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25 février 2008

Les points chauds du globe... Le Tibet

Tibet

Il y certaines choses sur lesquelles je suis incapable d'écrire car je ne connais pas assez de choses sur le sujet ou tout simplement car je n'ai pas de véritable source. Dans ce cas-là je préfère réutiliser quelques textes qui ont déjà été écrits. L'Histoire du Tibet est assez complexe car jonchée par de multiples conflits, de nombreux pays voisins ayant tenté de le contrôler. Il faut savoir que depuis maintenant plus de cinquante ans, le Tibet n'est plus un pays indépendant mais une région dite "autonome" de Chine. Ce qui suit provient des sites http://www.tibetan.fr/info/hist.html et http://www.tibet-info.org/tibet/Histoire/histindex.html ce dernier étant un extrait d'une conférence de Mr Van Walt Van Praag sur le sujet. Cela concerne uniquement le XXème siècle et l'invasion par la Chine car j'ai préféré m'intéresser exclusivement à l'Histoire récente.

Le Tibet au XXème siècle

Le statut du Tibet à la suite de l'expulsion des troupes mandchoues ne fait pas l'objet d'un sérieux différend. Quels que fussent les liens existant entre les Dalaï-Lamas et les empereurs Mandchous de la dynastie Qing ceux-ci s'étaient rompus avec la chute de cet empire et de cette dynastie. Depuis 1911 jusqu'à 1950 le Tibet réussit à éviter toute ingérence étrangère indue et se conduisit sous tous les aspects comme un Etat tout à fait indépendant. Le Tibet maintint des relations diplomatiques avec le Népal, le Bhoutan, la Grande-Bretagne et, plus tard, avec l'Inde indépendante. Les relations avec la Chine demeurèrent tendues. Les Chinois entreprirent une guerre de frontière contre le Tibet, tout en l'invitant à se « joindre » à la République chinoise et en soutenant devant le reste du monde que le Tibet était déjà l'une des « provinces » de la Chine.

Dans le but de réduire les tensions sino-tibétaines, les Britanniques convoquèrent une conférence à trois en 1913 à Simla, où les trois Etats se rencontrèrent en égaux. Comme le délégué britannique le rappela à sa contrepartie chinoise, le Tibet participait à cette conférence-là en tant que nation indépendante qui ne reconnaissait aucune obéissance envers la Chine. La conférence échoua car elle n'aboutit pas à la résolution du différend entre la Chine et le Tibet. EIle fut pourtant utile, parce que l'amitié anglo-tibétaine fut réaffirmée par la conclusion d'accords bilatéraux dans les domaines du commerce et des frontières. Par une Déclaration conjointe, la Grande-Bretagne et le Tibet s'engagèrent à ne pas organiser la suzeraineté chinoise, ni aucun autre droit spécial chinois au Tibet, à moins que la Chine ne signât le projet de Convention de Simla qui garantirait les plus grandes frontières du Tibet, son intégrité territoriale et sa pleine autonomie. La Chine ne signa jamais cette Convention, tout en laissant pleinement en vigueur les conditions établies dans la Déclaration conjointe.

Le Tibet conduisit ses relations internationales en traitant avec les missions diplomatiques britannique, chinoise, népalaise et bhoutanaise de Lhassa, mais aussi au moyen de délégations gouvernementales en voyage à l'étranger. Lorsque l'Inde devint indépendante, la mission britannique de Lhassa fut remplacée par une mission indienne. Durant la seconde Guerre Mondiale, le Tibet demeura neutre, en dépit des fortes pressions exercées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine afin que le passage de matières premières par son territoire fût autorisé. Le Tibet n'entretint jamais de relations internationales étendues, mais les pays avec lesquels il en eut, traitèrent le Tibet de la même façon que n'importe quel autre Etat souverain. Son statut international en effet n'était guère différent de celui par exemple du Népal ; ainsi, lorsque le Népal présenta sa demande d'adhésion aux Nations Unies en 1949, il mentionna ses traités et relations diplomatiques avec le Tibet afin de démontrer sa pleine personnalité juridique internationale.

