24 septembre 2009
Retour gagnant pour Maman Clijsters
Kim Clijsters et ses deux plus grandes passions : le tennis et sa fille, Jada. Source photo : AFP
C’est un véritable exploit que vient de réaliser Kim Clijsters en s’imposant à l’US Open dimanche face à la jeune Danoise Caroline Wozniacki (7/5 6/3). Plus que la victoire en elle-même, ce sont les conditions qui sont particulièrement inhabituelles puisque la Belge disputait son troisième tournoi seulement depuis son retour après une absence de plus de deux ans !
Une Kim Clijsters plus décontractée
Alors qu’elle avait décidé de prendre sa retraite en 2007 pour cause de lassitude, elle semble être revenue encore plus fort qu’avant. Entretemps, Clijsters s’est mariée avec le joueur de basket-ball américain Brian Lynch le 13 juillet 2007 et a donné naissance à une petite fille, Jada, le 27 février 2008. C’est au mois de mars 2009 que la joueuse a annoncé son retour à la compétition lors du tournoi de Cincinnati, organisé au mois d’Août.
Très vite, elle démontre qu’elle n’a pas perdu grand-chose de son talent en s’imposant face à des joueuses membres du Top 10 comme Svetlana Kuznetsova, récente lauréate de Roland Garros ou Victoria Azarenka. A l’US Open, on retrouve la Clijsters des grands jours face à Venus et Serena Williams en 1/8e et en demi-finale, respectivement n°3 et n°2 mondiales. Avec ses grands écarts défensifs et sa puissance impressionnante aussi bien en coup droit qu’en revers, la Belge nous a fait revenir quatre ans en arrière, lors de sa seule victoire en Grand Chelem précédente, l’US Open 2005.
Kim Clijsters devient la première joueuse « maman » à remporter un tournoi du Grand Chelem depuis Evonne Goolagong à Wimbledon en 1980. D’autres joueuses s’y sont depuis cassé les dents comme par exemple, de manière récente, l’ex-numéro 1 mondiale Lindsay Davenport. Cette dernière avait mis sa carrière entre parenthèses en 2006 en raison de sa grossesse. Revenue en 2008, elle n’a plus connu de grandes victoires, si ce n’est dans des tournois de seconde catégorie.
Cela donne encore plus de crédit à l’exploit de Kim Clijsters qui explique l’influence de sa nouvelle vie familiale sur son jeu en ces termes : « Ma situation familiale est évidemment un changement majeur, mais positif. Avant, je pensais au tennis 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Maintenant, ma fille et mon mari se soucient peu que j'aie gagné ou pas.»
Cette nouvelle situation semble avoir fait le plus grand bien à la joueuse belge qui avait auparavant bien du mal lors des grands rendez-vous, comme l’attestent ses quatre finales du Grand Chelem perdues (Roland Garros 2001 et 2003, US Open 2003 et Open d’Australie 2004). Aujourd’hui, c’est 100% depuis le début de sa nouvelle carrière. Et cela ne va pas s’arrêter de sitôt.
Retour fulgurant ou niveau médiocre du tennis féminin ?
Selon un sondage proposé sur le site internet de l’Equipe, la victoire de Kim Clijsters à l’US Open 2009 serait due pour 66% des sondés à un niveau médiocre du tennis féminin actuel. Il est vrai que ce retour victorieux était tellement inattendu qu’il peut légitimement soulever des interrogations. On constate ainsi que la n°1 mondiale actuelle, Dinara Safina, n’a toujours pas remporté un titre du Grand Chelem, ce qui est une situation pour le moins embarrassante pour le niveau du tennis féminin actuel. Une situation qui s’était déjà présentée en 2003 avec une certaine … Kim Clijsters.
12 mai 2009
Richard Gasquet a-t-il eu le nez poudré?
Richard Gasquet est dans la tourmente. A la peine depuis un an et demi au niveau des résultats tennistiques, il a de plus été contrôlé positif à la cocaïne durant le mois de mars, en marge du tournoi de Miami auquel il avait pourtant déclaré forfait. L'information est tombée telle une bombe samedi soir dans l'incompréhension générale. Dimanche, Gasquet prend la parole pour déclarer: "L'examen de l'échantillon B du contrôle subi fin mars 2009, pendant le tournoi de Miami, auquel je n'ai pas participé, a confirmé le caractère positif du résultat de l'échantillon A prélevé le même jour". C'est confirmé, l'ancien n°1 français a bel et bien pris de la cocaïne. Je le reconnais, je n'ai jamais été tendre avec Richard. Notamment car même s'il possède un bras en or, il a souvent déçu en raison d'un mental qui n'a jamais été à la hauteur de son talent. Mais cette affaire m'attriste au plus haut point. Gasquet ne mérite pas cette descente aux enfers, surtout que la prise de cocaïne cache un mal plus profond à mes yeux. Explications.
Un enfant sous les feux des projecteurs
Entraîné par son père dès son plus jeune âge (4 ans), Richard Gasquet a gravi les échelons très rapidement. Classé 15/4 à l'âge de neuf ans, le jeune prodige ne passe pas inaperçu et fait déjà la Une de Tennis Magazine! Présenté comme le champion que la France attend depuis Yannick Noah, Gasquet se forge très vite un palmarès impressionnant, notamment en remportant le tournoi des Petits As à Tarbes à l'âge de 12 ans (alors qu'il s'agit d'un championnat du monde officieux des 13-14 ans). Le jeune Richard doit porter sur ses épaules les attentes de tout un pays et la pression qui pèse sur lui est déjà très forte. Sans sembler y penser, il continue son irrésistible ascension. En 2002, à l'âge de 15 ans et 10 mois, il devient le plus jeune joueur à remporter un match en Masters Series sur la terre battue de Monte-Carlo, face à un spécialiste de cette surface, Franco Squillari. Deux mois plus tard, à Roland Garros, il s'incline avec les honneurs face à Albert Costa, futur vainqueur du tournoi. Sur le circuit junior, réservé aux moins de 18 ans, Richard fait des étincelles en remportant les tournois de Roland Garros et de l'US Open. A la fin de la saison, il passe professionnel.
