2001
Je vais aborder l'une des années (si ce n'est l'année) les plus belles que j'ai vécu jusque maintenant. En fait, ce n'est pas tellement pour les moments heureux que j'ai vécu mais surtout car c'est cette année là que je me suis découvert; que je suis passé du gamin que j'étais à ce que je suis devenu maintenant. Ca n'a pas été une année comme les autres pour moi. Explications...
Que ce soit en fin de 3eme ou en début de 2nde, j'ai eu une sorte de déclic, j'ai enfin réussi à lâcher ma
timidité, à prendre "confiance en moi". Je pense que cela s'est fait en plusieures étapes, plusieures choses qui m'ont fait me rendre compte que je pouvais être intéressant aux yeux des autres et que je pouvais faire rire. Ca a commencé en fin de 3eme avec mes premiers "vrais" potes et nos sorties au stade Léo (pendant les révisions du brevet! lool) et surtout, la première sortie à Bellewaerde, sans parents ni adultes, avec cette sensation d'être libres comme l'air, de pouvoir rire à en être malade. Puis il y a eu mon dernier camp d'été, de loin le meilleur! Je faisais partie d'une aumônerie où l'on faisait des campings à la dure avec baignades dans une rivière pour se laver et cuisine au feu de bois. Ce sont de belles expériences à vivre, où le religieux perd toute son importance face à la communion, le fait de faire face aux difficultés tous ensemble. Cette année-là a été bien spéciale car je
faisais partie des plus âgés (j'étais en troisième et les seconds cycles n'étaient pas là) et je me suis lâché comme jamais auparavant, n'ayant aucune appréhension, aucune réflexion sur ce que j'étais en train de faire. L'apothéose a été atteinte lors du spectacle de fin de camp que nous avons dû jouer devant les parents à la messe de rentrée. C'est difficile de décrire ce que j'ai ressenti ce soir là, mais le souvenir reste intact. J'ai eu l'impression d'être un élément central, j'ai ressenti du plaisir à chaque fois que j'entrais en scène, tout simplement en arrivant à faire rire. Je me souviens des applaudissements aussi : mais est-ce que c'était pour ma perfomance ou pour mon énorme changement de p
ersonnalité (la plupart des personnes dans la salle me connaissait ainsi que ma timidié)? Ca a été une de ces soirées où je me suis senti vraiment important, où je me suis découvert une passion pour le théâtre qui n'a jamais rien donné. Le changement dans ma façon d'être a été confirmé à la rentrée de 2nde, à l'automne 2001. Ca a été la découverte du lycée, synonyme de liberté après quatre années de frustration et d'oppression au collège. J'ai eu cette impression merveilleuse de pouvoir être enfin moi-même, sans me cacher derrière un masque ridicule que je ne pouvais plus porter. Je me suis retrouvé au milieu de tant de personnes à connaître, avec tant de choses à me faire découvrir que c'était comme si je renaissais dans une autre peau. Et puis il y a eu les gros délires en classe, les sorties régulières entre potes... Si bien qu'en un an, j'étais devenu une personne totalement différente, cherchant plus à se rapprocher des autres et à profiter de la vie. Là commençait un nouveau chapitre de ma vie, bien plus mouvementé que le précédent...
