinagara en atteignant le nirvâna, par le mahaparinirvana, la "grande extase". Ses disciples l'incinérèrent et regroupèrent ses cendres dans des reliquaires de pierre (les stupas), qui deviendront objets de vénération.

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