Le "petit Mozart" du tennis
Très vite, Gasquet fait parler de lui en raison de sa qualité de jeu exceptionnelle. Il a un des plus beaux revers du circuit et un jeu complet comme on a rarement vu à ce niveau. Dès lors, les médias le surnomment "le petit Mozart" ou "Baby-Federer". Au fil des années, le Français obtient quelques bons résultats mais jamais ceux escomptés. Il réalise d'excellentes performances comme sa victoire face à Roger Federer à Monte-Carlo en 2005 et les trophées glanés à Nottingham (2005 et 2006), Gstaad (2006), Lyon (2006) et Mumbai (2007). En 2004, il remporte le double mixte à Roland Garros aux côtés de Tatiana Golovin. Hormis cette victoire quasi-anecdotique, les résultats de Gasquet en Grand Chelem ne sont pas du tout à la hauteur de son talent. Il faut attendre Wimbledon 2007 pour le voir atteindre les demi-finales après avoir battu Andy Roddick dans un match d'anthologie. Il a pourtant du mal à se défaire de son image de joueur désinvolte, quasi-absent lors de certains matchs. Il souffre clairement d'un complexe Nadal, l'Espagnol étant de la même génération que Gasquet. Ils ont souvent été comparés au début de leur carrière. Mais lorsque Rafa a atteint les sommets en 2005, Richard était encore à la recherche de son premier titre. Mentalement, Richard commence peu à peu à ressentir la pression des médias. Jusque l'année dernière ou il a fini par imploser au moment de l'arrivée de Jo-Wilfried Tsonga sur le devant de la scène avec son lot de nouvelles comparaisons et de nouvelles questions. Gasquet en a eu assez.
"Le tennis est un sport à la con"
Lors de la rencontre de Coupe Davis entre la France et les Etats-Unis en avril 2008, Richard Gasquet a créé la polémique en raison de son attitude désinvolte. Absent sur le banc des supporters, préférant envoyer des SMS plutôt que d'encourager ses partenaires, il a de plus refusé de rencontrer Andy Roddick lors d'un match décisif, préférant jouer contre James Blake dans un match sans enjeu. Interviewé sur son attitude et ses résultats récents, il répond: "Elle est bizarre l'image que j'ai. Jeune, j’ai abandonné un ou deux matchs et je me suis fait descendre. On m'appelait le "Génie", le "Mozart": j'étais le mec qui a du talent mais qui ne savait pas se faire mal. Cette image reste. Les gens n'imaginent pas la pression que l'on a sur les épaules. Le tennis est un sport à la con." C'est le début de la descente aux enfers pour Gasquet. Les résultats ne suivent plus vraiment et il semble être démotivé à l'idée de retrouver le plus haut niveau. Jusqu'à cette fameuse soirée du mois de mars à Miami où, alors qu'il s'amuse sur un fond musical de Bob Sinclar venu mixer exprès pour l'occasion, Richard Gasquet a ingéré de la cocaïne, volontairement ou non. Ceci pourrait sonner le glas de la carrière du jeune Français, qui risque une suspension de deux ans. Interdit de jouer jusqu'à ce que l'affaire soit étudiée en commission, Gasquet a déclaré: "Compte tenu de la complexité de ce dossier, je réunis actuellement les preuves de mon innocence et fixerai le moment opportun pour m'exprimer".
En espérant que tout ceci ne se termine pas trop mal.
25 janvier 2009
L'héroïque come-back de Jelena Dokic
Le tennis féminin semble être un sport propice aux leçons de vie, comme le retour au plus haut niveau de l'Australienne Jelena Dokic tend à le démontrer. Comme Monica Seles (revenue après avoir été poignardée sur un terrain) et Jennifer Capriati (revenue après avoir été arrêtée pour un vol à l'étalage et avoir plongé dans la drogue) l'avaient fait avant elle, alors qu'elles avaient touché le fond, émotionnellement et physiquement parlant. Lorsque j'ai commencé à vraiment m'intéresser au tennis en 2002, Jelena Dokic, 19 ans, était un grand espoir en devenir. Jeune, jolie, talentueuse, elle avait tout pour plaire. Quatre ans plus tard, elle a disparu du circuit WTA. Avant de réapparaître miraculeusement cette semaine à l'Open d'Australie, où elle vient aujourd'hui de se qualifier pour les quarts de finale de manière héroïque, portant sur ses épaules tous les espoirs d'une nation.