Ca a été une belle année aussi pour les vacances que j'y ai passé, que ce soit aux mois de Février, d'Avril ou en été. Je venais de perdre mon grand-père et je pensais que ma famille allait être un peu dissloquée (pas ma proche mais mes cousins-cousines) mais j'ai été très vite rassuré! On a débarqué en Maroc au mois de Février, à l'Hotel Agador d'Agadir, sans mon père mais avec ma tante, mon oncle et mon cousin. Même si
pour moi, ça n'a pas été l'éclate totale en famille (cependant, j'étais vraiment content qu'ils soient là), j'ai vraiment passé de bonnes vacances... J'ai participé aux activités proposés par l'hôtel, dont le concours Mister Agador que j'ai remporté! (le pire c'est que c'est vrai, j'ai toujours mon diplôme mais la bouteille de vin mousseux a été bu!) Je me souviens particulièrement de cette animatrice allemande (la plus jolie de toute) qui m'a remis mon prix et qui m'a fait la bise une fois, deux fois ... onze fois! (<< JuST FoR FuN PoWAaA >>) C'est con à dire, mais je crois que c'est la première fois que j'ai eu vraiment l'impression que je pouvais plaire au sexe opposé, que je n'étais peut-être pas si repoussant qu'on voulait me faire croire... Peu après, au mois d'Avril, on a débarqué en Turquie avec mes frères et mes parents (je ne me souviens plus du nom de l'hôtel ni de la ville). Et là ça a été gros délires en famille! Ca faisait bien quatre ans qu'on était pas partis avec mon grand-frère donc forcément, c'était quelque chose de très spécial, dont il était difficile de ne pas profiter. Mais ce n'était qu'un avant-goût de l'été qu'on allait passer! On est allés pendant trois semaines, en Italie, en Toscane près de Florence, avec le mix des deux vacances
précédentes au niveau des personnes. Des vacances que j'ai vraiment bien apprécié... (peut-être même les meilleurs que j'ai fait en famille jusque maintenant). Pour le pays, le lieu (en pleine forêt), le fait d'être réunis en famille, le soleil, la bouffe et puis ... les filles. La photo de gauche est un peu à l'image de mes vacances là bas : regarder les monuments mais avec les filles devant! 15 ans c'est un peu l'âge où j'ai commencé à sérieusement m'intéresser aux filles. Il y avait les joies d'un regard échangé, voir d'un sourire donné qui me rendait heureux pour la journée. Vous savez, ces petites choses auquelles on ne fait plus attention au fil du temps, qui nous semblent même ridicules...
Et puis enfin, 2001 a été une grande année sportive pour la découverte de nouveaux talents qui sont
toujours d'actualité pour moi : Juan Pablo Montoya et Andy Roddick (et la redécouverte de l'histoire de Monica Seles, qui m'a fait tomber amoureux de son courage). Si vous savez à quel point le sport est important pour moi, vous devez comprendre pourquoi ces idoles sont des sortes de référence pour moi, des personnes par lesquelles je m'identifie. Juan Pablo Montoya (26 ans en 2001) est un pilote bagarreur, à la limite de l'accrochage plein de panache et d'amour dans ce qu'il fait. Je n'ai pas été immédiatement supporter de lui, car au départ j'étais plus fan du spectacle... Mais vu qu'il a fini par devenir la référence en la matière, il est devenu "mon" pilote. Il avait une belle entrée en matière cette année-là, en signant trois pôles positions, une victoire et quatre podiums, et surtout quatre superbes dépassements sur Michaël Schumacher! Enfin,
je ne vais pas plus m'étendre sur le sujet, ce n'est pas un message sur lui... Un peu plus tard, j'ai découvert un jeune joueur de tennis américain un peu fou, Andy Roddick (18 ans en 2001). C'était à Roland Garros où Roddick avait livré un match magnifique pour battre Michaël Chang au second tour, à la limite des crampes... Il était déjà vainqueur de deux tournois pour sa première saison chez les professionnels (il a été champion du monde junior en 2000). Ensuite je me souviens de l'énorme match de serveur au troisième tour de Wimbledon qu'il avait disputé contre Goran Ivanisevic (le futur vainqueur). Pas moins de soixante aces avaient été servis durant le match! J'aimais bien son jeu, pas délicat mais vraiment bien efficace : un énorme service suivi d'un énorme coup droit! Et puis il y a eu le quart de finale de l'US Open perdu face à Lleyton Hewitt en cinq sets et pas moins de trois heures d'une bagarre intense... Enfin je me souviens avoir bien suivi Monica Seles durant mes
vacances en Italie, je me souviens même l'avoir vue jouer deux fois en une seule journée! Elle avait livré un match inimaginable face à Serena Williams, où elle avait sauvé huit balles de match avant de l'emporter! Je voulais vraiment la voir gagner, plus que n'importe quelle autre joueuse, pour ce qu'elle avait enduré... C'est cette année là que je me suis découvert une passion pour des personnes. C'est difficile à expliquer mais elles sont devenues mes identités sportives. Les sportifs moins médiatisés, dont on entend moins parler et qu'on attend surtout pas gagner! Voilà, c'est ça que j'aime, une bonne surprise...
2001 est vraiment une année mémorable pour moi. D'ailleurs, ça m'a fait du bien de m'y replonger un peu, juste le temps d'un message!