L'invasion du Tibet

Le moment décisif dans l'histoire du Tibet eut lieu en 1949, lorsque l'Armée populaire de libération de la RPC pour la première fois pénétra au Tibet. Après avoir défait la petite armée tibétaine et avoir occupé la moitié du Pays, le gouvernement chinois, en mai 1951, imposa au gouvernement tibétain le prétendu Accord en 17 points pour la libération pacifique du Tibet. Cet accord, signé sous contrainte, n'était pas valable sur la base du droit international. La présence de 40 000 soldats chinois au Tibet, ajoutée à la menace d'occupation immédiate de Lhassa et à la perspective du complet effacement de l'Etat tibétain ne laissaient guère de choix aux nationaux. Afin de contrer la montée d'une active résistance à l'occupation chinoise, notamment au Tibet oriental, la répression chinoise s'accentua, entraînant la destruction de bâtiments religieux et l'arrestation de moines et d'autres leaders de la communauté. En 1959, les soulèvements populaires culminèrent avec des démonstrations de masse à Lhassa. La Chine écrasa le soulèvement. Dans la seule région de Lhassa quelque 87 000 Tibétains furent tués et le Dalaï-Lama dut s'enfuir en Inde, où il réside maintenant avec le gouvernement tibétain en exil.

En 1963, le Dalaï-Lama promulgua une constitution pour un Tibet démocratique, qui a été appliquée avec succès, dans la mesure du possible, par le gouvernement tibétain en exil. Au Tibet, entre-temps, la persécution religieuse, les graves violations des droits de l'Homme, la destruction systématique des bâtiments religieux et historiques par les autorités occupantes n'ont pas réussi à détruire la volonté du peuple tibétain de résister à la destruction de son identité nationale. À la suite de l'occupation chinoise, 1 200 000 Tibétains (c'est-à-dire plus d'un sixième de la population totale) ont perdu la vie. Mais la nouvelle génération tibétaine semble autant déterminée que la génération précédente pour reconquérir l'independance du pays.

Tibet1

La pertinence des arguments de la Chine

"La République populaire de Chine a envahi et occupé le Tibet par la force. Or, la souveraineté ne saurait être acquise ou transférée par la menace ou l'usage de la force, du moins depuis l'entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies. La RPC a imposé un traité au Tibet sous la menace et par la force. En droit international, des traités de cette nature sont nuls ab initio. Ils sont donc sans effet, qu'ils aient ou non été répudiés (comme le Dalaï Lama l'a fait en l'espèce dès qu'il en a eu l'occasion). La RPC maintient son emprise sur le Tibet par le recours constant à la menace et la force. Or, un droit de souveraineté ne saurait s'acquérir par l'usage illégal de la force; il ne saurait pas non plu s'acquérir par l'usage prolongé de la force. Il pourrait en être autrement si l'occupation était pacifique, si elle était suffisamment acceptée et si les prétentions de la Chine n'étaient pas contestées. Les Chinois sont toutefois obligés de maintenir des centaines de milliers d'hommes de troupe au Tibet pour contrôler une population de 6 millions de personnes. Les Tibétains se sont soulevés à de nombreuses reprises. Le soulèvement le plus connu, celui de 1959, a coûté la vie à plus de 100.000 Tibétains. En 1972, 12.000 Tibétains ont été tués. La guerilla antichinoise s'est poursuivie jusqu'en 1974. La résistance clandestine se renforce. Le gouvernement et la communauté en exil opposent un déni constant aux prétentions chinoises.