Des débuts précoces
Jelena Dokic est née en 1983 à Osijek, en Yougoslavie. La petite Jelena commence doucement à taper dans la balle jaune alors que les différentes ethnies de son pays s'entredéchirent. La guerre éclate. En 1994, la famille Dokic va trouver refuge en Australie, dont Jelena va prendre la nationalité. Son père, Damir, se rend vite compte de l'habileté de sa jeune fille une raquette à la main et décide de devenir son entraîneur et manager. Il distribue les conseils sur les terrains et compte les dollars dans les vestiaires. En 1998, Jelena devient championne du monde chez les juniors. Dès lors, elle passe professionnelle en 1999 (à 16 ans) et connaît son premier exploit à Wimbledon, lorsqu'elle bat la n°1 mondiale de l'époque, Martina Hingis, avant d'atteindre les quarts de finale. Même endroit et autre l'exploit l'année suivante, en 2000, lorsqu'elle atteint les demi-finales du tounoi londonien. Sur le terrain, la progression de la jeune australienne est remarquable. En coulisses, rien ne va plus.
Tourmentée par un père tyrannique
Damir Dokic, le père-entraîneur de Jelena, fait parler de lui en coulisses. Coups de poings à des photographes, insultes envers les adversaires de sa fille, Damir collectionne les scandales. A l'US Open en 2000, il s'est fait exclure du stade pour s'en être pris au personnel à cause du prix d'un sandwich au saumon. L'année suivante, il a assuré que le tirage au sort de l'Open d'Australie avait été truqué pour handicaper sa fille. "C'était dur à vivre pour moi. J'étais si jeune, je ne me rendais pas vraiment compte, témoigne Jelena. Mais à 19 ans j'ai craqué". Son père a fini par se faire exclure définitivement du circuit WTA et a dès lors rapatrié toute sa famille à Belgrade. Jelena reprend alors la nationalité serbe et atteint le pic de sa jeune carrière en devenant numéro 4 en 2002, avant de chuter inexorablement vers la 400e place. Encouragée par son petit ami, elle "s’enfuit" à nouveau vers l’Australie en 2005, où à peine débarquée elle avoue : "Je me sens australienne, je veux jouer à nouveau pour ce pays." elle amorce alors un premier retour à l'Open d'Australie 2006 où, bénéficiaire d'une invitation, elle chute d'entrée face à Virginie Razzano. Damir Dokic, furieux de voir sa fille partir, menace alors de la kidnapper et hurle sa haine dans les colonnes d'un journal serbe. "J'ai pensé lancer une bombe atomique sur Sydney depuis que Jelena a perdu au premier tour cette semaine, une défaite dont l'Australie est responsable, fulmine-t-il. J'ai même pensé tuer un Australien pour me venger, mais cela ne m'apporterait rien."
Jelena refait surface
Jelena Dokic sombre alors dans une intense dépression et coupe tout contact avec sa famille et le monde du tennis. Soutenue par son petit ami, qui l'aide à remonter la pente en l'épaulant dans les moments difficiles, Jelena finit peu à peu par reprendre goût à la vie et oublier les troubles que son père lui a causé par le passé. Les blessures ont fini par cicatriser. Elle recommence dès lors à s'adonner à sa passion en participant à des matchs sur le circuit ITF, où elle remporte trois tournois en 2008 à Florence, Caserta et Darmstadt. Au mois de décembre, elle remporte un tournoi de qualification pour l'Open d'Australie, ce qui lui permet d'obtenir une wild-card et d'entrer directement dans le grand tableau bien qu'elle ne soit classée qu'à la 187e place mondiale. Soutenue par un public australien en quête de héros, elle y remporte quatre belles victoires dont deux face à deux joueuses du Top 20, Anna Chakvetadze (18e) et Caroline Wozniacki (12e). En plus d'une qualité de jeu admirable, Dokic fait preuve d'un moral et d'un courage homériques comme a pu le prouver sa victoire d'aujourd'hui face à la Russe Kleybanova, remportée 8/6 au troisième set après 3h de jeu. Je ne peux pas effacer mes erreurs du passé, j'espère que les gens comprennent c'est tout, mais j'ai l'impression que les Australiens m'ont pardonné, leur soutien a été incroyable", a-t-elle déclaré après avoir définitivement été adoubée par le peuple de Melbourne. "J'ai connu tellement de bas dans ma vie. Les difficultés que je peux rencontrer sur un terrain de tennis ne sont rien à côté. Ce que je vis ici est peut-être une récompense après tous ces malheurs."
A ne pas en douter, quelque soit le résultat de son prochain match, Jelena Dokic aura déjà remporté la plus belle des victoires face à la vie.
12 juin 2008
Les Enfants Terribles
Cela fait maintenant trois ans que Roger Federer et Rafael Nadal dominent le tennis de haut niveau. Ils sont les Enfants Terribles du tennis, des joueurs au talent sans limites. Depuis l'accession de Nadal à la place de n°2 mondial en Juillet 2005, ils sont tous les deux bien accrochés à leur place au sommet de la hiérarchie et semblent ne pas vouloir bouger. Cela se bouscule derrière eux avec des Roddick, Davydenko, Djokovic qui ont tour à tour occupé la place de n°3 mais sans jamais les faire réellement vasciller. Petit retour en arrière sur cette rivalité entre deux joueurs exceptionnels et tellement différents qui fait saliver les fans...
Roger Federer, la classe incarnée:
N°1 mondial depuis février 2004, Roger Federer est sans conteste un des meilleurs joueurs de l'Histoire. A la tête de 12 titres du Grand Chelem, il semble bien parti pour affoler les chiffres. Il écrase quasiment tous les joueurs du circuit lorsqu'on observe leur face-à-face grâce à son jeu, qui est le plus complet actuellement. Il possède à la fois un des meilleurs coup droit, un des meilleurs revers, un des meilleurs services et une des meilleures vollée. Une classe qui fait de lui un des plus beaux joueurs à voir jouer. Le Maître semble imbattable mais ce serait sans compter avec Rafael Nadal...
