Un jour important dans la carrière de Juan-Pablo Montoya... le 1er Avril 2001
En arrivant au Brésil, en cette fin Mars 2001, Juan-Pablo Montoya est sûr de pouvoir réaliser un beau coup. Il va disputer le troisième Grand Prix de sa première saison de Formule 1, après un double abandon en Australie et en Malaisie, sur casse mécanique.
L'enjeu est colossal: on attend énormément de la première saison du Colombien, en raison de l'important palmarès qu'il a derrière lui. Etonamment, on ne s'attendait pas à ce qu'il soit si performant si vite! Et pourtant, le néophyte était à l'aise, se permettant de réaliser le meilleurs temps des essais du samedi. Mieux, sans une sortie de piste, il aurait réalisé la pôle position! Cependant, il doit se contenter d'une belle 4e place sur la grille, à trois dixièmes de seconde de l'Allemand Michaël Schumacher.
Le départ est donné et Juan gagne deux places, aux dépends de Mika Hakkinen et de Ralf Schumacher. La voiture de sécurité sort pour laisser le temps aux commissaires de dégager la Mclaren du Finlandais, coincée sur la grille. Derrière la SC, Montoya n'a qu'un seul objectif, battre la référence de la Formule 1, afin d'en devenir une lui-même. Lorsque la course est relancée au 3e tour, sous un ciel orageux, il lâche les chevaux de son surpuissant moteur BMW, propulsant sa Williams dans l'aspiration de la Ferrari. Arrivé à l'entrée du S, il freine le plus tard possible et engage le premier gauche côte à côte avec M.Schumacher. Le dépassement est un exemple en la matière, une action osée et magnifique. Les roues se touchent presque, l'Allemand met une roue de l'herbe et Juan-Pablo passe!
Le petit monde de la Formule 1 est abasourdi: au bout de son troisième Grand Prix, le débutant Colombien a réussi quelque chose dont peu de monde peut se vanter en Formule 1, avoir dépassé le roi Schumacher et de main de maître! Le fait est qu'il a un contrôle parfait d'une monoplace à pneus froids, compétence qu'il a développé lors de ses courses aux Etats-Unis les deux saisons précédentes. Cependant l'histoire se termine moins bien car, après avoir mené le Grand Prix pendant 36 tours et avoir été sur le chemin de la victoire, il se fait percuter par un retardataire, Jos Verstappen, à qui il prenait un tour...
Une petite vidéo de la manoeuvre qui se passe de commentaire!;)
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