Le gouvernement tibétain en exil, qui est la continuation du gouvernement légitime du Tibet indépendant à Lhassa, fonctionne comme un vrai gouvernement - avec un exécutif, un législatif et un système judiciaire- malgré des circonstances difficiles. Pour parler avec un éminent spécialiste du droit international, le juge D. Jessup, disons que: rien n'atteste mieux le dynamisme et la continuité de l'Etat occupé que l'existence et l'activité d'un gouvernement en exil ou, pour parler mieux et plus clairement, d'un Etat en exil. Le Tibet est le plus grand territoire à avoir été dépouillé de sa souveraineté depuis la Deuxième Guerre Mondiale, et le gouvernement tibétain en exil est le seul gouvernement en exil qui soit actuellement en exercice dans le monde. Des annexions de cet ordre n'ont jamais été reconnues, même pour des territoires plus petits. Rappelons une fois encore que la RPC est un des défenseurs les plus ardents du principe voulant que nul territoire ne peut s'acquérir par la force, par des traités iniques ou imposés par la contrainte, ou par le biais d'une mainmise prolongée. Par conséquent, et de l'aveu même de la RPC, le Tibet ne saurait être reconnu comme faisant partie de la Chine.

Rappelons une fois encore que la RPC n'a jamais fait valoir qu'elle avait annexé le Tibet en 1950 ou depuis 1950. La RPC prétend que son titre de propriété sur le Tibet est fondé uniquement par l'histoire ancienne, d'où elle tire les trois arguments cités. Or, comme on l'a vu, ces arguments ne résistent pas à l'examen et ne prouvent absolument pas que le Tibet aurait été incorporé autrefois dans la Chine et serait devenu partie intégrante de ce pays. Il s'en suit que le Tibet est, à ce jour, un Etat indépendant de plein droit. L'occupation persistante du Tibet par la Chine constitue donc une violation grave du droit international. Telle est l'interprétation correcte de la situation et du comportement de la Chine ainsi que de la manière dont elle traite la question tibétaine au niveau international.

Enfin, la RPC prétend que le Tibet était un pays arriéré et que les Tibétains avaient besoin de l'aide chinoise pour se développer. C'est ainsi qu'on a pu lire dans la 'Beijing Review' un article représentatif de cette conviction largement répandue parmi les Chinois, qui annonce dans le plus pur style colonialiste: "...nous sommes venus civiliser les pauvres indigènes arriérés...". Le Tibet de 1950 était économiquement, socialement et technologiquement sous-développé, c'est exact. Mais la plus grande partie de l'Asie, y compris la Chine, l'était tout autant à la même époque. Quelques pays asiatiques étaient peut-être plus avancés à cet égard, mais le Tibet n'était sûrement pas très différent de pays tels que l'Afghanistan, le Népal ou le Bhoutan, pour ne citer que quelques exemples centre-asiatiques. Et quand bien même le Tibet eût-il été particulièrement arriéré, était-ce une raison suffisante pour l'envahir et l'occuper?

Ce qui m'a frappé le plus lors de mes récents passages au Tibet, c'est combien peu le niveau de vie des Tibétains s'est amélioré en plus de quarante ans d'occupation chinoise. Sans doute, les infrastructures ont été développées et de nombreuses nouvelles constructions sont apparues dans les villes, qui se sont agrandies, mais ces progrès matériels ne profitent guère aux Tibétains ordinaires. En réalité, l'occupation chinoise s'est soldée pour les Tibétains par une somme extraordinaire de souffrances et de privations, qui est sans aucune commune mesure avec un quelconque progrès que les Chinois pourraient prétendre avoir apporté au Tibet. Jamais auparavant les Tibétains n'ont eu à subir une répression politique, religieuse et physique aussi féroce, ni de telles privations économiques, dont la famine. Il ne doit plus rester une seule famille tibétaine dont l'un ou l'autre membre n'ait pas été tué, emprisonné ou maltraité.

Alexandre Solsjénitsyne a dit du régime chinois au Tibet qu'il était le plus brutal et le plus inhumain de tous les régimes communistes de la planète."

(Michael Van Walt Van Praag)

Tibet2

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Commentaires
H
j'adore ce pays plein de mystères!!
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