Rafael Nadal, le vaillant guerrier:
Rafael Nadal détient lui quatre titres du Grand Chelem, tous remportés sur la terre battue de Roland Garros. Il est "The King of Clay", le joueur imbattable sur terre battue depuis 2005. Ses principales qualités sont une maîtrise parfaite de la glissade, un coup droit de gaucher dévastateur et un mental impressionnant. C'est ce dernier point qui fait de lui un des joueurs les plus sympathiques à voir jouer car il sait retourner des situations très mal engagées. Et surtout car c'est un des rares à tenir la dragée (très) haute au roi Roger...
Les face-à-face:
11 (Nadal)-6 (Federer)
Miami 2004 (dur, 2ème tour): Rafael Nadal gagne 6/3 6/3
Surprise à Miami lorsque le n°1 mondial perd rapidement devant un inconnu de 17 ans, Rafael Nadal! Connu chez les juniors (à l'égal de Gasquet), il surprend ici Roger Federer et remporte sa première victoire importante. Comme si c'était un signe...
Miami 2005 (dur, finale): Roger Federer gagne 2/6 6/7 7/6 6/3 6/1
La revanche de l'année précédente. Nadal n'est pas passé loin de refaire un coup mais il s'incline logiquement
face à Federer.
Roland Garros 2005 (terre battue, demi-finale): Rafael Nadal gagne 6/3 4/6 6/4 6/3
Rafael Nadal commence son règne sur terre et dans ses face-à-face avec Federer également, comme le montrent les chiffres.
Dubaï 2006 (dur, finale): Rafael Nadal gagne 2/6 6/4 6/4
Nadal prend une nouvelle fois le meilleur sur Federer et cette fois-ci c'est sur dur! L'Espagnol impressionne.
Monte-Carlo 2006 (terre battue, finale): Rafael Nadal gagne 6/2 6/7 6/3 7/6
Rome 2006 (terre battue, finale): Rafael Nadal gagne 6/7 7/6 6/4 2/6 7/6
Le plus beau match entre les deux ténors du circuit. 5h05 de jeu! De plus, Nadal l'emporte après
avoir sauvé des balles de match.
Roland Garros 2006 (terre battue, finale): Rafael Nadal gagne 1/6 6/1 6/4 7/6
Wimbledon 2006 (gazon, finale): Roger Federer gagne 6/0 7/6 6/7 6/3
La revanche de Roger, intraitable sur le gazon londonien, après une nouvelle défaite face à l'Espagnol à Roland Garros. La surprise vient tout de même de la présence de Rafael en finale, qu'on n'attendait pas à pareille fête sur une surface aussi rapide.
Masters Shangaï 2006 (dur, demi-finale): Roger Federer gagne 6/4 7/5
Monte-Carlo 2007 (terre battue, finale): Rafael Nadal gagne 6/4 6/4
Hambourg 2007 (terre battue, finale): Roger Federer gagne 2/6 6/2 6/0
Enfin Federer a pris le dessus sur Nadal sur terre battue! Il met ainsi fin à une série de cinq victoires d'affilée de l'Espagnol sur cette surface.
Roland Garros 2007 (terre battue, finale): Rafael Nadal gagne 6/3 4/6 6/3 6/4
Rafael Nadal reprend le dessus tout de suite et ne laisse pas un seul espoir à Federer en finale de Roland Garros. Le Suisse commence à ruminer...
Wimbledon 2007 (gazon, finale): Roger Federer gagne 7/6 4/6 7/6 2/6 6/2
Une nouvelle fois, un très très beau match. Intraitable pendant toute la quinzaine, Federer fait preuve d'une fébrilité qu'on ne lui connaissait pas face à un Nadal de plus en plus à l'aise sur le gazon londonien. Federer l'emporte, mais d'un souffle.
Masters Shangaï 2007 (dur, demi-finale): Roger Federer gagne 6/4 6/1
Roger corrige véritablement Rafa dans ce match à sens unique. L'Espagnol ne semble pas pour autant paniquer. La suite des évènements va lui donner raison.
Monte-Carlo 2008 (terre battue, finale): Rafa Nadal gagne 7/5 7/5
Hambourg 2008 (terre battue, finale): Rafa Nadal gagne 7/5 6/7 6/3
Roland Garros 2008 (terre battue, finale): Rafa Nadal gagne 6/1 6/3 6/0
Roger Federer prend la correction la plus sévère de sa carrière en finale d'un Grand Chelem. Epoustouflant pendant toute la quinzaine, Nadal a confirmé son état de forme hallucinant face à un Federer que l'on croyait plus en forme. Pire, le Suisse s'est montré très friable mentalement alors qu'il semblait avoir trouvé la tactique pour battre l'Espagnol sur terre battue... Nadal semble lui imperturbable. La suite confirmera si Nadal a vraiment pris le dessus ou s'il s'agit uniquement d'une question de surface. Toujours est-il que la débâcle de Roland Garros restera dans les mémoires.
27 janvier 2008
La puissance Jo-Wilfried Tsonga
La France tennistique vient récemment de vibrer au rythme des exploits successifs de Jo-Wilfried Tsonga qui s'est malheureusement soldé par une défaite en finale de l'Open d'Australie 2008 face à Novak Djokovic, n°3 mondial 4/6 6/4 6/3 7/6. Si l'on s'arrête aux résultats bruts, on peut penser que le jeune joueur français doit être extrêmement déçu car une finale de Grand Chelem ça n'arrive pas tous les jours. Ce serait mal connaître le garçon et les souffrances qu'il a du endurer pour en arriver là.
Il est une grande surprise pour beaucoup de personnes mais Tsonga n'est pas apparu de nul part et il fait parler de lui depuis plusieurs années. Vainqueur de quatre titres en simple dont l'US Open 2003, il s'est classé deuxième mondial chez les juniors le 13 Octobre 2003. Le passage au circuit senior s'avère difficile où il ne réalise aucune performance exceptionnelle sur le circuit principal, s'inclinant au premier tour de Roland Garros en 2005 face à Andy Roddick. Il est perturbé par de gros pépins physiques, particulièrement au dos. Il se fait opérer d'une hernie discale en 2006 et pense même mettre fin à sa carrière. Jo-Wilfried fait preuve d'une détermination impressionnante au moment de se forger un physique à la hauteur de son mental lors de sa rééducation.
A la manière de Cassius Clay, avec qui la ressemblance physique est frappante, Tsonga réalise un travail intense de musculation jusqu'à atteindre 91 kg et reçoit le surnom de Muhammad Ali du tennis. Son jeu ressemble à s'y méprendre à celui d'Andy Roddick, caractérisé par un gros service et une puissance de feu en coup droit. Ceci comprend malheureusement les mêmes faiblesses que l'Américain en terme de revers mais le Français possède une plus grande agilité à la vollée. C'est en 2007 qu'il se révèle au grand public. Après avoir perdu au premier tour de l'Australian Open 2007 face à Andy Roddick (encore lui) mais en ayant remporté le premier set au tie-break 20-18 (le record du tournoi), il bat Lleyton Hewitt au Queen's et atteint les 1/8e de finale de Wimbledon où il s'incline face à Richard Gasquet.
Il atteint également le 3ème tour de l'US Open (défait par Rafael Nadal) et les demi-finales à Lyon et finit l'année à la 43ème place mondiale. Au début de 2008, il a une nouvelle fois battu Lleyton Hewit en deux sets secs et a rejoint les demi-finale à Adélaïde. Il arrive donc à Melbourne pour l'Australian Open avec de grandes ambitions.
Il élimine Andy Murray (n°9 mondial) dès le premier tour et se défait peu après de Richard Gasquet (n°8 mondial) puis de Mikhail Youzhny (n°14 mondial) en quart de finale. Le jeune Français de 22 ans est en train d'écrire les premières lignes de son exploit car un match choc l'attend face au n°2 mondial, Rafael Nadal, en demi-finale. Il ne se laisse pas submerger par la pression de l'évènement et ne laisse aucune chance à l'Espagnol en s'imposant 6/2 6/3 6/2, faisant de cette victoire son match référence. Jo est ainsi le premier Français à se qualifier pour une finale de Grand Chelem depuis Arnaud Clément en 2001! Face à Djokovic, il fait preuve de beaucoup de combativité, remportant la première manche 6/4 avant de céder à la pression et de laisser filer le Serbe 6/4 6/3 7/6.
Tsonga n'a pas du tout déçu et a vraiment fait peur à Djokovic, qui aurait pu être embarqué dans une piègeuse cinquième manche. Dans tous les cas, il apporte un bon bol d'air au tennis français, prenant le dessus sur un décevant (depuis plusieurs années) Richard Gasquet. Là où Gasquet se montre timide et maladroit dans sa conduite d'un match, Jo-Wilfried Tsonga s'impose physiquement en entrant sur le terrain grâce à son gabarit de colosse. Beau, jeune et talentueux, Tsonga a tout pour réussir un belle carrière au top niveau. Espérons que cet exploit ne sera pas sans suite.
07 juin 2007
Gaston Gaudio
Alors que Roland Garros bat son plein, parlons un peu d'un joueur très talentueux sur terre battue ces dernières années: Gaston Gaudio. J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises sur ce blog mais sans jamais véritablement expliquer d'où venait mon intérêt pour ce joueur. Argentin, Gaston Gaudio est né en 1978 et est passé professionnel en 1996. Sa progession est lente et semée d'embûches mais Gaston fait preuve d'un réel talent. Dès 1998, il remporte deux tournois challengers (tournois de seconde zone) et commence à apprendre la vie de tennisman professionnel.
Il faut attendre 2000 pour le voir réussir de belles performances sur le circuit principal, notamment sur la terre battue de Monte-Carlo où il bat tour à tour (et sans perdre un set) Marat Safin, Felix Mantilla et Juan Carlos-Ferrero avant de tomber en demi-finale. C'est en 2002 qu'il remporte ses premiers titres et qu'il commence à avoir une réputation de joueur spécialiste de terre battue. Il propose un jeu de fond de court caractéristique de cette surface et s'impose souvent grâce à son merveilleux revers à une main, un modèle du genre (et un des plus beaux au sein des joueurs encore en activité avec Federer et Gasquet).
Il remporte les titres à Barcelone et une semaine plus tard à Mallorca en battant dans ces deux tournois les n°1 et n°2 mondiaux de l'époque Lleyton Hewitt et Gustavo Kuerten ainsi que le futur vainqueur de Roland Garros, Albert Costa. Il confirme à Roland Garros de la même année où il atteint les 1/8 de finale et ne cède que devant Ferrero, futur finaliste, en cinq manches. Pas de titre pour Gaston en 2003 mais un évènement comme on en voit rarement dans le tennis.
En demi-finale à Hambourg face à son compatriote Guillermo Coria, Gaudio réalise un beau match. Coria demande alors l'entrée du kiné sur le court. Rien de plus normal en somme, sauf qu'à la fin du premier jeu de la troisième manche, Coria tape sur sa poitrine en regardant Gaudio, ce que ce dernier prend comme une insulte. Excédé, il perd sa concentration et Coria remporte le match. Le comble? Coria gambade comme un lapin dans cette dernière manche. Pas très sportif que de faire intervenir le kiné pour briser le rythme de son adversaire... Dans les vestiaires, le ton monte entre les deux joueurs qui en viennent presque aux mains. Entre les deux joueurs, la guerre est déclarée.
Le hasard fait que les deux joueurs se retrouvent en finale du tournoi le plus important sur terre battue, Roland Garros, en 2004. Coria a pour lui de nombreux titres glanés pendant toute la saison sur terre; il est largement favori. Gaston (44e mondial) a pour lui un revers dévastateur (son arme principale) et un état de grâce depuis le début du tournoi avec des victoires prestigieuses: Canas au premier tour en cinq manches, Jiri Novak au second encore en cinq manches puis Igor Andreev, Lleyton Hewitt et David Nalbandian tous trois balayés en trois manches. La rencontre s'annonce explosive entre les deux frères ennemis.
Elle commence assez mal pour Gaudio: en moins d'une heure, il est mené 6/0 6/3. Face à la pression de l'évènement, il ne voit pas le jour face à un Coria impérial. C'est dans la troisième manche que tout va basculer. Alors que les joueurs sont au coude à coude à 4/3 pour Coria, le public lance une ola interminable. Gaston pose sa raquette et sourie en applaudissant. Etrangement, lorsque le jeu reprend, Gaston se sent libéré et il empoche la troisième manche 6/4. Dans la foulée, Coria commence à perdre ses moyens dans la quatrième manche. 6/1 pour Gaudio. Il va donc y avoir une cinquième manche, au combien dramatique...
Coria prend très vite la direction des opérations en menant 3/1 mais Gaston revient à 4/4. Guillermo a à nouveau l'avantage en servant pour le match à 6/5 et en obtenant deux balles de match. Toutes les deux sauvées, Gaston lâche un "Vamooooos" qui exprime toutes les émotions du monde... Trois jeux plus tard, il remporte le match et le tournoi, devenant le premier Argentin à le gagner depuis Guillermo Vilas en 1977! Lors de la remise de la coupe, l'émotion est trop forte et Gaston fond en larmes. Celui que l'on n'attendait pas remporte une finale au scénario improbable (la plus belle que j'ai pu voir jusque maintenant) et pleine de suspens.
Cela donne un coup de fouet à sa carrière et il remporte cinq titres sur terre battue en 2005 à Vina del Mar, Buenos Aires, Estoril, Gstaad et Kitzbühel. Il devient cette année-là 5e mondial. Malheureusement, il fait depuis preuve d'une irrégularité et une inconstance qui lui porte préjudice. Retombé à la 72e place mondial, il souffre. Certains parlent d'un talent gâché certes, mais il a eu son heure de gloire et a su en profiter...
Cette année, Gaston s'est battu au premier tour de Roland face à Marc Gicquel au premier tour (en cinq manches) et s'est donné le droit d'affronter Lleyton Hewitt sur le court central au second tour. Après de lourdes défaites lors de la tournée sur terre battue, Gaudio retrouve l'espace de deux manches le niveau qui avait fait de lui un vainqueur de Roland Garros. Sur le court central qu'il n'avait plus foulé depuis un moment, il retrouve des sensations, particulièrement en revers. Malheureusement, il connait une perte de concentration qui lui est propre et ici, fatale. Dommage, surtout qu'il commence déjà à penser une possible retraite...
17 avril 2007
Tatiana Golovin remporte le premier tournoi de sa carrière à Amelia Island!
La date du 9 Avril est à marquer d'une pierre blanche car Tatiana Golovin vient enfin d'ouvrir son palmarès! Après avoir échoué trois fois en finale en 2004 à Birmingham (face à Maria Sharapova), en 2005 à Tokyo (face à Maria Kirilenko) et en 2006 à Stuttgart (face à Nadia Petrova), Golovin a rompu le signe indien. Et de quelle manière! Sur sa route vers le titre, elle a vaincu Venus Williams (ancienne n°1 mondiale) en quart de finale 6/2 6/3 puis Ana Ivanovic en demi 6/4 3/6 6/3 et Nadia Petrova (7e mondial) 6/2 6/1. Sur la terre battue grise d'Amelia Island, Tatiana a littéralement survolé le tournoi de sa classe.
Cela faisait depuis 2004 et ses débuts tonitruants (1/8 de finale à l'Open d'Australie et à Wimbledon à moins de 16 ans!) que l'on attendait la jeune Française au plus haut niveau. Navigant autour de la vingtième place mondiale depuis maintenant deux ans, Golovin avait un peu du mal à confirmer. Depuis début 2006 elle était sur la pente ascendante. Après avoir atteint les demi-finales à Miami (où elle faisait jeu égal avec Sharapova, future vainqueur) où elle a malheureusement dû abandonner, elle a fait un retour tonitruant en Fed Cup, en match de barrage face à la République Tchèque (des terriblement talentueuses Nicole Vaidisova et Lucie Safarova).
En remportant le point décisif, Tatiana Golovin a alors sauvé la France d'une élimination précoce. Continuant sur sa lancée, elle a atteint les premiers quarts de finale en Grand Chelem de sa carrière, à l'US Open (en battant notamment Nadia Petrova en huitième). Peu après, elle a atteint une nouvelle finale, à Stuttgart perdue face à Nadia Petrova (encore elle!) dont c'était la première victoire dans leurs faces à faces. Après une nouvelle blessure à la cheville, elle avait alors mis fin à sa saison. En 2007, Tatiana alternait le bon et le moins bon avant sa victoire à Amelia Island.
Fort de cette victoire, Tatiana est arrivée en confiance à Charleston, autre tournoi sur terre battue. Après avoir remporté trois belles rencontres, elle a malheureusement dû abandonner sur blessure face à Dinara Safina en quart de finale. Malgré tout, la Française a confirmé sa bonne forme du moment et on attend beaucoup d'elle pour la prochaine rencontre de Fed Cup face au Japon qui se déroulera les 21 et 22 Avril à Limoges. A 19 ans, elle a encore du champ devant elle...
07 avril 2007
Thomas Muster
Thomas Muster est un joueur de tennis autrichien né le 2 Octobre 1967. Sa carrière s'est étalée entre 1985 et 1999. Son jeu était caractérisé par une maîtrise du fond de court impressionnante, lui donnant un avantage évident sur des surfaces lentes comme la terre battue. Il faut savoir que si Rafael Nadal est en ce moment "The King of Clay", le premier joueur de l'histoire à avoir fait de cette surface son terrain de jeu favori était l'Autrichien, dont la puissance n'avait pas d'égal.
Thomas Muster est aussi connu pour sa grande force mentale. En effet, il commence à obtenir ses premiers bons résultats en 1989 après avoir remporté 5 tournois de moindre importance les années précédentes. Cette année-là, il atteint les 1/4 de finale de l'Open d'Australie avant d'atteindre la finale de Key Biscane (Masters Series de Miami actuellement)... qu'il ne disputera jamais. En effet, la veille de la finale il se fait renverser et est gravement blessé au genou. On le croit fini pour le tennis...
Mais c'est mal connaître Muster que de croire qu'il allait abandonner la partie. Avec un courage inébranlable il suit un programme de rééducation et d'entraînement de tennis en même temps. Dans les journaux d'époque, on a pu voir une photo de Muster en train de s'entraîner, assis dans un fauteuil roulant et avec une jambe dans le plâtre! Sa volonté extraordinaire lui permet d'atteindre les demi-finales de Roland Garros dès 1990. Il va peu à peu monter en puissance sur la surface ocre au fil des années en remportant de nombreux tournois.
Jusqu'à 1995, année de sa consécration. 40 victoires d'affilée sur terre battue lui valent le surnom de Muster-minator. Grand favori, il remporte cette année-là son unique victoire en tournoi du Grand Chelem, à Roland Garros. Avec pas moins de 12 tournois remportés en 1995, il devient n°1 mondial au début de l'année 1996. Il va par la suite peu à peu décliner jusqu'à sa retraite (en 1999) tout en brillant épisodiquement, notamment en atteignant les demi-finales de l'Open d'Australie en 1997.
Thomas Muster en quelques chiffres:
Meilleur classement: n°1
1 titre du Grand Chelem
44 tournois remportés au total
22 mars 2007
Goran Ivanisevic
Goran Ivanisevic est un joueur de tennis croate né le 13 Septembre 1971. Gaucher d'1m93, il début sa carrière en 1988. Dôté d'un service surpuissant, il a été le plus grand serveur de sa génération et peut-être même de l'histoire. Cependant, il est passé à côté d'une très grande carrière notamment à cause d'une épaule fragile et d'un mental pas toujours à la hauteur. C'est par son charisme et son jeu très porté vers l'attaque qu'il a laissé une trace indélébile sur les courts de tennis où il est passé.
Ivanisevic est le premier joueur à avoir fait de son service une véritable arme. De grande taille et gaucher, ses rivaux se sont souvent exprimés sur la difficulté de prévoir les trajectoires qu'allaient prendre ses mises en jeu. Il avait en effet une faculté à trouver des angles intouchables, même par les meilleurs retourneurs du monde. Il lui arrivait de gagner des jeux services en servant quatre aces! Il servait facilement plus de mille aces par an et a dominé le classement des serveurs pendant plusieures années.
En tant que grand serveur, le terrain le plus propice au succès est évidemment l'herbe ultra-rapide de Wimbledon. Et Goran a développé une histoire d'amour toute particulière avec ce tournoi... Il a atteint les finales 1992 (battu par Agassi), 1994 (battu par Sampras) et 1998 (battu à nouveau par Sampras). Le problème est qu'il est tombé sur Pete Sampras, qui avait décidé de faire du tournoi anglais son jardin. Après avoir perdu trois fois en finale et deux fois en demi-finale, certains pensent que le Croate ne remportera jamais de tournoi du Grand Chelem. Mais, alors qu'il n'est classé que 121e mondial et qu'il est âgé de 30 ans, Goran Ivanisevic joue le meilleur tennis de sa vie pendant deux semaines en 2001 et l'emporte enfin, contre toute attente!
Sur sa route il a battu Andy Roddick (70 aces à eux deux sur tout le match!) en quatre sets, Tim Henman en cinq sets et Patrick Rafter en finale et en cinq manches 6/3 3/6 6/3 3/6 9/7. Enfin, il a réalisé son rêve et de belle manière: c'est un vrai combat qu'il a mené, passant plusieures fois tout près de l'élimination. Ce qui est assez étrange c'est que justement l'année où on ne l'attendait pas qu'il a remporté le tournoi! C'est la marque des grands champions...
En 2004, Goran a décidé de partir à la retraite après son dernier Wimbledon. Il perd au troisième tour face à Lleyton Hewitt dans un match où il n'a cessé de jouer avec le public. Une larme a failli couler lorsque je l'ai vu quitter le terrain...
Et pourtant, il est toujours présent sur les courts en 2005, pour une dernière bravade. Il remporte la Coupe Davis pour son pays avec ses coéquipiers Ljubicic et Ancic, après avoir disputé tous les matchs de double (sauf en finale). Goran a ensuite quitté définitivement le tennis professionnel, laissant un souvenir inoubliable de très grand champion...
Goran Ivanisevic en quelques chiffres:
Meilleur classement: n°2
1 titre du Grand Chelem
22 titres au total
14 mars 2007
Jennifer Capriati
Jennifer Capriati apparaît sur les courts de tennis professionnel en 1990, alors qu'elle n'a que 13 ans. Elle ne se fait pas attendre pour faire éclater au grand jour son talent puisqu'elle atteint les demi-finales d'un Grand Chelem dès Roland Garros! Elle est battue par Monica Seles, autre jeune joueuse au talent très précoce et de deux ans son aîné. Elle remporte son premier titre à Puerto Rico et entre dans le Top 10 dès sa première année sur le circuit en terminant 8e! La performance est exceptionnelle: elle est la plus jeune demi-finaliste d'un Grand Chelem et dans la foulée la plus jeune à atteindre le Top 10. Et ce n'est que le début...
En 1991 elle devient la plus jeune joueuse à atteindre les demi-finales de Wimbledon à l'âge de 15 ans. Et pas de n'importe quelle manière puisqu'elle a battu Martina Navratilova, la tenante du titre, en quart de finale. Elle glane cette année-là deux autres titres, à San Diego (en battant Monica Seles en finale, alors n°1 mondiale) et à Toronto. Il semble alors que Jennifer est sur la pente ascendante et que compte tenu de son jeune âge, elle ait un potentiel énorme. Certains observateurs la voient déjà comme LA joueuse du futur!
Confirmation dès 1992: elle remporte la médaille d'or olympique à Barcelone, en battant Steffi Graf en finale! Elle atteint également les quart de finale de trois des quatre tournois du Grand Chelem et remporte le tournoi de San Diego pour la seconde année consécutive. Malgré tout, Jennifer a un peu de mal à confirmer ses premiers bons résultats. Elle semble stagner alors que Monica Seles rafle tout sur son passage. Elle est de deux ans son aînée mais leur carrière ont connu la même courbe météorique à partir de Roland Garros 1990. Pourtant son titre olympique a démontré qu'elle était bourrée de talent!
En 1993, rien ne va plus. Après avoir brillé en début d'année en remportant un titre à Sydney, Capriati enchaîne les défaites. Elle décide de se retirer pour raisons personnelles après l'US Open 1993. Le fait est que Jennifer est arrivé trop tôt au top et celà lui a mis trop de pression sur les épaules d'un coup.
Elle décide de reprendre ses études, d'avoir la vie d'une adolescente normale. Normale... pas tout à fait puisqu'elle est accusée de vol à l'étalage (une bague) avant d'être arrêtée pour possession de marijuana. Après avoir suivi une cure de désintoxication, elle décide de revenir au tennis, ce sport qui lui a tant apporté. Elle fait donc son grand retour en 1996 mais cela s'avère plus difficile que prévu... Elle ne gagne aucun tournoi et enchaîne les lourdes défaites. Cependant, elle continue à y croire et remporte son premier titre depuis six ans, à Strasbourg, en 1999.
Mais c'est en 2001 qu'elle fait son grand retour en remportant le premier titre du Grand Chelem de sa carrière! Elle bat Martina Hingis, la n°1 mondiale en finale de l'Open d'Australie et s'affirme comme une des meilleures joueuses du circuit. Elle continue sa belle épopée en remportant Roland Garros quatre mois plus tard, onze ans après sa première demi-finale! Elle atteint aussi les demi-finales à Wimbledon et l'US Open et termine l'année n°1 mondiale.
Elle remet ça en 2002: elle remporte pour la seconde année consécutive l'Open d'Australie (en battant Martina Hingis en finale!) et conserve sa place de numéro 1 mondiale jusqu'au mois de Mai. Son retour a été littéralement fracassant puisqu'elle a même atteint un niveau de jeu supérieur à celui du début des années 1990. Elle se joue des meilleures!
Mais cela ne va pas durer. Elle perd sa place de n°1 mondiale et ne remporte plus un titre avant le mois d'Août 2003, à New Haven. Elle se maintient dans le Top 10 en ayant des bonnes performances dans les tournois du Grand Chelem mais face aux meilleures joueuses, c'est un peu plus difficile.
Qu'a cela ne tienne car en 2004, Jennifer semble repartie du bon pied. Elle atteint les demi-finales de Roland Garros en ayant battu Serena Williams (alors n°1 mondiale) en quart de finale. Cependant, elle est inexistante face à Myskina, future vainqueur du tournoi et perd. Quatre mois plus tard elle atteint à nouveau les demi-finales à l'US Open. Cette fois, c'est Elena Dementieva qui a raison d'elle. Depuis fin 2004 Capriati n'a plus joué en raison d'une blessure. Certains pensent que l'Américaine va bientôt faire son come-back mais à 31 ans cela risque d'être très difficile...
Jennifer Capriati en quelques chiffres:
Meilleur classement: n°1 mondiale
3 titres en Grand Chelem
13 titres au total
























